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vendredi 29 avril 2016

Le Féminisme


Recueil de quelques courriers sur le site d'Alice Miller dénonçant les dérives du féminisme qui ne sert en définitive bien souvent qu'a protéger la mère représentée par les femmes.


  • A propos d'un cas d'infanticide en Allemagne [Archive] :  "Ces meurtres sont l'effet des conditions sociales rudimentaires et peu civilisées du deuxième Etat allemand, où cette femme a grandi, affirme un homme politique, tandis que d'autres s'indignent de ces déclarations. Un scientifique et ex-ministre réclame une enquête sur les conditions de vie des enfants dans l'ex-Allemagne de l'Est, peut-être plus dangereuses que dans la partie occidentale. Il ne manque plus qu'une déclaration féministe disant que cette malheureuse femme a tué parce qu'elle vivait sous le patriarcat, sans quoi elle n'aurait jamais fait une chose pareille.
    Tout le pays est visiblement troublé : que se passe-t-il dans notre belle société si propre, si ordonnée, si merveilleuse ? Un crime, et surtout un meurtre d'enfant, est-il concevable dans de telles conditions ? Cela peut-il réellement se produire ?"
  • Frenzy - Enfance, haine et pulsion de meurtre  [Archive]: "(Au passage, Pincus apporte un éclairage révélateur sur une thèse chère à certaines féministes : aucun enfant mâle ne naît avec la haine des femmes, cette haine est le produit de circonstances bien réelles et concrètes. Lorsqu'on lit les déclarations des prostituées victimes des agressions de Post, on ne peut s'empêcher de se poser des questions sur une société capable, comme l'a fait l'Allemagne, de considérer la prostitution comme une “profession ordinaire”. Il n'y a rien à redire au fait que les prostituées aient été libérées de la stigmatisation morale et qu'elles aient désormais accès à la sécurité sociale. Mais sont-elles des travailleuses comme les autres ? J'en doute fort. Cette position et d'autres du même genre défendues par certains groupes sociaux me paraissent être bien davantage l'expression d'une perversion fondamentale de la sensibilité et de la pensée.)"
 
  • Thomas Gruner – Entretiens avec Alice Miller sur l’enfance et la politique (octobre 2004) [Archive]: "A cet égard, j’aimerais revenir sur la question que j’ai déjà eu l’occasion de soulever à propos de Hildegard Lächert, connue au camp de Majdanek sous le nom de “Brigitte la Sanglante”. Aujourd’hui encore, des féministes réputées, en particulier en Allemagne, continuent à défendre obstinément la thèse selon laquelle les femmes ne peuvent pas être violentes, encore moins sadiques, et il est assez rare qu’on leur porte la contradiction.
    Dans votre premier livre, vous parliez déjà de mères défaillantes, mais aussi de mères cruelles. Vous n’avez jamais cessé d’attirer l’attention sur la difficulté de faire émerger toute la vérité, donc pas seulement la vérité sur le despotisme du père. Depuis, de nombreux cas de mères maltraitantes ont été mis en évidence. Si nous ne vivions pas dans une société patriarcale, on pourrait bien imaginer qu’une femme aussi puisse présenter des traits de caractère semblables à ceux des dictateurs hommes, donc qu’elle arrive au pouvoir et soit à l’origine de crimes semblables.
    En soi, c’est concevable, mais il ne faut pas oublier que lorsqu’elles sont dans des rôles de mère, de puéricultrice, d’éducatrice de jeunes enfants, les femmes disposent déjà d’un pouvoir illimité et pratiquement incontrôlé, qu’elles sont donc déjà en capacité de nuire à un être humain dès le début de sa vie de telle façon qu’il ne s’en remettra jamais. Et elles peuvent le faire impunément. Les mères pratiquent la violence plutôt en cachette, mais elles ont indubitablement une part dans la production de la cruauté.
    Et nous savons que parmi ceux qui choisissent la “carrière de terroriste”, il y a aussi des femmes. Elles ne se défendent pas des hommes, ne luttent pas pour être indépendantes, mais elles extériorisent leurs frustrations contre des inconnus qui ne leur ont rien fait, y compris des enfants. Des femmes ont participé à la prise d’otages de Beslan. On peut difficilement s’empêcher de penser que ces preneurs d’otages, hommes et femmes, ont aussi mis en scène là l’histoire de la terreur qu’ils ont vécue autrefois."



Comprendre le tortionnaire n'aide pas


Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Understanding the torturer doesn’t help" [Archive]


Comprendre le tortionnaire n'aide pas


J'ai eu de la compassion pour ma mère jusqu'à ce que je retrouve la mémoire. J'ai su très tôt dans ma vie que ma mère m'a brutalisée parce qu'elle a souffert. Ca ne m'a jamais aidé pour mes souffrances mais a rendu possible de tolérer une mère brutale dont j'avais besoin pour de la nourriture et un abris qui étaient instinctivement mes premiers besoins en tant qu'enfant.

Je savais que ma mère était maltraitante, mais j'ai du croire qu'elle avait un bon coté après tout. N'est-ce pas comme le syndrome Stockholm ?

En tant qu'adulte ma connaissance intellectuelle que ma mère était une victime de beaucoup de choses (de la guerre, de son père - certainement pas du mien, qu'elle controlait comme un idiot - et de sa mère) n'a pas aidé le petit enfant que j'étais à se protéger de se monstre, ma mère.

J'ai eu plein de problèmes de santé de 33 ans à 45 ans. Graduellement tandis que je reconnaissais la terrible mère que j'ai eu, ma santé s'est améliorée, mais jamais totalement. Toujours dans les main de la médecine alternative, merci mon dieu. Ce n'est que quand j'ai compris que mon enfant intérieur avait besoin d'être libéré de la présence de son tortionnaire, de tous les contacts avec elle, ma santé redevint totale.

Ma vision s'est améliorée, je n'utilise plus de lunettes. J'ai l'air plus jeune. Souvent mon enfant intérieur est effrayé que sa "mère" puisse souffrir et alors le tuer pour l'avoir déçue, et que ça ne serait pas de sa faute. La connaissance de sa souffrance ne m'a pas aidée avec la peur d'être abandonnée ou tuée par elle.

Je peux dire que ça ne va pas aider un enfant tué par sa mère qu'on lui dise que sa mère a beaucoup souffert. La biologie et la survie ne sont pas sensibles à la politique pour un enfant. J'étais une féministe et j'ai protégé ma mère avec cet argument infantile pendant des années.  Mon enfant intérieur m'a conduit à la maladie qui a stoppée seulement quand j'ai été sur pour ma petite fille intérieure que cette femme n'allait plus jamais l'approcher. Elle a confessée avoir de la pitié pour son tortionnaire.  Cette mère pardonnant le féminisme et ses excuses pour les crimes des femmes contre les enfants ont retardé ma guérison pour des décénnies. Ma soeur pourrait mourrir. Vous pouvez publier cette lettre.


"AM: Vous avez absolument raison en disant que "La connaissance de sa souffrance ne m'a pas aidé pour ma peur d'être abandonnée ou tuée par elle. Je peux dire que ça ne va pas aider un enfant tué par sa mère qu'on lui dise que sa mère à beaucoup souffert." Et votre corps vous remercie pour votre découverte. Malheureusement le féminisme bloque cette compréhension en protégeant les mères. Félicitations!"




 

Version Originale:

I had compasión for my mother ever since I have memory. I know very early in life that my mother brutalized me because she suffered. That never helped my suffering, but made posible to tolerate a brutal mother that I needed for food and shelter which were instinctively my primary needs as a child. I know my mother was evil, but I had to believe she had a good side alter all. Is that not like Stockholm síndrome? As an adult my intelectual knowledge that my mother was victim of many things (war, her father- certainly not mine who she controled like an iditot- and her own mother) did not help the need the little child I was had of being protected from this monster, my mother. I had many health problems from 33 to 45. Gradually as I acknowledged the terrible mother I had, my health imrproved, but never totally. Always in the hands of alternative medicine, thank god. Only when I realized that my inner child needed to be freed from the presence of this torturer, from all contact with her, my health became total. My eyesight improved. Do not use glasses any more. I look younger. Many times my inner child is frightened that this so called mother might suffer and then kill me for dissapointing her, and that it World not be her fault. The knowledge of her suffering did not help my fear to be abandonded or killed by her. I could say it would not help a child killed by her mother to be told that her mother had suffered a lot. Biology and survival are not sensitive to politics for a child. I was a feminist and protected my mother with this infantile argument for years. My inner child led me to sickness that only stopped when I made sure to my inner little girl that that woman would never get anywhere near. I did well, my sister who stayed with her, is now at 34 sick with a terrible cancer. She confessed to pity her torturer. This mother forgiving feminism and its excuses for womens crimes against children delayed my recovery for decades. My sister might die. P
You can publish this letter.


"AM: You are absolutely right by saying “The knowledge of her suffering did not help my fear to be abandonded or killed by her. I could say it would not help a child killed by her mother to be told that her mother had suffered a lot.” And your body thanks you for this insight. Unfortunately, the feminism blocks this understanding by protecting the mothers. Congratulations!"

mardi 8 février 2011

Féminisme, Marxisme et Enfance

Traduction en Français de l'article d'Alice Miller en Allemand: "Feminismus, Marxismus und Kindheit".


Note: la traduction officielle est maintenant disponible sur le site d'Alice Miller: http://www.alice-miller.com/articles_fr.php?lang=fr&nid=123&grp=11


Féminisme, Marxisme et Enfance
Mercredi 01 Décembre 2004.

J’ai récemment lu dans un journal un entretien avec une femme écrivain que j'appellerai ici Mme X et qui m’a permis de comprendre à quel point les idéologies occultent les douleurs refoulées de l’enfance et leurs conséquences sur le reste de notre vie. Mme X qui fut autrefois communiste et est restée féministe parle ouvertement et sans détours de sa souffrance mais ne semble absolument pas avoir saisi les conséquences des évènements marquants de son enfance. Elle semble curieusement n’avoir aucune envie de réfléchir sur sa propre personne, son histoire et de comprendre les origines de son mal. Beaucoup d’auteurs se comportent aujourd’hui de la sorte : ils n’accordent aucune importance à leur propre histoire et se ridiculisent eux-mêmes de façon lamentable en se basant sur de quelconques idéologies. Ceci les conduit souvent à faire d’absurdes déclarations comme par exemple en prétendant que seules les femmes et non les hommes souffrent dans notre société.

Mme X raconte par exemple que lorsqu’elle était enfant, son père l’emmenait souvent au cinéma voir des documentaires sur les camps de concentration. Mais jamais elle ne se pose la question de savoir si cela ne fut pas pour elle un grave traumatisme qui aurait pu avoir des conséquences sur toute sa vie et être la source de graves angoisses. Car même si son père n’en était pas conscient et n’avait que de nobles attentions, cela ne change rien aux préjudices subis par l’enfant.

L’entretien ne laisse paraître aucune révolte à l’égard du comportement de ce père, aucune colère, pas la moindre indignation, mais également aucune compassion pour cette petite fille qui a été soumise à de terribles angoisses en découvrant le monde sous un aspect horrible auquel aucun enfant n’est capable de s’identifier. Sa mère étant présentée comme une personne dure et autoritaire, on peut supposer que la petite fille n’avait d’autre choix que de trouver du réconfort auprès de son père. Ce dernier l’emmenait au cinéma, ce qui lui donnait ainsi l’impression d’être proche de lui bien qu’elle avait une peur monstre dans ces mêmes moments. Mais à l’âge adulte, cette femme ne fait pas le moindre rapprochement entre ses angoisses et les évènements de son enfance. Tout cela est si loin !

Et à la fin de l’entretien tombe alors sans surprise l’information suivante : Mme X n’a besoin d’aucune thérapie car elle se soigne avec des bêta-bloquants, des antidépresseurs, des somnifères et du valium. Si elle devait choisir une thérapie, elle se déciderai pour une thérapie comportementale chez un spécialiste qui l’obligerait à rester au cinéma même si les portes restaient fermées et qu’elle ne pourrait quitter la pièce, etc ...

Cette idée d’une thérapie violente qui proposerait à l’adulte qu’elle est devenue de revivre les choses effrayantes auxquelles elle a assisté avec son père apparaît comme une macabre fantaisie. Mais elle suit tout à fait les principes de notre société actuelle qui s’est donné pour principe de ne jamais chercher les causes d’une souffrance psychique dans l’enfance. Aujourd’hui on traite les graves troubles psychiques à l’aide de médicaments, de drogues ou d'antidépresseurs en invoquant diverses idéologies parfois marxistes pour justifier ce recours.

Mme X raconte pendant l’entretien qu’il faudrait la dresser tel un chien car (selon elle) l’homme est un animal. Le psychiatre devrait la traîner chaque soir dans 5 théâtres ou au cinéma et si elle manifestait le désir de sortir, il devrait la retenir et lui dire : «Non, vous restez assise ici !» Elle prétend qu’il faudrait simplement appliquer pour elle la méthode répressive, une discipline de fer. Pourquoi cette féministe cherche-t-elle à être dressée ? Tient-elle ses mots de sa mère ? Quelle est le rôle de cette dernière dans les crises de panique de sa fille ? Une féministe peut-elle se permettre cette question ?

On ne peut bien sûr pas reprocher à quelqu’un de ne pas vouloir faire face aux douleurs de son enfance. Une telle décision ne se prend pas naturellement et de plein gré mais est l’aboutissement d’une destinée tragique. Si l’enfant avait eu à l’époque le soutien d’une tierce personne, alors elle aurait pu tirer profit de cette expérience une fois adulte et n’aurait pas eu recours à une quelconque idéologie pour contenir son mal. Ces idéologies servent parfois de bouée de secours car elles donnent le sentiment que les choses avancent et nous préservent de l’isolement du fait que beaucoup de gens les partagent avec nous.

J’ai pris conscience de l’objectif véritable et non avoué de l’idéologie marxiste tout d’abord pendant mes études en Pologne puis plus tard en Suisse auprès de psychanalystes marxistes qui tenaient un discours auquel je ne comprenais pas le moindre mot. J’avais aussi du mal à me faire comprendre avec un langage simple. Tout ce que je relatais sur mon expérience n’était que du chinois pour eux et je dois avouer que les discours théoriques de ces gens sonnaient également comme du chinois à mes oreilles. Et nous n’arrivions pas à mieux nous comprendre dans le cadre de conversations en tête à tête. Leurs théories formaient un espèce de mur infranchissable entre nous et il m’est même arrivé de penser que quelque chose n’allait pas avec moi. C’est lorsque que j’ai commencé à publier des livres que j’ai compris que je n’y pouvait rien si certaines personnes n’arrivaient pas à adhérer à ma manière de voir les choses; elle s’accrochaient simplement à des principes qu’elles s’étaient établis pour fuir une douloureuse réalité. J’ai alors réalisé que chaque idéologie pouvait servir à nier les faits et leurs conséquences et qu’elle peut donc représenter un danger non seulement pour une personne mais aussi pour toute la société. Beaucoup de ceux qui ne se cachaient pas derrière ces principes parvenaient à me comprendre mais aussi à se trouver eux-mêmes. Ils ne se sentaient pas obligés de se référer à Karl Marx.

Il n’est bien sûr pas nécessaire que les lecteurs me comprennent du moment qu’ils se comprennent par eux-mêmes ou qu’il n’en ressentent pas le besoin si cette dépossession de leur personnalité ne leur cause aucune souffrance . S’ils se sentent bien ainsi c’est tant mieux. Certains cependant ne sont pas à l’aise avec cette situation et je pense que l’auteur Mme X fait partie de ceux-là : elle décrit très bien sa douleur lors de l’entretien, même si elle s’en moque ouvertement et se refuse à en reconnaître les origines. Mais cela peut encore changer.

Cet entretien n’est qu’un exemple parmi de nombreux autres de l’aveuglement et de l’indifférence que nous avons développés au cours des années dans notre société à l’égard des enfants que nous étions tous. Dans la presse, cet aveuglement est à l’origine de déclarations étonnantes qui reposent sur des recherches scientifiques et qui sont de toute évidence fausses. Le Spiegel en ligne du 26.11.04 a par exemple publié un article avec le titre ambigu de « En chacun de nous se cache un tortionnaire» et qui devait soi-disant présenter une grande découverte. Il y est dit qu’un célèbre institut de recherche américain a pu prouver grâce à un financement substantiel et en se basant sur l’Expérience de Milgram que chaque personne est capable de sadisme et de perversion si elle est placée dans certaines conditions. C’est absolument faux.

J’avais déjà lutté contre cette thèse dans mon article "Les origines de la perversion dans l'enfance refoulée
" (Le Sadisme Pur) concernant les origines de la perversion et que j’ai écrit en réaction aux actes de tortures commis dans les prisons irakiennes. Si cette hypothèse s'avérait exacte alors je suis persuadée que tous les survivants des camps de concentration auraient plongé dans le sadisme. Ce ne fut absolument pas le cas. La plupart d’entre eux ont gardé leur dignité bien qu’ayant été victimes de tortures pendant des années (et ce alors qu’ils étaient déjà adultes et en présence de témoins, ils n'étaient donc plus des enfants). Cette constatation à elle seule contredit les résultats soi-disant scientifiques qui sont évoqués sans analyse critique dans le Spiegel En Ligne. Il est faux de dire que chaque personne est un tortionnaire en puissance. Mais il est cependant vrai que tous ceux qui ont été martyrisés dans leur enfance sans personne pour les aider sont potentiellement capables d’actes cruels dans certaines conditions et si l’occasion se présente. C’est pour cela que l’Expérience de Milgram a pu montrer que de nombreuses personnes (mais justement pas toutes !) étaient capables de torturer sur commande. Mais il y avait parmi ces gens des exceptions, et il s’agissait de personnes qui n’avaient pas subi de tortures physiques ou psychologiques dans leur enfance. Malheureusement ces gens-là sont toujours considérés comme des cas exceptionnels, même 50 ans après l’expérience de Milgram.

mardi 31 août 2010

Matriarcat ? Patricarcat ?

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Matriarchy?Patriarchy?".
Dans le courrier, un homme raconte comment il a été battu par des femmes dans une école dominée par les femmes ou les filles étaient épargnée, j'ai moi même remarqué qu'a l'école en france (années 1990) les filles étaient beaucoup moins souvent victimes des vengeances et des punitions et des heures de colles des enseignants que les garçons (les femmes ont l'immunité de la mère dont l'enfant avait désespérement besoin pour survivre et répondre à ses besoins, ce qui explique qu'ils ne pouvait se rebeller contre elles sans risquer de "perdre" leur mère et leur seul moyen de survie), de même que j'ai lu un article ou il était question d'un règlement dans une école dans un pays étranger ou seul les garçons étaient battus, il était interdit de battre les filles.

"Merci d'avoir partagé avec nous vos expériences avec les femmes dans leur rôle d'enseignantes ou de filles à l'école. Je suis désolé que vous ayez tant souffert de leur cruauté et je ne doute pas un instant que les choses ce sont passées de la façon dont vous les décrivez. Mais je ne pense pas que le genre (homme ou femme) fasse une différence quand il s'agit de cruauté. La cruauté active est l'effet de la violence et de la perversion endurée dans l'enfance et rien d'autre. Les féministes n'aiment pas beaucoup mes déclarations que j'écris dans beaucoup de livres que l'espace donné par la société aux hommes pour détruire la vie en toute impunité est la guerre et aux femmes leur maison ou elles peuvent faire ce qu'elles veulent à leurs bébés et nourrissons pour leur apprendre à obéir. Ce qu'elles font de cette façon, jamais contrôlées, jamais punies, est de paralyser des millions de gens qui ne vont jamais les accuser de leurs crimes parce que chaque enfant aime sa mère et ne va jamais la mettre en difficultés. Il vont à la place haïr le monde entier ou toutes les femmes, mais leur propre mère reste protégée de leur haine pour toujours. De cette façon nous tournons dans un cercle vicieux d'aveuglement. Un enfant brutalement battu va préférer devenir un tueur en série plutôt que d'accuser sa mère de brutalités. La même chose est vrai pour les dictateurs fous qui deviennent des "héros" pour des nations entières parce que les gens ont appris très tôt à admirer les personnes qui leurs était cruelles, peu importe ce qu'ils ont réellement faits."

Version Originale:
"AM: Thank you for sharing with us your experiences with women in their position as teachers or girls at school. I am very sorry that you suffered so much from their cruelty and I don't doubt even for a while that things happened in the way you describe them. But I don't think that gender makes a difference when it goes to cruelty. Active cruelty is the effect of endured violence and perversion in childhood and nothing else. Feminists dislike my statements very much when I write in many books (as the Drama, Banished Knowledge, Breaking Down and others) that the space society gives to man to rage and destroy life with impunity is the war and to women their home where they can do whatever they want to their babies and todlers to teach them to obey. What they do in this way, never controlled, never punished, is to cripple millions of people who will never accuse them of their crimes because every child loves her/ his mother and would never, never put her in troubles. Rather they would hate the whole world or all women, but the own mother must stay protected from their hatred for ever. In this way we turn in a vicious circle of blindness. A brutally beaten child will, as adult, prefer becoming a serial killer to accusing his mother of brutality. And the same is true for crazy dicators who even become "heroes" for whole nations because people learned so early to love and admire the persons who were cruel to them - no matter what they really did."

mercredi 18 mars 2009

"Le Prix de la Protection des Mères"

Traduction d'une réponse d'Alice Miller à une lettre de lecteur en Anglais: "The price for protecting the Mothers, Sunday March 15, 2009", en réponse au courrier "Le Féminisme" déjà traduit en français.

Une Liste des Traductions du site d'Alice Miller récapitule les documents de son site web traduits dans d'autres langues mais non disponibles sur son site web et quelques articles non référencés sur son site web.

Je ne traduis que la réponse d'Alice Miller, les personnes qui envoient des courriers n'ayant pas prévu qu'ils puissent être traduits.



" Réponse d'Alice Miller à la lettre The price for protecting the Mothers, Sunday March 15, 2009

AM (Alice Miller): Merci pour votre lettre. Cela aide à voir comment une grande découverte peut être dissimulée par une idéologie si ça en devient une partie. Florence Rush, Sandra Butler, Michelle Morris, et d'autres ont écrit à propos des abus des enfants dans les années 80, elles étaient féministes, mais n'étaient pas encore concernées par la protection des mères. Vos citations de Bass et Davis montrent que le déni du rôle de la mère peut camoufler la vérité et bloquer le chemin vers une thérapie efficace. Je dois admettre que je n'ai pas lu le livre "The Courage to Heal" jusqu'a la fin parce que je me sentais gênée avant le chapitre "Spirituallity". Mais vos informations expliquent pourquoi je me sentais gênée.
Laura Devis rapporte dans la préface de son livre comment sa propre mère a réagit cruellement, agressivement et avec un total rejet aux confessions de Laura que son Grand Père, le Père de sa Mère l'a abusé sexuellement dans son enfance. Si elle a pardonné sa mère plus tard et se sentait si bien, peut être que son récent cancer du sein, qu'elle annonce dans la nouvelle édition, lui rappelle qu'il y a un prix à payer pour cet oubli.
Je ne connais pas la réponse, c'est seulement elle qui peut la trouver, et j'espère qu'elle va le faire parce que son livre entier montre son besoin d'être vraie. Mais j'observe partout comment les idéologies nous empêchent de voir de simples faits.
Pourquoi beaucoup de femme battues restent pendant des années avec leur mari et essaient de les aider parce que (comme elles disent) elles les "aiment", si elles SAVENT qu'ils vont encore les frapper ? Je pense que ce sont des femmes qui ont appris dans les premières années de leur vie d'accepter les coups de leur mère aimée et de ne jamais protester contre cette terreur mais d'être indulgentes avec amour. Il n'y avait pas d'autre choix."

dimanche 15 mars 2009

"Le Féminisme"

Traduction d'une réponse d'Alice Miller à une lettre de lecteur en Anglais: "Feminism, Saturday March 14, 2009"

Une Liste des Traductions du site d'Alice Miller récapitule les documents de son site web traduits dans d'autres langues mais non disponibles sur son site web et quelques articles non référencés sur son site web.

Je ne traduis que la réponse d'Alice Miller, les personnes qui envoient des courriers n'ayant pas prévu qu'ils puissent être traduits.

Le courrier parle de deux choses, la première, le fait que la plupart des psys à qui l'on ose poser les questions de la FAQ d'Alice Miller pour trouver un bon psy sont rétissants et bien entendu accuse le patient de dépasser les limites exactement comme les parents accusent l'enfant lorsque celui ci commence de les accuser....

Voir aussi le courrier "How to find a therapist who answers my questions. Monday March 09, 2009 " sur le sujet des psys qui ne veulent pas répondre aux question du patient (pour cacher leur propre incompétence).

Ensuite, le courrier parle de thérapies féministes ou tout est interprété en fonction des femmes ou l'inceste serait un viol non pas contre l'enfant mais contre les femmes (et les garçons violés ?) et Alice Miller explique bien comme l'on idéalise les femmes et les mères ce qui cache les maltraitances car les femmes étant par définition innocentes, tout accusation contre elles sont forcément infondées et à tord...


"Réponse d'Alice Miller au courrier en Anglais: "Feminism", Saturday March 14, 2009

AM (Alice Miller) : merci pour votre lettre, je suis heureuse pour vous que vous ayez des yeux grands ouverts et que vous ayez le courage de vérifier le courage de votre thérapeute auquel vous parlez comme ça vous ne deviendrez pas une victime d'illusions. Vous pouvez vérifier 20 d'entre eux, vous aurez probablement les mêmes réponses, pleines d'évitements mais peut être vous trouverez éventuellement quelqu'un qui va répondre honnêtement à vos questions. Si ce n'est pas le cas, alors vous avez beaucoup appris et vous pouvez bénéficier de cette expérience. En ce qui concerne les thérapies féministes je suis complètement d'accord avec vous. J'ai écrit il y a déjà 30 ans que les femmes peuvent abuser de leur bébés, enfants en bas âge ou petits enfants avec une totale impunité, personne ne les contrôle. Elle peuvent se venger sur leurs enfants de toutes les humiliations dont elles ont souffert des hommes dans notre société. Plus tard, leurs enfants qui "aiment" leurs mères peuvent transférer leur rage contre leurs soeurs ou d'autres femmes et faire la guerre et enlever des femmes mais adorent, défendent et respectent leurs mères parce que ce dont ils ont souffert quand ils étaient des petits enfants reste inconscient, totalement réprimé. Et beaucoup d'entre nous ont besoin pendant longtemps de l'illusion d'avoir eu une merveilleuse mère. Vous avez raison, la tragédie commence avec la mère qui est protégée par toutes les sociétés et honorée dans la plupart des religions comme étant une sainte innocente. Il existe déjà en Allemand des livres qui brisent ce tabou mais pour les publications en Anglais vous devez rechercher sur Google. Le livre de Bass et Davis est très aidant pour les victimes d'abus sexuels dans l'enfance mais malheureusement les auteurs qui sont féministes ont écrit que seulement très peu de femmes abusent des enfants. Ce qui n'est absolument pas vrai. Il y apparemment aussi des femmes pédophiles qui vivent avec des enfants de 10 ou 12 ans et disent que c'est (pour eux !!!) une belle "relation". Ne pas être conscients d'utiliser les enfants pour se venger de leur propre traumatisme et de ruiner leur vie n'est pas seulement l'attitude des hommes mais des deux genres aussi longtemps que l'abus reste une question évitée par toute la société ignorante."