jeudi 23 octobre 2008

"A Propos du Transfert", Traduction

Traduction de l'article anglais d'Alice Miller: "About Transference".

Une Liste des Traductions du site d'Alice Miller récapitule les documents de son site web traduits dans d'autres langues mais non disponibles sur son site web et quelques articles non référencés sur son site web.

On apprend dans cet article que les parents se transfèrent sur leurs enfants, leurs enfants deviennent leurs boucs émissaires et les enfants qui n'ont pas conscience de l'origine du transfert (les parents) vont à leur tour se transférer sur des boucs émissaires, souvent leur propres enfants.

"A propos du Transfert

Article original "About Transference" en anglais par Alice Miller, sur le site http://www.alice-miller.com, traduction en Français par Gaël Roblin, traduction non vérifiée par Alice Miller ou son équipe.


Au début de notre vie nous étions, en tant que tous petits enfants, totalement dépendants de nos parents. Et nous avons cru, nous DEVIONS croire, que nous étions aimés par eux. Même quand nous étions abusés, nous ne pouvions pas nous en rendre compte. Puis, après 4 ans, nous avons grandi et nous ne pouvions plus éviter la souffrance d'être rejetés, haïs, et traités cruellement. Mais en tant qu'enfants dépendants nous ne pouvions toujours pas nous permettre de RESSENTIR cette souffrance, nous étions trop petits pour faire face à ces sentiments, nous avons alors dû réprimer notre rage, notre indignation et notre profond malaise à l'intérieur de notre corps. Quand nous devenons adultes, ces sentiments réprimés qui découlent des traitements cruels de nos parents peuvent revenir à la surface, mais ils sont encore connectés à la peur du petit enfant d'être puni au moindre signe de rébellion.

Devrions-nous en tant qu'adultes être traités de la même manière que nos parents nous ont traités étant enfants ? La plupart d'entre nous - spécialement ceux qui sont allés en
en thérapie - peuvent devenir conscients de la cruauté endurée par le passé.
Mais la connaissance de la totalité de la cruauté endurée peut toujours rester réprimée parce que la terreur est arrivée quand nous n'avions pas encore de mots pour ça. Pour cette raison nous avons besoin du "transfert", haïr par exemple une autre personne au lieu de notre mère ou de notre père.

Le transfert est inévitable si nous étions des enfants abusés.Il peut aussi être extrêmement confus. Mais il peut aussi bien être libérateur si nous somme prêts à le voir comme étant une conséquence du début de notre vie.
Si nous avons le courage de regarder nos JEUNES parents outragés et haineux dans les yeux et de ressentir la peur du petit enfant que nous étions, alors le rôle trompeur, confus, et défensif du transfert disparaît. Nous pouvons alors rechercher à sentir la peur du petit enfant,
mourant de peur à cause des deux êtres humains tenant notre corps et notre âme dans leurs mains et nous faisant ou nous disant ce qu'ils veulent, totalement négligents a propos de notre avenir, a propos des conséquences de leurs abus sur nos vies. Ils agissaient comme des robots, dirigés par leur propre enfance, incapables d'avoir la moindre réflexion que ce soit.

Si nous ne voulons pas devenir comme eux, nous devons nous efforcer de les VOIR aussi exactement que possible. Nous pouvons utiliser le transfert de cette manière: comme étant un moyen de découvrir les sentiments du petit enfant que nous étions et d'approfondir la compréhension que nous avions pour lui ou elle. A ce moment le transfert devient notre guide qui va permettre au petit enfant en nous de CROIRE ce que son corps SAIT depuis toute sa vie mais que son esprit ne peut pas croire: que tant de mal et de haine peuvent être dirigés contre un petit enfant innocent seulement parce que les parents ont endurés la même chose et n'ont jamais remis ça en question."

mercredi 22 octobre 2008

"A Propos de l'Abus Dans le Travail", Traduction

Traduction de l'article anglais d'Alice Miller: "About Work Abuse".


Dans cet article, on voir qu'une fois de plus la seule chose dont peuvent parler les médias est le déclencheur que l'on présente comme étant la cause principale des maltraitances, les difficultés au travail des parents ne peuvent être que le déclencheur, la "goutte d'eau qui fait déborder le vase" et non l'origine des maltraitances des parents sur leurs enfants.Cette interprétation évite d'accuser les parents à cause de notre peur des parents.
La société ne voit que la surface, l'aspect superficiel des faits et ne tient pas compte de ce qui se cache derrière, de ce qui est caché. Ce n'est que le sommet de l'iceberg, on a l'illusion qu'il flotte à la surface si l'on ne sait pas qu'il est en partie caché sous l'eau.

"A propos de l'abus dans le travail

Article original "About Work Abuse" en anglais par Alice Miller, sur le site http://www.alice-miller.com, traduction en Français par Gaël Roblin, traduction non vérifiée par Alice Miller ou son équipe.

Je suis heureuse que l'exploitation, l'irrespect, les manipulations, l'engourdissement ou en d'autres termes les modèles destructeurs de notre éducation soient de plus en plus reconnus dans notre vie sociale: au travail, dans l'industrie du sport, la politique, les partenariat - partout.Le livre "STALKING THE SOUL" (Helen Marx, 2000) [En Français: Voir les livres de harcèlement moral de
Marie-France Hirigoyen] écrit récemment par Marie-France Hirigoyen qui décrit ces modèles pervers au travail est devenu un best seller en France en une nuit.Je suis absolument d'accord avec l'auteur qu'il est important d'aider les victime d'abus du travail de reconnaitre ces modèles pour qu'ils deviennent capables de les combattre et d'utiliser les possibilités qui s'offrent à eux en tant qu'adultes (groupes professionnels, l'internet, avocats, etc), spécialement si ils ont été habitués à ces types de mauvais traitements depuis les premiers jours de leur vie.

Mais l'étude citée sur le forum "ourchildhood.usa" au premier juillet 2001 semble suggérer qu'une personne avec une enfance "heureuse" peut devenir un abuseur de ses enfants parce qu'il/elle est victime, humilié(e) et maltraité(e) durant sa journée de travail...Les journalistes qui ont préférés trouver les causes de l'abus de l'enfant dans la vie présente plutôt que dans l'enfance de l'abuseur (parce que la question de l'enfance leur fait peur) m'ont souvent confrontés à ce point de vue.Ils étaient convaincus que les parents sont capables de battre leurs enfants parce qu'ils sont débordés de travail, parce qu'ils sont au chômage ou quoi que ce soit d'autre.Je dois avouer que je n'ai jamais rencontré un seul père ou une seule mère qui bat ses enfants à cause de problèmes au travail si ils n'étaient pas maltraités dans leur enfance.Mais je connais des gens qui ont terriblement humiliés leurs enfants, même en ayant des conditions de vie très indépendantes, comme artistes ou professeurs.

Pour cette raison, je ne suis pas d'accord avec la suggestion qu'il y a un lien de causalité réciproque entre l'abus dans le travail et les maltraitances des enfants et que les parents frappent leurs enfants parce qu'ils sont sans défenses au travail, comme on l'a dit.
Je suis convaincue que 95% de la population mondiale, les parents qui battent leurs enfants pour des "raisons éducatives" le font SEULEMENT parce qu'ils ont appris ce comportement par imitation, très, très tôt dans leur vie.Toute fois, en manipulant, humiliant, trahissant, effrayant et frappant un petit enfant nous prenons le risque que son cerveau se développe en conséquence de cette expérience, nous enseignons aux enfants en leur donnant des exemples de cruauté, de malhonnêteté, et d'indifférence.
Ces enfants vont certainement nier leur souffrances précoces, vont blâmer les autres plutôt que leurs parents pour leur situation plus tard dans la vie et remettre en scène ce qu'ils ont appris, au travail ou avec leurs propres enfants.Ainsi, je crois que les parents qui n'étaient pas battus dans leur enfance ne seront pas amenés à le faire, même si ils ont d'autres problèmes."

lundi 13 octobre 2008

Article "De Mon Coté", Traduction

Traduction du texte en Anglais: "On My Side".

Une Liste des Traductions du site d'Alice Miller récapitule les documents de son site web traduits dans d'autres langues mais non disponibles sur son site web et quelques articles non référencés sur son site web.

On voit clairement dans cet article comme l'enfant peut se confondre avec ses parents et comme les parents considèrent l'enfant comme une partie d'eux mêmes, ils confondent l'enfant qu'ils étaient avec leur propre enfant.On y trouve aussi l'interdiction et la peur de se séparer des parents qui vient de quand l'enfant était dépendant de ses parents pour sa survie et ne pouvait pas se séparer et se passer d'eux.

"De Mon Coté
Article original "On My Side" en anglais par Barbara Rogers, sur le site http://www.alice-miller.com, traduction en Français par Gaël Roblin, traduction non vérifiée par Alice Miller ou son équipe.

Certaines personnes m'ont dit que je n'étais pas libre jusqu'à ce que j'oublie; jusqu'à ce que je comprenne et que je ressente la douleur de mes parents; que je ne vais jamais être libre des bourreaux de mon enfance si je me sauve d'eux parce que je suis une partie de mes parents -- et non un être différent d'eux.L'un de ces commentaires m'ont inspiré la réponse suivante:

Je ne suis ni une extension de mes parents ni une de leur vie.J'ai ma propre vie.Je peux sentir que je suis très différente.Ils n'ont jamais cherchés la liberté, la vérité, la compassion et l'amour.Ils étaient enfermés dans l'apitoiement et la peur.Ils ne se sont jamais demandés comment ils ont vécus et agis, et n'ont jamais voulu changer.Ils ont insisté sur le fait que leur manière de vivre auto destructrice et destructrice était juste.Ils ont fait l'erreur de vivre comme étant une partie de leurs parents, accrochés à beaucoup de mauvaises, inhumaines, fausses et dangereuses croyances à propos de la vie.

J'ai été entrainée à suivre et à obéir à ce que mes parents et d'autres autorités "importantes" vivaient et croyaient, et de remplir sans contradictions, leurs attentes, leurs demandes, leur règles -- voilà comment mes parents fonctionnaient.Je suis un être différent parce que je ne vis plus du tout de cette manière.Je sais que j'ai inspiré d'autres avec ma vie à trouver et à suivre leur propres valeurs, rêves, besoins et vérité -- par dessus tout mes enfants.
Je suis devenue ce que je suis à force de travail acharné, d'endurance, de courage et d'amour et de soutien de la part des gens qui comprennent ma quête, ma vocation et ma passion. C'est dans ma nature d'essayer de comprendre les gens .

Je suis surprise quand je suis décrite comme "fuyant mes bourreaux". Si des adultes fuient leurs bourreaux, si ils sont attaqués dans la rue, harcelés ou menacés, n'est-ce pas une chose plus sage à faire que de comprendre leur bourreaux ? Que suis-je censé ressentir avec les bourreaux de mon enfance ? A qui ça profite ? Pour "le bien" de qui ça devrait être fait ? Qui demande ça ?

Ce que j'ai accomplis est de quitter des relations blessantes et de partir à la recherche de soutient et de relations d'amour.Je n'appelle pas ça "courir".J'appelle ça définir les limites de mon action et agir avec force et amour.Je vois ma vie comme étant aventureuse et brave, avec la quête profonde d'être fidèle à moi même.

Est-ce qu'un être humain peut ressentir la douleur de quelqu'un d'autre ? Même le meilleur thérapeute avec une véritable et authentique compassion ne peut ressentir ce que son client ressent.On peut prendre note, respecter, écouter, reconnaitre la douleur des autres, ressentir de la compassion mais l'on a nos propres sentiments la dessus.Ce qui est important pour moi n'est pas de ressentir la douleur des autres mais de comprendre et de prendre la responsabilité de nos propres sentiments et de notre douleur.

Quand j'étais enfant, je pouvais sentir la douleur de mes parents parce que je me suis complètement identifiée à eux, en symbiose avec eux et leur douleur, et je voulais atténuer ça.
J'étais ce qu'on appelle "liée" avec eux et leur émotions.Mais je n'avais aucune idée de ma propre douleur.Aujourd'hui, je peux ressentir ma douleur et je suis concentrée sur ma vie et ma façon de vivre, de changer -- et plus du tout sur le fait de comprendre mes parents ou de les sauver.

Quand j'ai lu que je devrais ressentir la douleur de mes parents pour sortir des peurs de mon enfance, je me suis demandée ou cette loi était écrite et qui l'avait faite.Cette demande implique également que je ne peux pas avoir évoluée parce que je n'ai pas satisfait la demande de quelqu'un d'autre sur la meilleur façon d'acquérir la liberté.Ces commentaires servent le mécanisme qui à permis d'éteindre ma vérité et ma réalité dans l'enfance -- ils tentent d'invalider ma véritable et ma propre expérience et perspective personnelle.

Nous devons comprendre notre PROPRE douleur et notre propre souffrance pour pouvoir y faire quelque chose.M'identifier avec la douleur de mes parents n'a pas changé leur vie ou facilité leur "chemin" auto-destructeur, mais m'a enchainée désespérément à eux et à leur croyances.Il n'y avait pas de place pour ma douleur.Ma douleur n'était pas autorisée à exister, à être entendue, compris, évaluée, réconfortée et apaisée.C'était comme un complot pour cimenter et perpétuer la souffrance inutile.Pendant que mes parents étaient coincés dans leur auto-complaisance, rien n'a été fait ou changé pour m'entendre moi et ma douleur -- de sorte que je ne sois plus dans la douleur ou la peur.

Mon individualisation et ma libération en tant qu'être humain à commencée quand j'ai pris ma propre douleur, mes propres sentiments, mes propres pensées, et mes propres besoins au sérieux, ce qui m'a de plus en plus libérée du désir de sentir la douleur de personnes qui m'ont abusé ou blessée, ou qui le font ou ont essayé de le faire dans le présent.
Je pense que c'est dangereux parce que ça occulte les frontières de ce qui est important.

Quand j'ai lu le livre "Base Instincts" de Jonathan Pincus et "Guilty by Reason of Insanity" de Dorothy Lewis à propos de l'enfance des meurtriers *, j'en ai appris plus sur pourquoi les gens blessent, tuent les autres et commettent des crimes.C'était choquant, très intéressant, douloureux, fascinant et éclairant.Les meurtriers dans ces livres aimaient tous, comprenaient et oubliaient les abus criminels indescriptibles, monstrueux, profondément répugnant de leurs parents pervers -- et sortaient tuer des innocents.

Comprendre comment l'on devient qui l'on est et pourquoi on commet des crimes et une chose -- et traiter des relations personnelles est quelque chose de complètement différent.Et un crime reste un crime, est jugé et punit en conséquence.

Mais si je vivais en contact rapproché avec un criminel et que j'essayais de le/la comprendre, je mettrais ma vie en danger.Ce ne serait pas une bonne chose à faire.Comprendre les actions d'un criminel sur un plan théorique, analytique est très différent que d'avoir a faire à de relations personnelles spécialement avec nos parents, qui ont et peuvent avoir un terrible pouvoir sur nous.Très souvent, les personnes qui "comprennent" leurs parents finissent par se retrouver avec des partenaires abusifs et par "comprendre" sans être capable de réaliser la réalité de leur relation et de se libérer.Plus proches nous somme de quelqu'un, et plus la relation est profonde, plus il doit y avoir une compréhension mutuelle et un respect mutuel pour lesquels chaque partenaire de la relation a besoin de se sentir en sécurité, protégé, respecté, soigné et aimé.

La thérapie à été pour moi de devenir capable de me retirer de moi même des situations douloureuses, et d'être capable de le faire -- ce que je ne pouvais pas faire étant enfant -- pour le reste de ma vie.Aussi longtemps que je comprenais la douleur de mes parents, pendant que je ne reconnaissais pas la mienne et que je ne validais pas mes propres émotions, j'étais terriblement confuse, souffrante et emprisonnée dans l'impuissance.

Quand j’étais enfant, j’ai appris à mes dépends que ma souffrance n’avait aucune importance, qu’elle était nuisible et problématique. J’ai toujours cru que la situation était irrémédiable et que personne ne m’aiderait, ne me soulagerait ou ne me réconforterait.Depuis que j’ai abandonnée cette conviction, je suis devenue plus libre, heureuse et légère et j’ai arrêté d’essayer de comprendre ceux qui m’ont fait du mal autrefois et ceux qui continuent de m’en faire aujourd’hui.


J'ai dit "Non, ne me faites pas ça".Aujourd'hui, je n'investis plus du tout d'énergie dans la compréhension de POURQUOI ils m'ont fait ça.Quand je faisais ça, je n'étais pas capable de dire au gens: "Je n'aime pas ce que vous faites.Ca me fait mal.Arrêtez."Tant que je voulais comprendre mes bourreaux, je n'étais pas capable de me protéger et de prendre soin de mes besoins.

Il est vital et nécessairement important pour sauver notre vie que nous reconnaissions, comprenions, et atténuons notre propre douleur -- et de réaliser que nous DEVONS changer l'empreinte dangereuse des moyens impitoyables, méchants, cruels et sans amour qui nous ont forcés malgré nous et dans nos vies afin que nous puissions nous séparer de ces moyens d'auto destruction et de destruction.Nous avons été forcés de comprendre et d'accepter que nous n'avions pas assez de valeur pour être traités avec compassion et respect pour nous mêmes, et en tenant compte de nos besoins et de notre bien être.J'ai du changer ça pour être capable de vivre en accord avec moi même, avec intégrité et en paix, avec humanité, joie, harmonie, et dans la vérité -- et je suis fière de ce que j'ai fait.

© Barbara Rogers

*Jonathan Pincus:"Base Instincts: What Makes Killers Kill?" Read the interesting article about it on Alice Miller's website: "Frenzy" - Childhood, Hatred and the Compulsion to Kill."
Dorothy Lewis: "Guilty by Reason of Insanity: A Psychiatrist Explores the Minds of Killers"

mercredi 17 septembre 2008

Le Roi Salomon n'était pas un expert en développement de l'enfant

Traduction du texte en Anglais: "King Solomon—no Expert on Raising a Child"

Je rappelle qu'une liste des documents traduits dans des langues non disponibles sur le site d'alice miller est ici: Liste des Traductions du site d'Alice Miller n'hésitez pas à m'indiquer l'adresse de documents que vous connaissez ou de traduire vous même certains documents dans une langue encore non traduire si vous le pouvez.

On voit dans ce texte comme les parents croient avoir raison de battre l'enfant et comme les parents croient faire du bien à l'enfant, on peut aussi se douter que les enfants apprennent à croire aux mensonges de leurs parents et qu'une fois adulte ils y croient encore dans la manière d'élever leurs enfants, ils croient encore que les parents avaient raison, comme leurs parents leur ont fait croire durant leur enfance.
On voit bien aussi comme la Bible est présentée comme la raison et comme les conseils d'éducation cités par la Bible sont présentés comme étant la raison, on oublie souvent la vie de Jésus qui nous montre qu'avec des parents aimants on ne devient pas un tyran d'enfants mais un parent aimant, mais personne ne cite Jésus quand il s'agit de conseils pour éduquer les enfants, parce que sous prétexte d'éduquer on veut en réalité battre les enfants, leur faire du mal, les faire souffrir en prétendant leur faire comprendre ce que c'est, et donc Jésus n'est pas le bon exemple pour ça.


"Le Roi Salomon n'était pas un expert en développement de l'enfant"
Article original "King Solomon—no Expert on Raising a Child" en anglais par Barbara Rogers, traduction en Français par Gaël Roblin, traduction non vérifiée par Alice Miller ou son équipe.

Les traitements cruels de l'enfant sont souvent justifiés par des conseils parentaux dépassés donné par la Bible.Il est fastidieux et insultant pour l'intelligence d'un lecteur ou d'un auditeur d'entendre des gens qui vivaient il y a des siècles être présentés comme des experts sur la façon d'élever un enfant.L'un des favoris à être cité est le Roi Salomon - mais un regard sur son histoire dément tout prétention de sa sagesse et de son expertise.Son fils Rehoboam est devenu un roi encore plus cruel que son père à été.Quand son peuple lui à demandé d'alléger la "lourde chape" que son père leur avait mis, Rehoboam à répondu qu'il leur rendrait la vie encore plus difficile.La révolte contre lui à conduit à une guerre civile qui à duré jusqu'à sa mort.
La royaume Juif à été divisé et à la fin dépassé et conquis (http://www.nospank.net/maurer3.htm). Il ne peut pas être plus clair que ce fils adulte d'un père violent a fait subir la violence, qu'il à appris et enduré étant un innocent enfant, contre d'autres innocents, et comme il n'a semé et récolté rien d'autre que de la destruction.

Les enfants sont les plus faibles, les plus malléables et vulnérables des êtres humains.Le cerveau d'un enfant se développe énormément durant les trois premières années de la vie, si un enfant est traité avec violence, cruauté, et négligences durant cette période, cela a des effets durables et dévastateurs sur le processus de développement délicat de son cerveau.
Il est incroyable et inadmissible de présenter de dangereuses croyances d'un monarque mort depuis longtemps comme étant le moyen ultime d'élever les enfants.
N'avons nous pas pas changés et grandis, développés et appris depuis l'époque de Salomon à travers de nouvelles idées, entre autres d'importantes découvertes psychologiques ?
Avec quelle arrogance et excuses sans scrupules est-ce que des gens ont bannis Jésus et ses connaissances et sa sagesse sur les enfants de leur conscience ?
Il est grossier et mensongé d'utiliser les anciens mots d'un cruels tyran pour légitimer la violence contre les enfants à notre époque - simplement parce que ces mots ont été écrits dans la bible.Est-ce que quelqu'un de raisonnable va suivre et obéir les mots d'un autre tyran, et encore moins lui laisser décider de la façon d'élever les enfants au 21ème siècle ?

La vérité est que les enfants, qui ont été battus étant enfants et qui n'ont jamais osé remettre en question leurs parents et leur cruauté, que ces parents leur ont infligé, vont utiliser n'importe quoi pour justifier leur cécité et leur obéissance, une continuation des croyances absurdes et erronées de leurs parents.Ils sont toujours les enfants peureux, obéissants de parents tyraniques et cruels, qui n'osent pas réaliser la vérité - que l'abus engendre l'abus; que la violence contre les enfants crée de la violence et de la destructivité contre soi même ou contre d'autres innocents; et que frapper ou fesser les enfants non seulement met en danger sa santé et son bien être, mais peut aussi souvent être une forme de violence sexuelle qui peut conduire à vies entières de misères et de perversion, surtout si c'est infligé à l'enfant exposé par derrière.
Les lecteurs intéréssés peuvent trouver dans le livre d'Alice Miller "C'est Pour ton Bien", ou dans le livre "Spare the Child: The Religious Roots of Punishment and the Psychological Impact of Physical Abuse" de Philip J.Jr Greven's des indications précieuses sur les dangers, les origines et les conséquences des pratiques abusives et cruelles des parents.Je ne pourrais pas mourrir en paix, étant un être humain et une mère sachant que je laisse derrière moi un terrible héritage d'enourager les autres dans des abus inhumains et irrresponsables contre leur propres enfants.Les enfants ont besoin d'amour.L'amour n'est jamais humiliant, abusif et tyranique contre d'autres être humains, spécialement sans défenses et sans pouvoir comme les enfants.
Complétement et totalement dépendants de leurs parents, ils ont besoin d'être guidés respectueusement et honnêtement pour devenir des être humains décents, qui prennent soint d'eux mêmes, libres, avec intégrité, qui peuvent être authentique avec eux mêmes.

Version originale en Anglais: King Solomon—no Expert on Raising a Child
© Barbara Rogers

lundi 8 septembre 2008

Les Causes de la Violence sont Connues

Voici après le commentaire en introduction la traduction d'un article du site d'Alice Miller traduit en Français (voir aussi:Liste des Traductions du site d'Alice Miller).

Dans cet article, on apprend que les enfants apprennent la violence très jeunes durant leur enfance, qu'on les "programme" soit à la cruauté, à la violence, soit à la vie et à l'amour.
Cela ressemble à un ordinateur qui est programmé à faire ce qu'on lui a appris et rien d'autre, le fonctionnement des enfants est en partie similaire, si on les programme à être violents en leur apprenant la violence, ils ne pourront que devenir violents, si on ne les laisse pas se développer normalement, ils retiendront que la cruauté et qu'empêcher la vie est quelquechose de normal et de naturel.
On apprend aux enfants soit à être violents, cruels et sadiques, soit à être aimants et à respecter la vie, la leur et celle des autres.
Les enfants deviennent comme ils sont traités par leurs propres parents, mais comme on ne voit pas que les parents maltraitent l'enfant, on à cru durant des milliers d'années que les enfants avaient une tendance naturelle à la violence, alors qu'en réalité c'était ce que les enfants subissaient de la part de leurs propres parents et de la société qui à souvent pris fait et cause pour les parents et contre les enfants.
Peu de gens ont réussi à discerner ce mensonge et cette cruauté depuis parce que nous avons pour la plupart d'entre nous appris à ne pas croire ce que nous voyons et ce que nous ressentons et à croire les paroles de nos parents qui n'étaient que des menteurs, qui mentaient à leur propres enfants et à eux mêmes, ils mentaient et se trompaient, abusaient de leurs propres enfants "en toute bonne foi" !


"Les causes de la violence sont connues (Le cerveau trompé et les émotions interdites)

Article original "The Roots of Violence are NOT Unknown. (The misled brain and the banned emotions.)" en anglais, traduction en Français par Gaël Roblin, traduction non vérifiée par Alice Miller ou son équipe.

La traduction "officielle"
sur le site d'Alice Miller est maintenant disponible:
Les racines de la violence ne sont PAS inconnues

Les Faits:

1. Le développement du cerveau humain dépend de son utilisation.Le cerveau développe sa structure dans les 4 premières années de la vie, dépendant des expériences de l'environnement offert à l'enfant.
Le cerveau d'un enfant qui à été principalement aimé va se développer différemment d'un cerveau d'un enfant qui à été traité cruellement.

2. Presque tous les enfants de notre planète ont été battus dans les premières années de leur vies.Ils ont appris dès le début la violence, et cette leçon est inscrite dans leur cerveau en développement.Il n'existe pas d'enfant né violent.La violence N'EST PAS génétique, elle existe parce que les enfants battus utilisent, dans leur vie adulte, les leçons que leur cerveau a appris.

3. Comme les enfants battus ne sont pas autorisés à se défendre eux mêmes, ils doivent supprimer leur colère et leur rage contre leurs parents qui les ont humiliés, qui ont tués leur empathie innée et insultés leur dignité.
Ils vont réutiliser cette rage plus tard, étant adultes, contre des boucs émissaires, le plus souvent leur propres enfants.Dépourvus d'empathie, certains d'entre eux vont diriger leur colère contre eux mêmes (dans des troubles de l'alimentation, addictions à la drogue, dépression, etc.), ou contre d'autres adultes (dans les guerres, le terrorisme, la délinquance, etc.).

Question et Réponses:

Q: Les parents battent leurs enfants sans arrières pensées, pour les faire obéir.Personne, sauf une très petite minorité de personnes, proteste contre cette dangereuse habitude.Pourquoi la séquence logique (depuis avoir été une victime trompée jusqu'à devenir un adulte trompeur qui reproduit cette habitude) est totalement ignorée dans le monde ? Pourquoi le Pape, responsable du comportement moral de beaucoup de millions de croyants ne les a jusqu'à maintenant jamais informés que battre les enfants est un crime ?

A: Parce que presque TOUT le monde à été battu, et que nous avons appris très tôt que ces actes cruels étaient normaux, sans dangers, et même bien pour nous.Personne ne nous a dit que c'était des crimes contre l'humanité.La mauvaise leçon, immorale, et absurde à été inscrite dans notre cerveau en développement, et ça explique la cécité émotionnelle de notre monde.

Q: Pouvons nous nous libérer de cette cécité émotionnelle que nous avons subis dans l'enfance ?

A: Nous pouvons - au moins jusqu'à un certain point - nous libérer nous mêmes de cette cécité en osant sentir nous émotions réprimées, incluant la peur et la rage interdite contre nos parents qui nous on souvent fait peur à mourir pour des périodes de plusieurs années, qui auraient du être les plus belles années de notre vie.Nous ne pouvons pas récupérer ces années.Mais en faisant face à la vérité nous pouvons nous transformer nous mêmes depuis l'enfant qui vit toujours en nous plein de peurs et de déni en un adulte responsable, bien informé qui a retrouvé son empathie, qui leur a été volée si jeunes.En devenant des personnes conscientes de leur sentiments, nous ne pouvons plus nier que battre les enfants est un acte criminel qui devrait être interdit sur toute la planète.


Conclusion:
Prendre soin des besoins émotionnels de nos enfants veut dire plus que leur donner une enfance heureuse.Cela veut dire permettre au cerveau de futurs adultes de fonctionner normalement d'une manière rationnelle, libérés de la perversion et de la folie.Avoir été forcés d'apprendre durant l'enfance que battre les enfants est une bénédiction pour eux est l'une des leçons les plus absurde et confuse, avec les plus dangereuses conséquences: Cette leçon en tant que telle, avec le fait d'être coupé de ses véritables émotions, crée les racines de la violence."

mardi 2 septembre 2008

L'Enfant Abusé - La Cause Principale des Meurtres

Voici une traduction en Français de l'article:
Child Abuse—The Essential Reason for Murder

On voit bien dans cet article comme les enfants gravement maltraités ne peuvent pas voir ce qu'ils ont subis et n'osent pas accuser leurs parents de quoi que ce soit, personne n'a eu de compassion pour l'enfant en détresse qu'ils étaient et sont devenus des meurtriers à cause de ça, de l'indifférence générale aux enfants.

Traduction de l'article:

"L'Enfant Abusé - La Cause Principale des Meurtres
Article original en anglais par Barbara Rogers, traduction en Français par Gaël Roblin, traduction non vérifiée par Alice Miller ou son équipe.

"Dorothy O.Lewis a dédiée son travail à étudier pourquoi l'être humain devient un meurtrier.Son impressionnant, excellent livre "Guilty by Reason of Insanity: A Psychiatrist Explores the Minds of Killers" est une lecture "horrible".C'est choquant d'en apprendre autant à propos des actes actuels de meurtre.
Ils sont vu généralement comme n'étant rien d'autre que des actes diaboliques qui n'ont aucun sens - jusqu'a ce que les abus physique et la violence sexuelle, que ces meurtriers ont endurés étant enfants, soit mis en lumière.Exposé aux brutaux et impitoyables coups de fouets, passages à tabac et victimes d'abus odieux comme esclaves sexuels - certains d'entre eux en étant sodomisés - ils ont dus gérer pour survivre à l'enfer de l'enfance un état permanent de terreur.Beaucoup de gens veulent encore croire que des gens sont nés maléfiques; ou que la malchance frappe une personne du nulle part ou que certaines part innés font qu'un être humain tue.Mais ce n'est pas vrai.

Les assassins que nous fait connaitre ce livre ont fait l'objet d'indicibles horreurs.Ils ont un cerveau endommagé et sont malades mentaux.Mais le facteur commun et décisif pour ces actes meurtriers est l'expérience d'un abus dans l'enfance extrémement traumatisant.Dans la plupart des cas, les tortures et perversions barbares ont fait que l'esprit torturé de l'enfant s'est scindé en de multiples personnalitées.
Dorothy Lewis, formé à Yale dans un contexte traditionnel, psychanalytique, n'a pas pu en premier reconnaître cette terrible réalité qui a aidé ces enfants à survivre et à se dissocier de leurs épreuves insupportables.Ses interviews, dans lesquelles elle gagne la confiance d'un meurtrier ce qui permet aux multiples personnalités d'oser sortir et de communiquer avec elle - avec leurs propres noms et leur caractéristiques, comme une autre façon de parler, de regarder, de bouger - sont superbes, choquantes et douloureusement fascinantes.

Pourquoi regardons nous les meurtriers seulement comme le diable, des personnes perverties qui doivent juste être mise à l'écart ou réduites au silence pour toujours à travers la peine de mort ? Pourquoi ne cherchons nous pas à gagner toutes les informations possibles sur ce qui a produit ces crimes ? Comprendre ce qui fait qu'un meurtrier tue ne veut pas dire excuser ou le laisser sortir de prison.La société a le droit d'être protégée.
Mais nous pouvons apprendre tellement de chaque meurtriers a propos de l'origine de terribles tueries et comment les éviter - si nous sentons la responsabilité de connaitre la réalité et la vérité, et les raisons derrière elles.Ainsi nous pourrions créer une nouvelle sensibilisation, d'une importance vitale a propos des dangers dévastateurs et des conséquences de permettre la violence contre les enfants.

C'est une grande perte pour le développement de l'humanité que la société soit si aveugle, sourde et sans aucune compassion pour les épreuves des victimes de monstrueuses tortures enfantines que ces assassins ont du supporter encore et encore.Dans leurs interview avec Dorothy Lewis, ils ont partagés ce qui leur est arrivé souvent pour la première fois de leur vie.Beaucoup d'entre eux ne pouvaient pas s'en rappeller du tout et ne pouvaient pas expliquer pourquoi ils avaient des cicatrices sur le dos, leur fesses et d'autre partie du corps.Seulement des parties dissociées, formées par leur esprit pour les aider à survivre, se rappellent des terribles abus.C'est frustrant de voir combien de temps ça a pris et combien l'interviewer à du poser des questions jusqu'a ce que ces être humains maltraités partagent quelquechose à propos de leur passé - ce qu'ils ont fait seulement quand ils ont eu confiance en ce brillant psychiatre sensible.

Il est ahurissant de lire qu'ils ne voulaient pas révéler de quoi ils avaient soufferts étant enfants parce qu'ils avaient peur de montrer leurs parents sous un "mauvais jour" et de perdre leur famille si ils le faisaient - ce qu'ils craignaient spécialement lorqu'ils étaient proche de leur éxécution ainsi que toute information au sujet de leur propre sort qui aurait pu les sauver.
Leurs parents étaient soulagés si la vérité restait un secret, cachée de l'extérieur, même si ça signifiait que leur enfant serait éxécuté et n'avait aucune chance d'avoir sa vie épargnée par une information qui jetterais la lumière sur leur folie violente.

Il a été intéréssant et surprenant de lire comment Dorothy Lewis décrit son parcours depuis sa formation limité à Yale dans la "tradition Freudienne" pour arriver à réaliser, par ses expériences à travers ses interviews - que les être humains, qui souffrent de traumatismes, d'abus barbares durant leur enfance peuvent devenir de violents meurtriers et des personnes avec de multiples personnalités.

Les meutres ne sont rien d'autres que la partie visible finale de trop nombreux actes de violence atroces infligés à l'enfant sans défense, impuissant et innocent - une réalité que la société ne veut pas reconnaitre. La société prend note, souvent d'une manière sensationnelle, seulement de cet acte final et comment punir le criminel qui l'a commis - mais ne veut pas être informée à propos de tous les crimes de leurs parents et des autres personnes s'occupant de l'enfant qui ont conduit à ce crime.

Dorothy Lewis à travaillée avec Jonathan Pinkus, qui à écrit le livre "Base Instincts".Ils ont trouvé trois facteurs qui doivent être ensemble pour provoquer un acte meurtrier: abus de
l'enfant, maladie mentale, et dommages dans le cerveau.Pendant que je lisais à propos de la cruauté et de la violence commise contre les enfants, sur une base régulière, souvent tous les jours, je me suis demandée qui penserait qu'un adulte pourrait survivre à de telles tortures, continuant durant des années, sans de sévères dommages et des conséquences traumatiques pour son cerveau, son esprit, son âme, son corps et sa raison.Des adultes, torturés comme ça, vont trouver de la sympathie et de la compréhension, peut être de l'aide.Un enfant, sous la possession complète et à la merci de parents fous ou d'autres abuseurs pervertis et cruels avec le pouvoir sur l'enfant, ne peut pas trouver d'aide ou de sympathie dans son enfance et rarement avec la justice.La justice est un concept qui n'a jamais touché ces vies."

Version originale en Anglais © Barbara Rogers

dimanche 17 août 2008

Liste des Traductions de Textes d'Alice Miller

Voici la liste des traductions des articles du site d'Alice Miller traduits en d'autres langues que celle disponibles sur le site web d'Alice Miller.

J'ai décidé de traduire les articles me paraissant indiquer le plus d'informations méconnues sur la violence et ses causes pour permettre la diffusion de ces connaissances.

Vous pouvez distribuez librement et gratuitement ces traductions, merci toutefois de mentionner l'adresse de ce blog (http://alice-miller.blogspot.com/) et de ne pas modifier le texte, ou d'indiquer qu'il s'agit d'une version modifiée de ma traduction. Vous pouvez les imprimer pour en faire des tracts ou dans un journal, dans une revue.

Vous pouvez faire un don (bouton en haut de la colonne à droite de ce message) pour me soutenir.

Ci dessous, la liste des articles d'Alice Miller traduits dans des langues qui ne sont pas déjà disponibles sur le site web et qui ne sont pas sur ce blog:

Espanol / Espagnol :

English / Anglais :

Italiano / Italien