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dimanche 28 mai 2017

"Votre Travail"

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Your work" (https://archive.is/qfrpl), Friday November 17, 2006.


L'auteur du courrier est un conseiller en santé mentale qui travaille dans un centre pour femmes abusées et explique qu'aucun de ses collègues ne connait les livres d'alice miller.

Merci de votre courrier. Je pense que même de nouvelles méthodes qui reconnaissent déjà les nombreux traumatismes endurés dans l'enfance sont toujours incapables d'aider si elles ne peuvent pas encourager les clients à voir clairement qu'ils nétaient pas seulement soumis à de nombreux traumatismes mais ont vécus de nombreuses, nombreuses années comme étant des enfants sans défense sans "témoins secourable", dans un climat de terreur insupportable. C'est seulement si les thérapeutes peuvent supporter cette connaissance qu'ils peuvent aider les survivants de ces crimes à se rebeller contre eux, à arrêter de protéger les parents de leur rage et à se libérer des sentiments de culpabilité qu'ils s'imposent; ils paient ça avec d'inombrables maladies. Si vous lisez mes plus récents articles et d'autres article sur le site vous allez comprendre pourquoi mes livres ne sont pas connus en Floride ou ailleurs. Qui veut savoir ce que pape et maman ont réellement faits ? Les thérapeutes ne veulent pas le savoir non plus. Donc beaucoup d'entre eux empêchent leurs clients de connaitre la vérité. Ils ne veulent pas être ennuyés par mes livres parce que ces livres les confrontent à leur propre histoire. Il n'y en a pas beaucoup qui recherchent cette confrontation comme vous. La plupart préfèrent rester les "aidants" sans connaitre leur propre histoire. Mais ça ne marche pas, je suppose, le corps se rebelle à la fin.

Version Originale:

AM: Thank you for your letter. I think that even new methods that already do acknowledge the many traumas endured in childhood are still unable to help if they can’t encourage the clients to clearly see that they were not only submitted to some traumas but lived for MANY, MANY YEARS as helpless children without ‘knowing witnesses,’ in a climate of an UNBEARABLE TERROR. Only if we as therapists can bear this knowledge can we help the survivors of these crimes to REBEL against them, to stop to protect their parents from their rage and to liberate themselves from the feelings of guilt they instead burden on themselves; they paid for this with countless illnesses. If you read my most recent article and other articles on this site you will understand why my books are not known in Florida or elsewhere. Who wants to know what Daddy or Mom really have done? The therapists don’t want to know it either. So many of them prevent their clients from acknowledging the truth. They don’t want to be bothered with my books because these books confront them with their history. There are not many who are seeking this confrontation as you obviously do. Most prefer to stay the “helpers” without knowing their history. But this actually doesn’t work, I suppose. The body rebels at the end.

mercredi 24 mai 2017

A Propos de Thérapie

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "About therapy"
Sunday August 17, 2008. (https://archive.is/GKha0)


La personne explique dans le courrier qu'elle a essayé plusieurs formes de thérapies sans succès et que les émotions que ressent cette personne maintenant ne sont pas connectés à des souvenirs d'enfants, qu'elle ne se souvient pas d'abus sexuel mais qu'elle se sent inconfortable sexuellement dès qu'il y a des hommes et qu'elle ressent une énorme colère envers ses parents envers ce qu'ils lui ont fait ou ce qu'ils n'ont pas réussi à lui donner.

Norman: "La personnalité borderline", qui est réellement un complexe de stress post traumatique, est toujours le résultat de sévères abus dans l'enfance, et ça inclus généralement l'abus sexuel. Vos émotions indiquent clairement que vous avez été abusé sexuellement dans l'enfance. Comme beaucoup de victimes, vous ne vous en souvenez pas de façon consciente. De part ma propre expérience, il est possible de se souvenir des aspects les plus difficiles et douloureuse de l'abus dont on a souffert dans l'enfance seulement après que nous ayons pris au sérieux les souvenirs d'abus que nous avons déjà, et les signaux que le corps (l'enfant) utilise pour communiquer avec nous et nous dire ce qui nous est arrivé. Vous avez besoin de prendre entièrement au sérieux le ressenti de votre corps. Le petit enfant que vous étiez a besoin de vous faire confiance  pour pouvoir vous redonner vos souvenirs consciemment, et il ne le fera pas si vous ne prenez pas au sérieux ces signaux. Il peut essayer de vous informer avec des rêves aussi. Ces choses prennent du temps et de la patience. J'espère que vous thérapeute est assez courageux pour voir l'importance et le sens de vos émotions et qu'elle ne va pas en être effrayée ou essayer de vous imposer des interprétations psychodynamiques.

Version Originale:

Norman: “Borderline Personality Disorder”, which is really a complex post-traumatic stress disorder, is always a result of severe childhood abuse, and this usually includes sexual abuse. Your sensations indicate clearly that you were sexually abused in childhood. Like many victims, this abuse is not available to your conscious memory. From my own experience, it is possible to remember the most difficult and painful elements of the abuse we suffer in childhood only after we take seriously the abusive memories we already have, and the signals that the body (the child) is using to communicate with us and tell us what happened to us. You need to take completely seriously your body sensations. The little child you once were needs to trust you very much in order to give you back your conscious memories, and he will not do it if you don’t take him signals seriously. He may try to inform you with dreams, too. These things take time and patience. I hope that your therapist is brave enough to see the importance and meaning of your sensations, and that she will not be afraid of them or try to impose on you harmful psychodynamic interpretations. 

mardi 30 juin 2015

Traductions de Courrier de Janvier 2008 - 2

Une Lettre de Grèce


Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "A letter from Greece".

"Voyager pendant deux heures pour Athène pour être reçu par quelqu'un qui ne vous parle pas, vous laisse parler pour 20 minutes au lieu d'une heure comme c'était prévu avant, est totalement absurde. Vous tolérez cet abus extrème comme un petit enfant sans défense qui n'a pas d'autre options. Mais maintenant en tant qu'adulte, vous n'êtes pas forcé d'endurer cette arrogance. Comme vous avez réagi fortement au DRAME, vous êtes capable de vous aider vous même. Essayez de lire mes interviews sur mon site et mes autres livres, spécialement "Notre Corps ne Ment Jamais" qui est déjà disponible en grec (si je suis bien informée). Ce livre peut réveiller en vous de nouveaux sentiments. Essayez de trouver dans votre ville une personne avec un coeur qui peut vous écouter. Vous pouvez aussi essayer de trouver des lettre au petit enfant que vous étiez, qui n'a jamais eu de témoin secourable. Vous pouvez devenir ce témoin. Mais voyager à athène pour être humilié par cette personne qui s'appelle lui même un thérapeute n'a aucun sens - sauf si vous y allez une fois (mais seulement une fois!) pour lui dire comment vous vous sentez face à son arrogance. Ca peut vous aider en effet."


Version Originale:
"To travel for 2 hours to Athens to be received by somebody who doesn’t talk to you, who lets you talk for 20 minutes instead of an hour as it was agreed upon, is totally absurd. You are tolerating this extreme abuse like a small helpless child who has no other options. But now, as an adult, you are not forced to endure this arrogance. As you so strongly reacted to the DRAMA, you are able to help yourself. Try to read my interviews on my web-site and my other books, especially “Die Revolte des Körpers,” which is already available in Greek (if I am informed correctly). This book may wake up more feelings in you. Try to find in YOUR town a person with a heart who can listen to you. You can also try to write letters to the small boy you once where, who never had a helping witness. You can BECOME his witness. But traveling to Athens to be humiliated by this person who calls himself a therapist doesn't make sense at all - unless you go ONCE (but only once!) to tell him how you feel about his arrogance. THAT could help you indeed."



Mon Thérapeute est violent et ment

Réponse au courrier: my therapist is violent and a liar

La personne dans le courrier explique que sa thérapeute conseiller de mentir à son fils alors qu'elle a une relations de confiance avec lui et ne veut pas lui mentir et quand elle a demandé pourquoi  à sa thérapeute, celle ci est devenu très hostile et sur la défensive, n'a jamais répondu à la question de sa patiente et a essayé de la faire se sentir coupable.

"AM: Une personne qui vous fait peur ne peut jamais vous aider, et si elle ment elle est aussi dangereuse. Pourquoi ne la quittez vous pas immédiatement ? Vous semblez exactement savoir quoi faire. Pourquoi hésitez vous ? Est-ce parce que vous avez appris très tôt à vivre avec un tel danger et à le tolérer ? Aujourd'hui vous êtes libre de ne pas tolérer ça. Recherchez un autre thérapeute ou lisez plus sur mon site web. Par dessus tout lisez mes interviews et la FAQ."

Version Originale : "AM: A person who scares you can never help you, and if she lies she is also dangerous. Why don't you leave her immediately? You seem to know exactly what you have to do. Why are you hesitating? Is it because you had to learn very early on to live with such a danger and to tolerate it? Today you are free not to tolerate this. Look for another therapist or read more on the website. Above all read my interviews and the FAQ list."


samedi 10 novembre 2012

Eviter la Vérité

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "avoiding the truth".

"AM:Ouvrez ma page "Tracts" et lisez le texte "Comment créons-nous la cécité émotionnelle ?". De mon point de vue, les souvenirs sont toujours vrais, même si incomplets, mais l'idée que les traumas peuvent être inventés est l'une des plus sérieuse erreur psychanalytiques parce que nous n'avons pas besoin de souvenirs de notre souffrance pour survivre, étant enfants nous avions besoin de la répression. Nous pouvons donc inventer des histoires mais elles seront toujours moins douloureuses que le trauma réel lui même. La réponse de ce thérapeute semble éviter la vrai question."

Version Originale:

"AM: Open my page: "Flyers" and read the text “21 points.” In my opinion, memories are always true, even if not exact, but the idea that traumas can be invented is one of the most serious psychoanalytical errors because we don't need the memory of our suffering to survive, as children we needed the repression. Therefore we MAY invent stories but they will be ALWAYS LESS harmful than the real trauma ITSELF. The answer of your therapist seems to be avoiding the true issue."

mercredi 14 septembre 2011

Le Danger des Alcooliques Anonymes

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "the danger of AA".

Je suis d'accord avec tout ce que Barbara a écrit sur les alcooliques anonymes, et j'ai aussi écrit plein de fois sur les dangers de ce type de manipulation, hypocrisie, pédagogie empoisonnée et confusion. Vous voyez que vous avez senti l'influence négative de ce "traitement" et vous écrivez "Je suis allé à cette conférence, mais tellement de rage m'a envahi que j'ai du partir." Votre rage est compréhensible et si votre thérapeute voit ça comme étant sans danger, il ne peut plus être le bon thérapeute pour vous.

Version Originale:

AM: I agree with everything that Barbara wrote about AA, and I have also written many times about the dangers of this kind of manipulation, hypocrisy, poisonous pedagogy and confusion. You see that you felt the negative influence of this "treatment" as you write: “I went into this meeting, but such rage rose in me that I had to leave.” Your rage is understandable and if your therapist regards it as harmless, he may no longer be the right therapist for you.

dimanche 7 août 2011

Parents Dangereux

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Dangerous parents".



Pourquoi voulez vous que je croie dans les constructions psychanalytiques que j'ai critiqué pendant plus de 25 ans ? Votre première lettre était tellement confuse que je ne pouvais pas non plus comprendre votre question, ni vous comprendre la mienne. Mais maintenant je sens que vous pouvez me comprendre, n'est-ce pas ? Les parents réels de l'enfant étaient dangereux, mais les adultes peuvent apprendre à se libérer de la dépendance de ces parents pour qu'ils n'aient plus du tout de pouvoir sur nous. Les constructions analytiques des parents dangereux est seulement un signe du fait que les thérapeutes analytiques vivent toujours dans l'était de la peur de l'enfant aussi longtemps qu'ils nient la cruauté de leur parents réels. Malheureusement, la plupart d'entre eu nient ce fait, accuent l'enfant (par dessus tout Mélanie Klein et ses disciples comme Kernberg et les autres) et rend donc impossible pour leurs patients de reconnaitre la torture à laquelle ils étaient soumis dans leur enfance. Donc leurs patients restent aussi pris dans ses peurs pour des décennies. Pourquoi allez vous chez un psychanalyste ?


Version Originale:

AM: Why do you want me to believe in psychoanalytical constructions that I have criticized for more than the last 25 years? Your first letter was so confused that neither could I understand your question, nor could you understand mine. But now I feel that you COULD understand me, didn't you? The real parents of the child WERE dangerous; but as adults we can learn to free ourselves from the dependency on those parents so that they no longer have any power over us. The analytical construction of dangerous internal parents is only a sign of the fact that analytical therapists still live in a state of the child's fear as long as they deny the cruelty of their REAL parents. Unfortunately, most of them deny this fact, accuse the child (above all Melanie Klein and her followers like Kernberg and others) and make it thus impossible for their patients to recognize the torture they were submitted to in childhood. So their patients also stay caught within these fears for decades. Why do you go to psychoanalysts?

vendredi 15 juillet 2011

Une Douleur Incroyable

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "An incredible pain".

Pour guérir un os cassé, vous n'avez pas besoin de le casser de nouveau. Vous n'avez pas besoin d'une thérapie régressive dangereuse pour apprendre à sentir parce que vous pouvez sentir la rage; elle est stockée dans votre corps et ne va pas vous quitter jusqu'à ce que vous soyez prêt à comprendre ses raisons. Personne n'a de sentiments sans raisons. Ce n'est pas à propos "d'erreurs" parentales, c'est à propos de leur comportement probablement très effrayant envers l'enfant que vous étiez. C'est peut être cette peur qui vous empêche de voir les raisons de votre rage et vous fait sentir coupable à la place. Votre dernière lettre était très éclairante, essayez de rester vrai envers vous même et ne permettez à personne de vous embrouiller. Le propre père ne peut être un témoin éclairé ou un thérapeute pour son enfant qui a souffert de lui étant enfant. Ce serait très déroutant. Vous écrivez: "Je ne sais pas si c'est la bonne chose à faire. Je ne pense pas." Croyez en vos sentiments, ils savent ce qui vous est arrivé, ils vont vous guider.




Version Originale:

AM: To heal a broken bone you don't need to break it again. You don't need a dangerous repressive therapy to learn to feel because you CAN feel the rage; it is stored up in your body and will not leave you until you are willing to understand its REASON. Nobody has feelings without reasons. It is not about parent's "mistakes,” it is about their probably very scary behavior toward the child you once were. It can be this fear that hinders you to see the reasons of your rage and makes you feel guilty instead. Your last letter was very insightful, try to stay true to yourself and don't allow anybody to confuse you. The own father can't be the enlightened witness or therapist to his son who suffered from him as a child. This would be highly confusing. You write: “I don't know if this is the right thing to do. I don't think so.” TRUST YOUR FEELINGS, THEY KNOW WHAT HAPPENED TO YOU, THEY WILL GUIDE YOU.

Psychiatrie et Abus

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Psychiatry and abuse".

Le courrier parle d'un psy qui a suivi une personne que l'on étiquetait de différents troubles mentaux dès lors qu'elle dénonçait les abus qu'elle subissait, on voit bien que ces diagnostiques psychiatriques (comme la psychanalyse) ne sont fait que pour protéger les abuseurs (les parents) en traitant comme des fous (par peur d'eux) ceux qui les dénoncent. D'après le courrier, les psychiatres ont traités cette femme comme si elle avait espéré un abus qui n'était jamais venu et donc considère cet abus comme un fantasme.
Merci de votre courrier. Votre cas est très intéressant. Vous voyez comment le patient peut regagner sa confiance dans ses propres souvenirs quand vous ne refusez pas de la croire comme les autres docteurs ont fait. Mais je pense que croire dans une position neutre n'est pas assez. Les patients ont besoin de plus, elle avait besoin de votre indignation a propos des actes de ses abuseurs. La plupart des médecins n'osent pas sentir et montrer ce sentiment parce qu'ils ont pitié de leurs propres parents et sont effrayés de perdre leur amour si ils sont consterné de la cruauté des parents. Pouvez vous vous rappeler comment vous avez réagi à l'histoire de l'abus dans ce cas ?

Version Originale:

AM: Thank you for your letter. Your case is very interesting. You see how the patient could regain her trust in her own memory when you didn't refuse to believe her like the other doctor did. But I think that believing in a neutral position is not enough. The patients needed more, she needed your INDIGNATION about the deeds of her perpetrators. Most doctors don't dare to feel and to show this feeling because they have pity with their own parents and are afraid to lose their love if they are appalled about parents’ cruelty. Can you remember how you reacted to the story of abuse in this case?

Mauvais Diagnostic

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Diagnonsense".


A.Miller explique que ne nombreux "diagnostiques" sont en fait la reproduction (des causes) des maladies (mentales) qui sont crées en cachant leurs causes.

Merci pour votre important courrier. Je pense que ce ne sont pas des exceptions et que beaucoup de maladies sont produites par les diagnostiques, qui cachent les véritables causes des symptômes, et sont traités avec des drogues qui produisent de nouveau symptômes. Il est bien que vous écriviez là dessus et que vous publiez votre lettre partout ou vous le pouvez.

Version Originale:

AM: Thank you for your important letter. I think that these are not exceptions and that many illnesses are PRODUCED by diagnoses, which conceal the true causes of the symptoms, and are treated with drugs that produce new symptoms. It is good that you write about and publish your letters wherever you can do it.

Déni Dans les Cercles Psychoanalytiques

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Denial in psychoanalytic circles".

L'enfant est souvent utilisé comme support pour le déni (les illusions) des parents et c'est là dessus que sont construits ce genre de groupes psycho analytiques, c'est à dire pour supporter l'interdiction de s'apercevoir de ce qu'on subis, donc se créer des illusions, des non-sens (des masques qui cachent la réalité des traitements subis), que l'on doit supporter pour ne pas être exclu de ce groupe (d'illusions)), ce qui reproduit la situation ou l'enfant devait servir aux parents du support pour leur déni pour survivre, n'ayant personne d'autre vers qui se tourner pour ses besoins primaires.

Je peux me sentir avec vous parce que la même chose m'est arrivé, aussi, mais je n'ai jamais regrettée d'être restée fidèle à ma connaissance. Et - comme vous - j'ai appris beaucoup de ces expériences sur comment fonctionne le déni, comment la peur de perdre l'acceptation du groupe (la mère ?) amène les gens intelligents à supporter le non sens, donc ils ne seront pas abandonnés. J'ai appris récemment que Kohut et Ferenzi sont mort de cancer du sang, une maladie qui semble très rare. Les deux ont essayés jusqu'à leur fin de rester psychanalystes et d'être reconnus en tant que tel, malgré que ce qu'ils avaient trouvés était clairement opposé à Freud. Ils ont trouvés la souffrance de l'enfant à laquelle on ne donnait pas de miroir, d'empathie ou de compréhension. Cependant, ils n'ont pas trouvés le courage de voir que la psychanalyse dénie cette réalité et de clairement se séparer d'elle. Les deux ont soufferts de leur isolation dans la communauté analytique et Ferenzi aussi du rejet cruel par Freud qu'il aimait comme un père.


Version Originale:

AM: I can feel with you because the same happened to me, too, but I never regretted that I stayed true to my knowledge. And – like you – I learned from these experiences a lot about how denial works, how the FEAR of losing acceptance of the group (the mother?) brings "intelligent" people to support nonsense, so that they will not be abandoned. I learned recently that both Kohut and Ferenczi died from blood-cancer, an illness that seems to be very rare. Both of them tried until their end to remain psychoanalysts and to be recognized as such, although what they found out was clearly OPPOSED to Freud. They found the suffering of the child that was not given mirroring, empathy or understanding. However, they did not find the courage to see that psychoanalysis denies this reality and to clearly separate themselves from it. Both suffered a lot from their isolation in the analytical community and Ferenczi also from the cruel rejection by Freud whom he loved like a father.

Traumatismes de la Naissance et Psychédéliques

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Birth trauma and psychedelics".

Je ne connais aucune autre question qui est si effrayante et si évitée que l'histoire de nos propres abus dont on a souffert dans l'enfance, la douleur d'être exploité, humilié, haïs et terrorisé par des gens qu'on aimait, en qui on avait confiance et dont on avait besoin pour survivre. Donc nous avons du apprendre à ne pas voir ce qui nous arrivait, et la plupart des gens préfèreront faire tout sauf faire face à la vérité très douloureuse de leur propre histoire même si ils savent qu'y faire face peut les aider avec leurs problèmes de santé. Pour cette raison, vous pouvez trouver une grande quantité de suggestions sur ce que vous pouvez faire à la place de sentir comment vous étiez traité par vos parents quand vous étiez un petit enfant sans défense. Si vous voulez vraiment faire se travail vous n'avez pas besoin de drogues parce que la connaissance de tout ce que vous avez du endurer est stockée dans votre corps. Je ne suis pas une experte pour donner des conseils a propos de toutes ces façons d'éviter la plus terrible des douleurs. Je peux seulement dire que la vérité ne peut pas être remplacée, mais elle peut être sentie, si vous n'êtes plus effrayé par vos parents parce que maintenant ils ne sont plus dangereux pour l'adulte que vous êtes devenus.

Version Originale:
AM: I don't know of ANY other issue that is so feared and so avoided as the story of our own abuse suffered in childhood, the pain of being exploited, humiliated, hated and terrorized by people whom we loved, trusted and needed to survive. So we had to learn NOT TO SEE what then happened to us, and most people would prefer to do anything else than to face the very painful truth of their story, even if they know that facing it could help them with their health problems. For that reason you can find a huge amount of suggestions of what you can do INSTEAD of feeling how you were treated by your parents when you were a small, defenseless child. If you really WANT to do this work you don't need drugs because the knowledge of everything you had to endure is stored up in your body. I am not an expert for giving you advice about all these ways of avoiding the MOST TERRIBLE PAIN. I can only say that the truth can't be replaced, but it CAN be FELT, if you are no longer afraid of your parents because NOW they are no longer dangerous to the adult you have become.

Familles Schizophrènes

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Schizophrenic families".


Merci pour votre courrier. Je suis d'accord avec tout ce que vous avez écrit. Il est vrai que les familles incestueuses ont beaucoup en commun avec les familles schizophrènes ou il est interdit de voir la vérité et ou il est demandé de croire aux mensonges. Parce que les familles comme ça semblent plus fréquentes que celles en bonne santé, nous avons des difficultés à être entendu quand nous écrivons et disons la vérité. Presque tout ce qu'a écrit Laing était juste, mais les psychiatres de maintenant le mentionnent difficilement. Nous devons conclure que peut être ils ont aussi appris très tôt à nier leur vérité et sont effrayés d'être en contact avec elle. Alors à la place d'écouter les patients et leurs histoires, ils les rendent silencieux et même encore plus en leur donnant des drogues. Aussi, les politique, journalistes, enseignants semblent très effrayés par les souvenirs de leurs propres histoires quand nous écrivons à propos de ce que nous avons découverts grâce à nos sentiments. Je peux seulement vous féliciter que vous puissiez vous libérer de cette conspiration de mensonges et faire l'expérience que votre vie et par dessus tout votre corps se sent mieux maintenant. Connaissez vous l'histoire de la famille Freyd qui a inventé le syndrome de la fausse mémoire après que leur fille ait parlée d'avoir été abusée sexuellement par son père ? Vous trouverez le livre de Jennifer Freyd sur internet.



Version Originale:
AM: Thank you so much for your letter. I agree with everything you write. It is true that incest families have much in common with families of schizophrenics where it is forbidden to see the truth and demanded to believe in lies. Because families like that seem to be much more frequent than healthy ones, we have trouble to be heard when we write and say the truth. Almost everything Laing wrote was right, but psychiatrists of today hardly mention him. We must conclude perhaps that they also learned very early to deny their truth and are afraid of coming in touch with it. So instead of listening to the patients and their stories, they make them silent and even more confused by giving them drugs. Also, politicians, journalists, teachers seem to be very scared by memories of their own histories when we write about what we found out thanks to our feelings. I can only congratulate you that you could liberate yourself from this conspiracy of lies and make the experience that your life and above all your body feel healthier now. Do you know the story of the family FREYD that invented the FALSE MEMORY SYNDROM after their daughter talked about being sexually abused by her father? You will find Jennifer Freyd’s book on the Internet.

Est-ce Que la Psychanalyse Comtemporaine Est Simplement un Autre Loup Déguisé en Mouton ?

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Is contemporary psychoanalytic thought just another wolf in sheep's clothing?".


Merci de votre courrier. Vous semblez être sur la bonne voie. Non, je n'ai pas changé mon opinion sur les psychanalystes et les auto-psychologues et je pense aujourd'hui encore plus fortement qu'avant qu'ils évitent de se confronter aux questions de l'abus de l'enfant, confrontation qui est je pense absolument inévitable si le mot "empathie" veut dire plus qu'un joli mot. Les mots sont souvent utilisés pour prétendre quelque chose qui n'existe pas. L'église adore utiliser le mot "compassion" mais permet sans aucune restriction que les enfants soient battus pour que Dieu puisse "trouver du plaisir en eux". Pendant 2000 ans personne n'a jamais protesté contre cette pratique. La plupart d'entre nous étaient battus dans l'enfance, nous n'avons jamais appris à avoir de l'empathie pour nous même ou avec le sort des autres enfants. Nous avons appris à nier notre douleur pour survivre. Mais c'est un gros handicap pour un thérapeute. Kohut, que j'ai connu personnellement, a essayer en premier d'ouvrir nos yeux et nos coeurs pour ce qu'un enfant doit endurer, mais il s'est senti très isolé dans la communauté psychanalytique. Donc il est retourné à leurs concepts à la fin de sa vie, les concepts que Freud à inventé quand il a lui même souffert du rejet de toute la société après avoir divulgué l'abus sexuel par les parents. Aussi tôt qu'il a déclaré que les patients ne parlaient que de leurs fantasmes et non a propos d'événements réels il a trouvé une grande quantité de disciples qui semble très stables dans leur déni de la réalité de l'abus de l'enfant.



Version Originale:

"AM: Thank you for your letter. You seem to be on the right track. No, I have not changed my opinion on psychoanalysts and self-psychologists and think today even more strongly than before that they avoid confronting the issue of child abuse, which confrontation I think is absolutely unavoidable if "empathy" should mean more than a nice word. Words are often used to pretend something that doesn't exist. The Church loves to use the word "compassion" but allows without any restriction that children are being beaten so that God could "find pleasure in them.” For 2000 years NOBODY ever protested against this practice.
As most of us were beaten children, we NEITHER learned TO HAVE EMPATHY with ourselves nor with the plight of other children. We learned to deny our pain to survive. But this is a big handicap for a therapist. Kohut, whom I knew personally, tried at first to open our eyes and hearts for what a child has to endure, but he felt very isolated in the psychoanalytic community. So he returned to their concepts at the end of his life, the concepts that Freud invented when he himself suffered from the rejection of the whole society after he had disclosed the sexual abuse by parents. As soon as he declared that patients talk only about their fantasies and not about real events he found a huge amount of followers that still seem very stable in their denial of the reality of child abuse.
To answer sufficiently to your very important question I would need to repeat what I have written already extensively elsewhere. Try to read the article on indignation on this web site (Dr. Lachman whom I mention there is actually a self-psychologist) as well as the last articles on my concept of therapy. If you have more questions concerning this issue you can write us again."

dimanche 10 juillet 2011

Comment Je M'aide Moi Même

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "How I help myself".



Le courrier est aussi traduit puisqu' alice miller explique qu'il s'agit d'une méthode qui peut permettre à d'autres de comprendre le langage du corps.

Il y a deux ans, presque jours pour jours, vous m'avez tranquillement visité dans ma prison par le biais de votre livre "C'est Pour Ton Bien". Vous étiez un ami qui m'a tenu un miroir et me glissa un fichier que j'ai parcouru depuis. Les derniers six mois m'ont apporté plus de douleur mais aussi des éclaircissements et un réel espoir pour une paix durable et de la joie dans ma vie d'alors très troublée.
J'ai fait l'expérience d'une profonde rage intérieure, exprimée ouvertement, une explosion d' illusions et une douleur sentie profondément. Tout ça est le résultat de ressentir la terreur et la douleur inaccessible endurée dans l'enfance. Par exemple, à un moment, quand j'étais capable d'accéder à la terreur et à l'impuissance de mon bébé, par la voie d'une vision emotionnelle, je restait au lit pour des semaines presque incapable de me nourrir. Ce ressentiment m'a permis de me faire une bonne idée de mes problèmes de dépendance adulte. Je sais que c'est un fait, de mon expérience personnelle, quand quelqu'un est capable d'accéder à ces sentiments réprimés très profondément et de les sentir, presque instantanément, des questions inconnues sont posées et répondues en même temps. La vérité révèlée alors, me donne très souvent des informations sur mes sentiments/actions sans aucun effort, et alors les symptômes peu compréhensibles commencent de disparaitre. Ca se produit seulement quand je me sens "en sécurité". Je prend maintenant soin de moi et j'ai obtenu un environnement sûr en retirant tout sauf l'essentiel. Cela inclue de retirer de ma vie des vieux amis et de la famille qui sont inutiles et nuisibles. J'essaie d'exclure autant que possible la "foire d'empoigne" de la vie quotidienne et je prospère dans la sécurité de mes livres, laissant émerger l'amour propre (peut être le plus important de tous), avec mon thérapeute doux et aimant et des sites web comme le votre et celui de barbara. Je crois que j'ai découvert pour moi un nouvel outil que je peux utiliser pour accéder à ces sentiments réprimés et donc obtenir des connexions, et je peux le faire moi même en sécurité. (bien sur vous le savez déjà). S'il vous plait, laissez moi expliquer. Premièrement, laissez moi dire que j'étais abusé sexuellement quand j'étais un jeune garçon pendant une longue période. J'en ai des souvenirs mais pas de sentiments. Ils ont finallement fait surface, quand je me suis senti assez en sécurité, il y a quelques mois dans le cabinet de mon thérapeute. Ils m'ont apportés beaucoup de douleurs, et ensuite une dissolution des symptômes actuels. (Je pense que cette résolution était nécessaire pour que mon esprit révèle ce que je décrit ci dessous) Je reconnais maintenant que si je peux trouver les sentiments ça peut conduire a une compréhension durables. Au bord du désespoir j'ai essayé quelque chose de nouveau. Une masse se développait dans ma gorge et j'ai d'abord pensé que ça venait d'allergies mais les médicaments ont échoués. J'ai essayé de déglutir et déglutir. Cela a aussi échoué. Une nuit au lit, j'ai essayé de demander à la masse de me dire ce qu'elle savait (je n'en attendais rien). Après une longue période j'ai soudainement commencé de crier très fort et des sentiments très forts ont émmergés et ils ont dit : "Papa m'a touché, s'il te plait aime moi, aime moi... s'il te plait ne me fait pas de mal." et alors ils sont allés plus loin et le sentiment fort "d'intense peur avec ma mère m'utilisant et je voulais qu'elle arrête" m'est venu à l'esprit. (Je dois ajouter ici que mon père peut être brutal et ma mère m'a toujours utilisée pour ses propres besoins.). Instantanément tout a eu du sens. J'ai toujours eu une grande peur de ma sexualité. Ne sachant pas ou je me situe dans le continium entre homosexuel et le "droit chemin". Ca m'a laissé distant de moi et des autres. Et maintenant je crois que l'obcession adulte, la souci de la distance, déguisait la peur rélle révélée par la masse dans la gorge, l'intense douleur du manque d'amour par papa, un besoin insatisfait, la terreur d'être utilisé par ma mère sont les véritables histoires. Ces sentiments ont été sentis, la masse dans la gorge à disparue et les obcessions diminuent. J'ai été vers d'autres gens depuis cette expérience quelque fois et il est clair que je sens une différence. Avec les hommes je sens un peu de peur et je les prend simplement pour ce qu'ils sont. La plupart semble gentil et amicaux envers moi. En ce qui concerne les femmes je sens un sentiment de légereté et je sens un intéret croissant dans leur féminité et un peu de peur. Avec le recul, deux idées importantes viennent à l'esprit. D'abord, je crois qu'il est d'une importance primordiale d'accéder à ces sentiments profonds seulement dans une atmosphère d'amour et de sécurité. Tant que l'amour propre grandit il se transforme en protection et chacun saura quel sera le "bon moment". Ensuite, je suis un de ces gens têtus qui croient seulement en leur expérience personnelle. Même sans y croire, j'ai trouvé ici et ailleurs, que d'avoir la chance de tenter quelque chose de nouveau peut apporter quelque chose de précieux. Maintenant je suis prêt à croire que cette expérience a une valeur pour moi et je vais essayer dans le futur d'accéder à mes sentiments profondément réprimés en devenant conscients des symptômes de mon corps. Il est logique, comme de nombreuses personnes vont facilement le croire, qu'une obsession est peut être un symptôme clair de troubles cachés (sentiments). Il est facile de comprendre, à travers l'investigation, par des pensées conscientes, en utilisant des mots, le langage de choix universellement accepté pour décrire les sentiments basés sur un savoir humain reconnu. Mon expérience d'écoute de la masse dans la gorge s'interprète comme ça. Le corps sans la voix normale n'a pas le langage des mots auxquelles nous sommes habitués. (D'où mon déni facile et mon incrédulité). Mais nous en faisons l'expérience sans le savoir (sensibilisation consciente) qu'il a un langage. Ces obsessions deviennent par exemple la douleur et la maladie, encore une fois des symptômes claires de troubles cachés (émotions) . Si on choisit d'écouter ces symptômes, ça donne beaucoup de sens, nous pouvons commencer à comprendre son langage. Une fois que le trouble caché peut être reconnu à travers la dialogue, en sécurité, la corps peut produire par le biais des sensations / émotions sa connaissance qui s'interprète instantanément dans le cerveau en mot instantanément reconnaissable à tous donnant des informations. Alors la douleur, etc, la maladie peut partir. N'est-ce pas ? Et maintenant une autre façon d'avoir l'histoire de la souffrance longtemps réprimée qui a du sens aujourd'hui. Merci encore.

Merci d'avoir envoyé cette lettre, elle va donner à d'autres personnes des idées sur comment elles peuvent s'aider elle même pour comprendre le language de leur corps. Vous êtes spécialement créatif dans la façon de trouver son language et une sorte de pionnier. mais les autres peuvent suivre votre exemple de leur propre façon aussi tôt qu'ils se débarrassent de leurs peurs d'être punis pour avoir découvert la vérité. Ce danger n'existe plus, nous somme libres de savoir, c'est seulement dans notre enfance que nous ne l'étions pas. Donc la peur peut rester. Mais nous pouvons nous libérer de cette peur si nous voyons que le dialogue avec le corps marche vraiment.




Version Originale:

"Two years ago, almost to the day, you quietly visited me in my prison by way of your book "For Your Own Good". you were a friend who held up a mirror and slipped me a file and I have been cutting away ever since. The last six months have brought me much pain but also invaluable insight and a real hope for an enduring peace and joy in my once very troubled life. I have experienced a deep gut level rage, openly expressed, a shattering of illusions and deeply felt pain. All of this, the result of the re-feeling of once inaccessible terror and pain endured in childhood. For example, at one point, when I was able to access the terror and helplessness of my infant, by way of a feeling-vision, I lay in bed for several weeks almost unable to feed myself. This re-feeling is allowing me to make good sense of my adult dependency problems. I know for fact, from personal experience, when one is able to access these very deeply repressed feelings and feel them, almost instantly, unknown questions are asked and answered simultaneously. The truth revealed THEN, very often gives instantaneous insight into my feelings/actions of today without any effort, and once little understood symptoms begin to disappear. This takes place only when I feel "safe". I now care about myself and have achieved a safe environment by removing all but the bare essentials. This includes removing from my life old friends and family who are unhelpful and damaging. I try to exclude as much as possible the daily rat-race of life and I thrive in the safety of my books, emerging self-love (maybe the most important of all), with my gentle and loving therapist and websites such as yours and Barbara's. I believe I may have discovered for me a new tool I can use to access these repressed feelings and hence get the connections, and I can do this on my own in safety. (of course you already know this) Please allow me to explain. First let me say that I was sexually abused as a young boy for a long period. I had some of the memories but no feelings. They finally surfaced, when I felt safe enough, several months ago in my therapist's office. This brought much pain, then a dissolving of present day symptoms. (I feel this resolution was necessary in order for my mind to reveal what I describe below) I recognize now that if I can find the feelings this can lead to easily understandable and enduring insight. Out of almost desperation I tried something new. A lump was developing in my throat and at first I thought it from allergies but medication failed. I tried swallowing and swallowing hoping to drive this feeling away. This also failed. One night in bed, as an experiment, I asked the lump to tell me what it knows (expecting nothing). After a short period I suddenly started crying very hard and very strong feelings emerged and they said " dad touch me.. please love me and love me... please don't hurt me" and then they went further and the strong feeling of "intense fear with my mom using me and I just wanted her to stop" came into view. (I might add here my father can be brutal and my mother has always used me for her own needs) Instantly everything made sense. I have experienced a lifelong fear of my sexuality. Not knowing where I fit on the continium between gay to straight. This left me distant from self and others. And I now believe the adult obsession, the worry of the "fit", disguised the real fear revealed by the lump, the intense pain of lack of love by dad, an unfulfilled need, the terror of being used by mom are the real stories. These feelings have been felt, the lump has left and the obsessions are diminishing. I have been around other people a few times since this experience and its clear I feel a difference. With men I feel little fear and just experience them for who they are. Most seem kind and friendly towards me. Around women I feel a lightness and sense a growing interest in their femininity and little fear. With hindsight two important ideas come to mind. One, I believe it to be of paramount importance to access deep feelings only in an atmosphere of love and safety. As a selflove grows it simultaneously transforms into protection and each will know when the moment "feels right". Two, I am one of those hardheaded people who believe only when I can experience for myself. Even without belief, I found here and elsewheere, taking a chance on something new may yield something valuable. Now I am willing to believe this experience has value to me, and I will try in the future to access deeply repressed feelings by becoming aware of body symptoms. It only makes logical sense, as so many people would easily believe, that an "obsession" is possibly a clear symptom of hidden troubles (feelings). This is easy to understand, thru investigation, by conscious thought, using words, the language of choice universally accepted to describe feelings based on known human knowledge. My experience listening to the lump interprets as this. The body without the normal voice has no language of words that we are used to.(Hence my once easy denial and disbelief). But we experience without knowing (conscious awareness) it does have a language. Its obsessions for example become pain and disease, once again clear symptoms of hidden troubles (feelings). If one chooses to listen to these symptoms, it makes much sense, we can begin to understand its language. Once the hidden trouble can be recognized thru dialogue, in safety, the body can yield thru sensation/feelings its knowledge which instantly interprets in the brain into words instantly recognizable to all and yielding insight. Then the pains, etc disease can leave. Right? And now another way to get the story of long repressed suffering which makes the sense for today. Thank you again."

"AM: Thank you for sending us this letter, it will give some other people ideas how they can help themselves to understand the language of their bodies. You are especially creative in finding this language and a kind of pioneer, but others can follow your example in their own manner as soon as they get rid of their fear to be punished for discovering the truth. This danger no longer exists, we are free to know, only in our childhood we were not. So the fear may remain. But we can become free of this fear if we see that the dialogue with the body really works."

Mon Corps Crie Contre QuelqueChose

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "My Body Is Shouting About Something" et le courrier en réponse "What My Body Is Shouting About".


"Peut être que votre corps "criait" à propos de "quelquechose qui était arrivé le jour d'avant". A la place de spéculer sur la méchanceté des être humains, demandez à votre corps (l'enfant) ce qui l'a actuellement rendu furieux. Il va vous répondre."

"Vous avez la bonne réponse; votre corps est enragé parce que l'incident à l'hopital à ravivé votre souvenir. Vos parents vous trahissaient, volaient votre conscience, donc vous étiez incapables de voir ce qu'ils faisaient et de protester contre leurs actes. Votre mari peut dire non parce que c'est un adulte (même si la plupart des adultes n'auront pas le courage de résister dans cette situation et vont se soumettre à la trahison du médecin), mais vous étiez une enfant et il n'y a rien que vous pouviez faire pour vous défendre, Maintenant l'arthrite vous dit combien vous êtes furieuse de cette violation et du le silence de votre thérapeute. La douleur dans le corps veut vous aider, vous faire devenir conscients de vos sentiments. Essayez de les sentir et ne protéger pas votre père d'aucune façon que ce soit. Ce qu'il a fait était un crime. Peut être que vous pouvez écrire et exprimer entièrement vos sentiments, tous, alors la douleur de votre corps va partir."

Version Originale:
AM: Maybe your body was "shouting" about "something that had happened the day before". Instead of speculating about the badness of human beings, ask the body (the child) what actually made her furious. It will answer you.
AM: You got the right answer; your body is enraged because the incident in the hospital triggered your memory. Your parents betrayed you, robbed you of your consciousness, so that you were unable to see what they did and protest against their deeds. Your husband could say NO because he is an adult (even many adults will not have the courage to resist in this situation and would submit to the doctor’s betrayal) but you were a child, there was nothing you could do to defend yourself. Now the arthritis tells you how furious you are about this violation and about the silence of your therapist. The pain in the body wants to help you, to make you aware of your feelings. Try to feel them and don't protect your father in any way. It was a crime what he did. Maybe you can write and fully express your feelings, all of them, then the pain in the body will leave.

Question sur un Thérapeute

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Question about a therapist".

"Demander à vos propres sentiments et ne les laissez par être bernés par vous mêmes. Ne vous sentez vous pas trahie ? Le contrat avec un thérapeute dit que la détresse, l'amour et la confiance du client ne doit jamais être exploitée pour les besoins du thérapeute. Sinon, son histoire d'abus dans l'enfance est répétée au lieu d'être sentie avec rage et rejetée en thérapie. Les abus continuent d'être tolérés et vus comme étant normaux. C'est pratique, en effet, mais ce n'est pas normal. Vous semblez toujours protéger votre thérapeute de votre colère comme probablement vous protégez vos parents. Quand vous commencer de vous protéger vous même en voyant ce qui vous a été fait, vous n'aurez plus besoin de mes réponses. Vous allez devenir l'expert."

Version Originale:
AM: Ask your own feelings and don't let them be fooled by yourself. Don't you feel betrayed? The contract with a therapist says that the helplessness, the love and trust of the client should NEVER be exploited for the needs of the therapist. Otherwise the story of one's childhood abuse is repeated instead of being felt with rage and rejected in therapy. Abuse continues to be tolerated and seen as normal. It is common, indeed, but it is NOT normal. You still seem to protect your therapist from your anger as you probably protect your parents. When you start to protect YOURSELF by SEEING what has been done to you, you will no longer need my answers. YOU will become the expert.

dimanche 26 juin 2011

Sur le Chemin de la Guérison

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "On healing".


Traduction d'un passage du courrier qui explique bien comme il ne suffit pas de traiter les symptomes mais qu'il faut remonter à leur origine.

"Comme je le vois, se débarrasser des symptômes et des défenses en aval, est un must, mais ce n'est pas un acte de volonté en soi, mais une partie, ou la dernière partie, d'un autre acte de volonté: s'engager dans un processus de guérison, aborder le problème en amont - stopper la pollution de la rivière en remontant à la source. Quelque chose que je "refuse" est de me blamer moi même (ou être blamé) pour ne pas m'être complétement guéri par moi même pour ce que mes horribles parents ont fait. Je ne suis pas à blamer ! Ils le sont ! Ne serait-ce pas le processus de dépasser la peur de la mort de l'enfant qui nécessite un témoin eclairé ?"
"AM:Avec des sentiments très forts,c'est toujours mieux de ne pas être seul et d'avoir un bon témoin compréhensif. Mais, vous avez raison, il y a plein d'autres travaux que vous pouvez faire seul, comme par exemple écrire des courriers que vous n'enverrez pas et reconnaitre de cette façon de plus en plus comment vos parents vous ont traités et quel impact ça a laissé sur vous. Personne ne peut le savoir mieux que vous même. Plus vous verrez les dommages qui vous ont été faits, plus vous commencerez à aimer le petit enfant qui a du endurer la cruauté en silence et sans aide."

Version Originale:

"As I see it, getting rid of symptoms and defences downstream, is a must, but it's not a willed act in itself but a part of, or end of, an other willed act: going into a process of healing - addressing the problem upstream - stopping the pollution of the river by taking out the source. Something I "refuse", is to blame myeself (or being blamed) for not having healed all by myself for what my horrible parents did to me. I'm not to blame! They are!
Isn't overcoming a child's fear of death a process that needs an enlightened witness?"

"AM: With very strong feelings, it is still better not to be alone and to have a good, understanding witness. But, you are right, there is plenty of other work that you can do alone, like for instance writing letters that you would not send and recognize in this way more and more how your parents have treated you and which impact this left on you. Nobody can find it out better than you yourself. The more you see the damage done to you, the more you begin to love the small boy who had to endure cruelty, silently, without any help."

mardi 5 avril 2011

Sentir les Sentiments Réprimés Depuis Longtemps

Traduction de l'éditorial d'Alice Miller qui est un courrier de lecteur "To feel long repressed feelings".


"Dr Miller,

Merci pour votre travail courageux. J'ai lu en premier "Le Drame de l'Enfant Doué" il y a vingts ans et j'ai lu tous vos livres depuis. Je visite votre site web pour lire les nouvelles lettres et vos réponses.

Je vous remercie de mettre en avant la nécessité de SENTIR la rage et la colère. Vous écrivez constamment à propos de ça. Je vois maintenant pourquoi.

Durant les dernières années, j'ai appris à accueillir ma colère et ma rage encore plus que ce que j'avais pu avant. J'ai commencé de sentir complétement la rage emmagasinée de mon enfance, ce qui m'a apporté des leçons vitales. Mes souvenirs, parfois avec clarté, reviennent avec la force de la vérité. C'est arrivé grâce à vos conseils. Ma rage passée est un sentiment essentiel pour récupérer ma vie. Dernièrement, ma rage à découvert une nouvelle source: l'implication de ma mère dans les maltraitances de l'enfant.

Dans mon enfance, les punitions corporelles venaient de mon père. Quand il rentrait de son travail, et avait reçu une plainte de notre mère, il prenait habituellement sa ceinture en cuire et l'utilisait sur nos derrières (nous étions six enfants). Ceci arrivait habituellement après que nous ayons été mis en garde par notre mère. Lorsqu'elle fut contrariée ou impatiente avec notre comportement. Elle nous disait, "Attendez que votre père rentre à la maison," et quand il était là, il punissait l'un d'entre nous, ou plusieurs d'entre nous, pour des actions que nous avions oubliées. Mais notre mère prétendait que nous méritions les châtiments de notre père.

Nous n'avions souvent aucune idée de pourquoi on méritait cette punition ! Nous étions juste des enfants. Mais il écoutait notre mère et nous savions ce qui allait arriver. Quand on lui avait dit quelles violations on avait commis - qui sait, peur être ne pas écouter notre mère ou agissant avec rien de plus que l'enthousiasme débordant de six enfants jouant dans une petit maison - le père allait nous punir avec sa ceinture. C'était terrifiant. Mais c'était un lâche. Il n'était plus en contact avec sa vie et sa rage emmagasinée, et durant les coups de fouet avec la ceinture il passait la rage et les blessures de sa vie sur nous. Qu'il nous punisse était méchant, ce n'était jamais justifié, mais ça arrivait. Ce qui était particulièrement inquiétant était sa rage, son visage rouge, et la force émotionnelle derrière son utilisation de la ceinture. J'ai une série d'images ou je me souviens clairement que ça faisait partie d'une routine ritualisée.

Je voudrais vraiment mettre en avant l'aspect de l'implication de la mère, que je n'avais jamais complétement réalisé dans mes précédentes remises en mémoire ou travail inefficace avec des thérapeutes occasionnels. J'avais complètement oublié combien ma mère pouvait garantir la punition de mon père. Quel pouvoir elle avait et qu'elle exerçait !

Cette prise de conscience de l'implication de ma mère est une nouveauté révolutionnaire pour moi. Il était évident que l'acte physique de punitions venait du père, mais l'implication de ma mère était critique dans le schéma de punition. Avec une grande ironie et hypocrisie, notre mère, qui avait initiée la punition, devenait celle vers qui on allait pour être réconforté après avoir été frappés à coups de ceinture. Quel cercle fermé! Et les frères et soeurs, comme des adultes, en rangs serrés et perpétuant des mythes variés et le déni pour protéger l'un ou l'autre, ou les deux, des parents. Il n'est pas étonnant que les enfants se retrouvent piégés - tout se renforce. Et dans notre famille la mère est à l'abris des critiques ou de sa responsabilité, et donc le père est comme ça avec la plupart des frères et soeurs et cousins.

C'est seulement parce que j'ai appris de vous à RESPECTER et SENTIR à la fois MA RAGE et MA COLERE que j'ai autorisé ces souvenirs à se révéler. J'ai 50 ans. J'ai travaillé depuis mon adolescence à construire ma perspicacité, construire à mon sens ce que Socrate appelait "Mieux Se Connaitre", et à continuer de grandir et d'apprendre. Mais je dois dire que la sagesse que vous transmettez dans tout votre travail est le soutient le plus précieux écrit à l' heure actuelle.

Vos conseils pour sentir sa propre rage et colère est un antidote vitallement nécessaire pour quiconque veut grandir et guérir d'une enfance de négligences, de maltraitances ou d'abus. Et pour moi cette rage inclue maintenant la colère contre la mère. Il semble que ce soit transgressif parce que la protection aveuglante en l'honneur de la mère et du père est forte. Mais ma rage est réelle, vraie et légitime. Peu importe que ce soit concentré principalement sur ma mère; c'est extrêmement libérateur de sentir ça. Il faut du courage et de la patience et de la persistance pour guérir et permettre à ses véritables sentiments d'émerger du noir. Sans vous, je n'aurais pas pu aller aussi loin.

AM: Merci de vous courrier. Il semble que c'est très facile de donner ce conseil (sentir votre rage réprimée) mais maintenant vous savez à quel point c'est difficile de finalement sentir ce que vous avez tenté de ne pas sentir durant 50 ans. Je suis heureuse que vous ayez réussi et que vous vous sentiez libéré. Le poids des sentiments niés peut être gigantesque et très destructeur."

Version Originale:

"Dr. Miller,

I want to thank you for your brave work. I first read “Drama of the Gifted Child” over twenty years ago and have read every book of yours since. I visit your website to read new letters and your responses.


I want to thank you for emphasizing the necessity to FEEL rage and anger. You consistently write about this. I now see why this is so.


Over the past year, I have learned to welcome my anger and rage more than I ever could before. I have begun to fully feel the stored rage from my childhood, which brings vital lessons for me. My memories, sometimes with clarity, return with the force of truth. This is happening thanks to your direction. The feeling of my past rage is essential to reclaiming my life. Lately my rage has uncovered a new source: my mother’s involvement in childhood mistreatment.


In my childhood, physical punishment came from my father. When he came home from work, and had gotten a complaint from our mother, he would usually take off his leather belt and use it on our behinds (I am one of six children). This usually occurred after we were warned by our mother. She would be upset or impatient with our behavior. She would tell us, “just wait until your father comes home,” and when he did, at some point he would punish one, or several of us, for actions we had forgotten – but which our mother claimed we deserved punishment from our father.


We often had no idea why we deserved this punishment! We were just kids. But he listened to our mother and we knew what would happen. When he was told whatever violation we commited – who knows, maybe not listening to her or acting out with nothing more than the boundless enthusiasm of six children playing in one small house – the father would punish us with his belt. It was terrifying. But he was a coward for doing so. He was out of touch with his life and his stored rage, and during the belt whipping he passed his rage and hurt from his life unto us. That he punished us was itself wicked, it was never justified, but it happened. What was especially scary was his rage, the redness of his face, and the emotional strength behind his use of the belt. I have a series of images I clearly remember that were parts of a ritualized routine.


I really want to emphasize the aspect of the mother’s involvement, which I never fully realized in my past recollections or ineffective work with the occasional therapist. I had completely forgotten how my mother could guarantee the punishment from my father. Such power she had and wielded!


This insight of my mother’s involvement is a revolutionary breakthrough for me. It was obvious that the physical act of punishment came from the father, but my mother’s involvement was critical in the scheme of punishment. With great irony and hypocrisy, our mother, who initiated the punishment, became the one we then went to for comfort after we got belted. What a closed circle! And the siblings, as adults, close ranks and perpetuate various myths and denial to protect either one, or both, of the parents. No wonder children get trapped – everything reinforces itself. And in our family the mother is immune from criticism or accountability, and so is the father with most of the siblings and cousins.


Only because I have learned from you to RESPECT and FEEL both MY RAGE and MY ANGER that I have allowed this insight to reveal itself. I am 50 years old. I have worked since my adolescence to build my insight, to build my sense of what Socrates instructed, “to know thyself,” and to continue to grow and learn. But I must say that the wisdom you impart in all of your work is the most valuable material being written today.


Your guidance to FEEL one’s rage and anger is an antidote vitally necessary for anyone who wants to grow and reclaim a childhood of neglect, or mistreatment, or abuse. And for me that rage now includes the anger against the mother. It feels transgressive because protection and blind honor to the idea of mother and father is so strong. But mine is real rage, true and legitimate. No matter that it is focused properly at my mother; it is extremely liberating to feel it. It takes courage and patience and persistence to heal and allow true feelings to emerge from hiding. If not for you, Dr. Miller, I would not have gotten this far.


AM: Thank you for your letter. It might seem very easy to give this advice (feel your repressed rage) but you know now how hard it is to eventually feel what you tried not to feel over 50 years. I am glad that you succeeded and feel liberated. The weight of denied feelings can be gigantic and very destructive.."

S'Eveiller

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Awakening".


Note: Je publie exceptionnellement le courrier avec la réponse parce qu'il représente très bien le chemin à parcourir pour découvrir le véritable soi et se libérer des souffrances (en les sentant) endurées dans l'enfance dues aux parents et à leurs méchancetés, leurs maltraitances.

Bonjour Alice... J'ai récemment dit à mes parents combien ils m'ont blessés et l'expérience fut bruyante et déplaisante mais libératrice. C'était ma rage, et ce qui est arrivé depuis ce moment est vraiment remarquable, c'est mon éveil. J'ai souffert de sévères abus étant enfant avec tous les symptômes allant avec. Jusqu'à ce moment j'ai toujours essayé de pardonner mes parents et j'ai payé sans le savoir un prix élevé en terme de douleur physique et psychologique. Ce pardon est parti maintenant. A travers ma rage, et c'est compréhensible, j'ai fait l'expérience des sentiments les plus douloureux que je n'ai jamais sentis. J'ai réalisé que je n'étais jamais aimée et ce vieux sentiment de l'enfance était presque plus que je ne puisse supporter, c'était la réalité de mon enfant intérieur. J'ai eu plusieurs personnes dans ma vie qui ont jouées le rôle de témoin éclairé. Même si ces gens n'avaient pas complétement achevée leur propre éveil complet j'ai été capable d'utiliser leur empathie collective pour supporter mes découvertes extraordinairement douloureuses. Aujourd'hui je suis capable de sentir consciemment et de comprendre ces sentiments autrefois inconscients et douloureux et comment ils ont affectés ma vie. Occasionnellement je glisse dans l'ancien déni et la confusion qu'il apporte, mais je regagne rapidement mon équilibre comme je me re-concentre sur la douleur et cette rage pour regagner mon droit. Doucement, j'intègre dans ma vie ces nouvelles connaissances et aujourd'hui il devient plus facile de vivre avec. Je peux voir comment la plupart de ma vie présente a été affectée par cette peur. Par exemple (un petit accident mais produisant de la douleur) mon voisin avait un chien qui aboyait toute la nuit pendant des mois et me laissait eveillée pendant des heures et j'avais peur de me confronter à lui. (c'était la vieille peur inconsciente de mes parents) Maintenant c'est facile d'obtenir l'entière satisfaction de mes besoins de paix. J'ai juste dit au propriétaire (sans anxiété) qu'il devait se soucier du problème et si il ne le faisait pas il y avait des lois qui l'obligeraient à le faire. Dans le passé, je craignais sur presque tout ce qui nécessitait une affirmation de ma part pour que mes besoins soient satisfaits. Toute cette crainte parce que j'étais inconsciente de ma très ancienne peur de mes parents. L'incident actuel avec mon père/ ma mère s'est produit quand mon père, étant l'homme cruel qu'il est, a tenté de me réprimander et de m'humilier de son ancienne façon et instantanément j'ai laisse ma rage sortir sans penser, et ça a continuer à venir et venir... une vie entière de douleur et de maltraitances a été exposée.
Et j'ai eu le courage de vaincre ma peur et de lui dire ouvertement tout ces horribles choses qu'il a fait et comment je me suis sentie. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre mais c'est juste arrivé et quand je l'ai fait j'ai réalisée que je n'avais pas de raison de sentir de la honte ou de la culpabilité pour ça. Si quelqu'un devait porter ces sentiments, ce devrait être lui mais jamais moi.
Ce fut très douloureux mais très libérateur. Je ne sais pas que cette seule action de "rage" de ma part allait m'apporter tous les éclaircissements que je connais maintenant. Etant enfant je n'avais pas de moyen de me battre, j'étais à leur merci pour la survie, donc l'émotion de rage dont mon enfant a légitimement fait l'expérience était figée par la peur et c'est la façon dont j'ai vécue ma vie entière, dans la peur et sans jamais me sentir aimée. Avec le recul j'ai réalisée qu'étant adulte je ne me suis jamais vraiment bien protégée et que j'ai essayée ces actions étaient souvent accompagnées de beaucoup de peur et de confusion. Maintenant je savoure mes capacités retrouvées et je n'hésite pas longtemps avant de faire savoir à une autre personne que je n'aime pas ce qu'elle est en train de faire et que je ne vais pas le supporter et quand je fais ça je ne me sens plus et n'agit plus comme une victime sans défense face aux circonstances de la vie.
Avec ça vient une capacité croissante d'articuler mes besoins et d'obtenir leur satisfaction sans beaucoup d'anxiété. J'étais habituée à être très déprimée, en colère et souvent suicidaire mais maintenant tout ça a changé pour le mieux et pour la première fois j'ai connu une profonde joie.
Sans être trop philosophique, c'est comme ressentir une joie qui vient du plus profond niveau de la mémoire de mon corps. Une joie qui semble venir de la conservation de la connaissance de la création même de mon corps et c'est tellement bon.
Etre capable de revivre et de vivre avec mon histoire précoce douloureuse m'a finalement permis d'avoir accès à mes véritables sentiments, et maintenant j'ai la connaissance très claire que je possede ce qu'il faut pour commencer de construire le type de vie dont j'ai seulement rêvé. Mon seul regret (très petit) est que j'aurais souhaitée entreprendre ce chemin plus tôt parce que ça m'a couté des années d'une vie meilleure en tournant en rond dans l'inévitable douleur plutot que d'y faire face. Merci.



AM: Merci beaucoup pour votre courrier. J'espère que beaucoup de gens vont le lire et le relire parce qu'il dit très clairement ce qu'est une bonne thérapie. Il n'y a rien que je puisse ajouter à votre texte, chaque passage représente la vérité de votre propre expérience est ça a plus de valeur qu'aucun livre. Félicitations!


Version Originale:
Hi Alice..... I recently told my parents how they hurt me and the experience was loud and ugly but liberating. This was my rage, and what has happened since that moment is truly remarkable, it is my awakening. I suffered from severe abuse as a child with all the accompaning symptoms. Up until this moment I always tried to forgive my parents and unknowingly I paid a high price for that in terms of pschological and physical pain. This forgiveness is gone now. Thru my rage, and its understanding, I experienced the most painful feelings that I have ever felt. I realized that I was never loved and this old unremembered feeling of childhood was almost more than I could bear, that was the reality of my inner child. I had several people in my life who acted the role of an enlightened witness. Even though these people had not fully achieved their own full awakening I was able to use their collective empathy to bear my extraordinarily painful insights. Today I'm able to consciously feel and understand those once unconscious and terrifying feelings and how they have affected my life. Occasionaly I slip into the old denial and the confusion that it brings, but I quickly regain my balance as I re-focus on the pain and its rage in order to right myself. Slowly I am integrating into my life this new awareness and today its becoming easier to live with. I can see how most of my present life has been affected by this fear. For example (a small but pain producing incident) my neighbor had a dog that barked all night long for months and kept me awake for hours and I was afraid to confront him. (it was the old unconscious fear of my parents) Now its easy to get my needs met for peace and quite. I just tell the owner (without anxiety) that he has to take care of the problem and if he doesn't there are laws requiring him too. In the past I agonized over almost ANYTHING that required assertion on my part in order to get my needs met. All this agony because I was unaware of my very old and unconscious fear of my parents. The actual incident with my father/mom occured when my father, being the cruel man that he is, tried his old way of berating and humilating me and instantly I let my rage out, without thinking, and it kept coming and coming....a whole life time of pain and mistreatment was exposed. I had the nerve to overcome my fear and openly tell him about all the horrible things he did and how it made me feel. I really didnt know what to expect but it just happened and when it did I realized that there was nothing for me to feel shame/guilt about. If anyone was to own these feelings it should have been him but never me. It was so painful but yet so liberating. Little did I know that this single "rage" action on my part would bring all the insights that I am experiencing now. As an infant I had no way to fight back, I was at their mercy for survival, so the emotion of rage that my child rightfully experienced was frozen with fear and thats the way I lived my entire life, IN FEAR and never felt loved. With hindsight I realize that as an adult I haven't protected myself very well and when I tried those actions were usually accompanied by a lot of fear and confusion. Now I relish my newfound abilities and don't hesitate for a moment letting another person know that I don't like something they're doing and won't put up with it and when i do this I no longer feel and act like a helpless victim to life's circumstances. With this comes an increasing ability to articulate my needs and get them met without a lot of anxiety. I used to be very depressed, angry and oftentimes suicidal but now thats all changing for the better and for the first time I have experienced a deep joy. Without being too philosophical it feels like a joy that comes from the deepest level of my body's memory. A joy that seems to come from my body's stored knowledge of creation itself and it feels so good. Being able to re-experience and live with my painful early history has finally given me access to my real feelings, and I now have the very clear knowledge that I possess what it takes to begin building the type life that I used to only dream about. My regret (very small) is that I wish I had taken this step earlier because it cost me years of a better life by running in circles from the inevitable pain rather than facing it. Thank You
AM: Thank you so much for your letter. I hope that many people will read and reread it because it tells so clearly what a good therapy is all about. There is nothing I could add to your text, every sentence speaks the truth of your own experience and this is more valuable than books could be. Congratulations!"

mercredi 30 mars 2011

La Pédagogie Noire Dans la Perspective Spirituelle

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Poisoneous pedagogy in the spiritual perspective?".


"Il semble être à la mode aujourd'hui d'utiliser le mot "Spiritualité" quand les thérapeutes sont arrivé à la fin de leurs promesses. Je dois admettre que je n'ai jamais compris la nécessité ou le sens de ce mot qui peut être facilement remplacé par un autre. Si vous dites, par exemple, que c'est un sentiment d'être connecté à un tout, à l'univers entier, je peut imaginer les sentiments d'un enfant qui a été punis et isolé de la famille mais qui finalement a été pardonné et s'est de nouveau senti appartenir à la famille (l'univers). Offrir ce résultat à un patient qui a osé se plaindre des abus de ses parents dans l'enfance, peut être une bonne idée pour certaines personnes qui se sentent toujours coupable de leur rage, mais de mon point de vue ce n'est pas un résultat salutaire et pas un signe de thérapie réussie. (Voir ma réponse du 14 avril: http://alice-miller.blogspot.com/2011/03/pedagogie-empoisonnee-dans-la-therapie.html)"

Version Originale:

"AM: It seems to be fashionable today to use the word "Spirituality" when therapists come to the dead end of their promises. I must admit that I never understood the meaning or necessity of this word that could be easily replaced by another one. If you say, for instance, that it is a feeling of being connected to an All, to the whole universe, I can imagine the feelings of a child that had been punished and isolated from the family but finally was forgiven and feels again belonging to the (family) universe. To offer this outcome to a patient, who dared to complain about his parents’ abuse in childhood, may be a good idea for some people who still feel guilty about their rage, but in my opinion this is not a healthy outcome and not a sign of a successful therapy (see my answer of April 14th)."