samedi 4 avril 2009
L'Empathie ou la Discipline
Une Liste des Traductions du site d'Alice Miller récapitule les documents de son site web traduits dans d'autres langues mais non disponibles sur son site web et quelques articles non référencés sur son site web.
Je ne traduis que la réponse d'Alice Miller, les personnes qui envoient des courriers n'ayant pas prévu qu'ils puissent être traduits.
Une fois de plus, on ignore les raisons qui poussent l'enfant à devenir mauvais, à être en colère on ignore la raison et les causes du comportement de l'enfant qui est jugé mauvais, et les parents comme les "spécialistes" dans ce domaine le font parce qu'ils pensent que ce serait donner raison à l'enfant que de reconnaitre qu'il a raison, la raison de l'enfant et qu'il ne faut pas le reconnaitre. Il semble évident que les parents ne veulent pas reconnaitre qu'ils ont tord et leur responsabilité et préfèrent accuser l'enfant, le mettre dehors pour éviter d'être eux mêmes mis en cause et disent: "regarder comme l'enfant est insupportable; on est obligé de le mettre dehors pour s'en protéger". Mais en fait ils ont peur de l'enfant car comme eux même n'ont pas pu réagir dans leur enfance par la colère par exemple, lorsque l'enfant éprouve ces sentiments ils en ont peur parce qu'ils ne les connaissent pas.
Combien de fois ai-je lu et même vécu moi même le fait que l'on ne veut pas reconnaitre "devant lui" que l'enfant a raison, pourquoi ne devrait on pas reconnaitre la raison de l'enfant, que l'enfant a raison ? On refuse de respecter l'enfant et de reconnaitre qu'il a raison. On refuse de le protéger.
"Courrier Empathie ou Discipline, Samedi 4 Avril 2009
Réponse d'Alice Miller:
Donner aux parents des conseils pour apprendre à leurs enfants à bien se comporter n'ouvre pas la voie vers la propre histoire des parents, ça leur donne seulement plus de pouvoir et les laisse souvent émotionnellement aveugles et en plus sans empathie. Par exemple le conseil souvent répété d'envoyer l'enfant dehors pour "se calmer" est l'un des nombreux exemples de conseils de comment les enfants doivent être maltraités quand ils sont "mauvais" parce qu'ils ne sont pas contents. Personne ne va envoyer un ami dans une pièce séparée quand il crie sans même savoir la raison de sa détresse mais le faire avec un enfant mécontent est souvent recommandé par des experts de l'éducation. Etes vous toujours d'accord avec moi ?"
mercredi 18 mars 2009
"Recherches Biographiques"
Une Liste des Traductions du site d'Alice Miller récapitule les documents de son site web traduits dans d'autres langues mais non disponibles sur son site web et quelques articles non référencés sur son site web.
Je ne traduis que la réponse d'Alice Miller, les personnes qui envoient des courriers n'ayant pas prévu qu'ils puissent être traduits.
Une fois de plus on voit que partout dans le monde, les médias, les institutions et la société en général ne veulent pas voir les véritables origines des crimes, sans doute à cause de leur propre peurs issues de leur propre enfance, ou il leur était interdit de percevoir les intéractions, les causes et les effets et ou tout ce qui était permis à l'enfant était de s'accuser lui même pour soulager les parents de leur responsabilité.
Non seulement ils ne veulent pas voir les causes des crimes et des criminels mais en plus ils accusent ceux qui le font d'effrayer et de faire peur, c'est sans doute pour ça aussi que les travaux d'Alice Miller sont si méconnus dans la société, on en parle pas pour ne pas faire peur ! Cette réponse nous montre que ceux qui prétendent travailler pour la justice ou les médias ne sont en général que de vulgaires charognards qui survivent grâce à l'incompréhension générée par les maltraitances et leurs crimes, comme si le fait de dénoncer les causes de la violence les empêcherait de travailler comme il n'y aurait plus de crimes ! C'est comme un médecin qui refuserait de soigner ces patients en disant que si tout le monde était bien portant, il n'aurait plus de travail, et qui se contente (comme les psychiatres) de donner des médicaments qui ne soignent malheureusement pas les causes psychologiques mais qui ne sont que des calmants comme les anti-dépresseurs. C'est comme de donner à quelqu'un qui s'est cassé la jambe un anti douleur et de lui dire qu'il est guéri parce qu'il n'a plus mal, on se contente de "guérir" les symptômes, l'aspect superficiel et l'on ne creuse pas plus loin.
Il n'est pas permis de voir ce qui se cache derrière ça (la cruauté) par peur des parents, l'enfant ne peut plus voir la cruauté qui se cache derrière les maltraitances et ses propres souffrances par peur d'être maltraité une fois de plus, par peur de déclencher la violence de ses parents sur lui même. On a peur de comprendre les criminel mais en faisant ça on est comme eux, ils commettent des crimes pour ne pas voir l'origine de leur crime, parce que leurs parents les en ont empêchés sous peine d'être maltraité.
Les criminels veulent tuer leur propres parents mais comme ça leur est interdit il se rabattent sur les substituts qui rappellent leur parents, bien souvent ceux que les parents ont rendus responsables de leur propre cruauté, comme les femmes en général pour les mère qui ont battu leur enfant et on se retrouve ensuite avec des hommes qui maltraitent les femmes. Les criminels croient encore leurs parents, ils ne peuvent plus faire autrement.
Cela montre en tous cas que la peur des parents et omni présente dans notre société et que ça empêche de voir les causes et l'origine des crimes que d'avoir peur d'accuser les parents et de voir leur responsabilité. On comprend bien que l'enfant ne peut pas prendre le risque d'accuser ses parents, mais une fois adulte, ce risque n'est plus là.
On veut résoudre l'énigme de ces crimes mais sans toucher à leur véritable cause, sans accuser les parents parce que c'est interdit pour l'enfant et que ces peurs restent activent bien souvent toute notre vie. Les parents interdisent à l'enfant de se comprendre, de comprendre ce qui lui arrive, l'origine de ses souffrance parce que ça les accuserait, et l'on reste avec ces peurs de la cruauté et des souffrances sans même le savoir.
"Réponse d'Alice Miller au courrier Biographical research, Tuesday March 17, 2009
AM: Je veux dire mon investigation, ma recherche, incluant les biographies des dictateurs, criminels, et d'autre personnalités bien connues, pour que les perversions cruelles de leur actes puissent être comprises en montrant l'histoire de leurs enfances. Par exemple, chacun en Allemagne déclare, presque avec fierté, qu'ils ne comprennent "rien du tout" au "motivations" des histoires de fou récentes dans une école. Aussi en Alabama, le même jour, ou un jeune homme a tué sa mère, alors ses grands parents ou il avait été élevé, alors son oncle et sa tante, la police recherche les motivations comme si c'était toujours interdit d'avoir un regard dans l'éclairante histoire de l'enfance d'un homme destructeur à la place de rester ignorant. Mais comment pouvons nous apprendre à changer et à protéger la société de son aveuglement si nous sommes effrayés de voir la dynamique de la violence."
"Le Prix de la Protection des Mères"
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Je ne traduis que la réponse d'Alice Miller, les personnes qui envoient des courriers n'ayant pas prévu qu'ils puissent être traduits.
" Réponse d'Alice Miller à la lettre The price for protecting the Mothers, Sunday March 15, 2009
AM (Alice Miller): Merci pour votre lettre. Cela aide à voir comment une grande découverte peut être dissimulée par une idéologie si ça en devient une partie. Florence Rush, Sandra Butler, Michelle Morris, et d'autres ont écrit à propos des abus des enfants dans les années 80, elles étaient féministes, mais n'étaient pas encore concernées par la protection des mères. Vos citations de Bass et Davis montrent que le déni du rôle de la mère peut camoufler la vérité et bloquer le chemin vers une thérapie efficace. Je dois admettre que je n'ai pas lu le livre "The Courage to Heal" jusqu'a la fin parce que je me sentais gênée avant le chapitre "Spirituallity". Mais vos informations expliquent pourquoi je me sentais gênée.
Laura Devis rapporte dans la préface de son livre comment sa propre mère a réagit cruellement, agressivement et avec un total rejet aux confessions de Laura que son Grand Père, le Père de sa Mère l'a abusé sexuellement dans son enfance. Si elle a pardonné sa mère plus tard et se sentait si bien, peut être que son récent cancer du sein, qu'elle annonce dans la nouvelle édition, lui rappelle qu'il y a un prix à payer pour cet oubli.
Je ne connais pas la réponse, c'est seulement elle qui peut la trouver, et j'espère qu'elle va le faire parce que son livre entier montre son besoin d'être vraie. Mais j'observe partout comment les idéologies nous empêchent de voir de simples faits.
Pourquoi beaucoup de femme battues restent pendant des années avec leur mari et essaient de les aider parce que (comme elles disent) elles les "aiment", si elles SAVENT qu'ils vont encore les frapper ? Je pense que ce sont des femmes qui ont appris dans les premières années de leur vie d'accepter les coups de leur mère aimée et de ne jamais protester contre cette terreur mais d'être indulgentes avec amour. Il n'y avait pas d'autre choix."
"Comportement Désagréable ou Douleur"
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Je ne traduis que la réponse d'Alice Miller, les personnes qui envoient des courriers n'ayant pas prévu qu'ils puissent être traduits.
On voit dans ce courrier comme la partie visible des faits comme enfermer l'enfant, le frapper, lui mettre une fessée ou le mettre dehors n'est que la partie visible des faits de ce qui à déjà été fait à l'enfant sans qu'on s'en aperçoive et c'est ce qui a provoqué les souffrances de l'enfant qu'il ne peut plus exprimer par peur, et l'on présente ces méthodes de discipline, d'éducation comme la solution au problème de l'enfant alors que c'est la répétition des même processus qui ont conduit au comportement "anormal", "dérangeant", et même violent dans certains cas de l'enfant. L'enfant se calme en apparence tellement il a peur de souffrir encore plus lorsqu'on lui donne une fessée, ce qu'on présente comme un méthode pour aider l'enfant à se calmer n'est en fait qu'une agression qui "assome" l'enfant, l'enfant est calmé comme une personne dans un état de peur, de stress peut s'évanouir ! L'enfant se déconnecte de ce qu'il ressent, de la souffrance pour survivre, ce qui conduit à croire (et souvent l'enfant lui même le croit) qu'il n'en souffre pas, mais en fait, il n'en souffre pas immédiatement, c'est comme si lorsque l'on se brûle on ne sentait rien et que l'on ait mal des années plus tard ! Alice Miller nous rappelle que derrière le comportement "anormal" d'un enfant se cache la souffrance de l'enfant que l'on ne veut pas voir, et c'est la véritable raison pour laquelle on ne s'intéresse pas au causes du comportement de l'enfant, parce que l'on a peur de ressentir à nouveau nos propres souffrances et l'on préfère se débarrasser du gêneur plutôt que de le comprendre et l'écouter car il pourrait nous rappeler et faire revenir nos souffrances passées et non résolues.
"Réponse d'Alice Miller au courrier Nasty behavior or pain, Monday March 16, 2009
AM (Alice Miller): Vous écrivez: J'ai un passé rempli principalement d'abus émotionnels et de rejets (seulement un petit peu de coups, fessée, etc m'ont été donnés). Et vous écrivez une longue lettre qui montre votre désespoir causé par votre enfant mais en plus de la phrase ci dessus, vous ne mentionnez JAMAIS COMMENT vous avez souffert des PETITES TAPES ET FESSEES etc quand VOUS étiez un enfant. Seulement dans le PS vous mentionnez "de ce fait" vos parents.
Finalement vous me demandez d'écrire un livre pour vous qui apprenne à élever votre enfant à se comporter. Mais dans tous mes livres vous pouvez trouver l'information dont vous avez actuellement besoin: Votre enfant déclenche en vous la vieille douleur, causée par vos parents, que vous craignez évidemment de sentir en dépit de vos longues thérapies, qui vous ont probablement seulement donné un savoir intellectuel. Autrement vous sauriez que le mettre dehors est une cruelle façon de refuser le contact, même si c'est peut être recommandé par une école Waldorf et par beaucoup d'autres auteurs ignorants.
Quand un enfant se comporte d'une manière que vous jugez mauvaise il souffre. A la place de trouver pourquoi il souffre vous l'envoyez dehors. Auriez vous fait ça aussi à un bon ami ? Mais vous ne pouvez pas trouver ce qui le fait souffrir aussi longtemps que vous ne savez pas ce qui vous faisait souffrir quand vous étiez enfant. Votre ancienne vieille douleur semble rester toujours niée ou dissociée et ça bloque DONC votre empathie pour votre enfant. Vous pouvez vouloir lire mon livre "Free From Lies" qui sort en Juin 2009 chez Norton, NW [NDT, ce livre est déjà sorti en france sous le titre "Ta Vie Sauvée Enfin" chez Flamarion]. Mais ce n'est pas à propos de la "discipline", pas du tout."
dimanche 15 mars 2009
"Le Féminisme"
Une Liste des Traductions du site d'Alice Miller récapitule les documents de son site web traduits dans d'autres langues mais non disponibles sur son site web et quelques articles non référencés sur son site web.
Je ne traduis que la réponse d'Alice Miller, les personnes qui envoient des courriers n'ayant pas prévu qu'ils puissent être traduits.
Le courrier parle de deux choses, la première, le fait que la plupart des psys à qui l'on ose poser les questions de la FAQ d'Alice Miller pour trouver un bon psy sont rétissants et bien entendu accuse le patient de dépasser les limites exactement comme les parents accusent l'enfant lorsque celui ci commence de les accuser....
Voir aussi le courrier "How to find a therapist who answers my questions. Monday March 09, 2009 " sur le sujet des psys qui ne veulent pas répondre aux question du patient (pour cacher leur propre incompétence).
Ensuite, le courrier parle de thérapies féministes ou tout est interprété en fonction des femmes ou l'inceste serait un viol non pas contre l'enfant mais contre les femmes (et les garçons violés ?) et Alice Miller explique bien comme l'on idéalise les femmes et les mères ce qui cache les maltraitances car les femmes étant par définition innocentes, tout accusation contre elles sont forcément infondées et à tord...
"Réponse d'Alice Miller au courrier en Anglais: "Feminism", Saturday March 14, 2009
AM (Alice Miller) : merci pour votre lettre, je suis heureuse pour vous que vous ayez des yeux grands ouverts et que vous ayez le courage de vérifier le courage de votre thérapeute auquel vous parlez comme ça vous ne deviendrez pas une victime d'illusions. Vous pouvez vérifier 20 d'entre eux, vous aurez probablement les mêmes réponses, pleines d'évitements mais peut être vous trouverez éventuellement quelqu'un qui va répondre honnêtement à vos questions. Si ce n'est pas le cas, alors vous avez beaucoup appris et vous pouvez bénéficier de cette expérience. En ce qui concerne les thérapies féministes je suis complètement d'accord avec vous. J'ai écrit il y a déjà 30 ans que les femmes peuvent abuser de leur bébés, enfants en bas âge ou petits enfants avec une totale impunité, personne ne les contrôle. Elle peuvent se venger sur leurs enfants de toutes les humiliations dont elles ont souffert des hommes dans notre société. Plus tard, leurs enfants qui "aiment" leurs mères peuvent transférer leur rage contre leurs soeurs ou d'autres femmes et faire la guerre et enlever des femmes mais adorent, défendent et respectent leurs mères parce que ce dont ils ont souffert quand ils étaient des petits enfants reste inconscient, totalement réprimé. Et beaucoup d'entre nous ont besoin pendant longtemps de l'illusion d'avoir eu une merveilleuse mère. Vous avez raison, la tragédie commence avec la mère qui est protégée par toutes les sociétés et honorée dans la plupart des religions comme étant une sainte innocente. Il existe déjà en Allemand des livres qui brisent ce tabou mais pour les publications en Anglais vous devez rechercher sur Google. Le livre de Bass et Davis est très aidant pour les victimes d'abus sexuels dans l'enfance mais malheureusement les auteurs qui sont féministes ont écrit que seulement très peu de femmes abusent des enfants. Ce qui n'est absolument pas vrai. Il y apparemment aussi des femmes pédophiles qui vivent avec des enfants de 10 ou 12 ans et disent que c'est (pour eux !!!) une belle "relation". Ne pas être conscients d'utiliser les enfants pour se venger de leur propre traumatisme et de ruiner leur vie n'est pas seulement l'attitude des hommes mais des deux genres aussi longtemps que l'abus reste une question évitée par toute la société ignorante."
mercredi 25 février 2009
"Le Traumatisme de l'Enfance"
Une Liste des Traductions du site d'Alice Miller récapitule les documents de son site web traduits dans d'autres langues mais non disponibles sur son site web et quelques articles non référencés sur son site web.
Cet article nous montre que les châtiments corporels, même la fessée, sont des traumatismes qui ont des conséquences sur l'enfant et le développement de son cerveau et que ce n'est pas un mal pour un bien, contrairement à une idée répandue.
Et contrairement à ce que prétendent certains psys connus et médiatiques, ce n'est pas en faisant comme si de rien n'était que l'on permet à l'enfant de s'en sortir, mais au contraire en lui permettant d'être écouté et entendu, en lui permettant de reconnaitre ce qu'il a subis et de ressentir ce que ça lui a fait, ses souffrances.
"Le Traumatisme de l'Enfance
Mardi 01 Juin 1999
Tant qu'ils sont aimés, les enfants peuvent se remettre de l'abus et même de l'horreur de la guerre.
4 Juin 1999 | Nous n'arrivons pas dans ce monde en étant « purs ». Chaque nouveau bébé vient au monde avec sa propre histoire, l'histoire des neufs mois entre sa conception et sa naissance. En plus, les enfants ont l'empreinte génétique dont ils héritent de leurs parents. Ces facteurs peuvent aider à déterminer quel type de tempérament un enfant aura, quelles inclinaisons, dons et prédispositions.
Mais le caractère dépend crucialement du fait que l'on donne à une personne l'amour, la protection, la tendresse et la compréhension ou si elle est exposée au rejet, à la froideur, à l'indifférence et à la cruauté dans ses premières années formatrices. Le stimulus indispensable pour développer la capacité d'empathie, est disons, l'expérience de soins protecteurs. En l'absence de tels soins, quand un enfant est forcé de grandir en étant négligé, privé émotionnellement et sujet aux abus physiques, il ou elle perdra cette capacité innée. Quand j'attribue une immense signification aux expériences des petits enfants dans leurs premiers jours, semaines et mois de leur vie, pour expliquer leur comportement ultérieur, je ne veux pas affirmer que les influences ultérieures n'ont aucun effet. Si un enfant traumatisé ou négligé peut plus tard être amené à connaître ce que j'appelle un « témoin secourable » ou un « témoin éclairé », il ou elle peut évoluer positivement avec les effets de ce traumatisme de l'enfance.
Nous savons aujourd'hui que le cerveau avec lequel nous somme nés n'est pas le produit finit que l'on croyait qu'il était. La structure du cerveau dépend en grande partie des expériences des premières heures, des premiers jours et des premières semaines de la vie de quelqu'un. Au cours des dernières années, les recherches scientifiques dirigées par le neurologiste et le psychiatre Dr. Bruce D. Perry. ont établies que les enfants traumatisés et négligés montrent de sévères lésions affectant jusqu'à 30 pour-cents des zones du cerveau qui contrôlent nos émotions. Les sévères traumas infligés sur les petits enfants mènent à une augmentation des libérations d'hormones de stress qui détruisent les neurones existants, et nouvellement formés et leurs inter-connections.
Les dernières révélations à propos du cerveau humain auraient pu provoquer un changement radical dans notre réflexion au sujet des enfants et de la façon dont nous les traitons. Mais les vieilles habitudes ont la vie dure. Beaucoup de gens croient maintenant que ça prend aux moins deux générations pour les jeunes parents de se libérer du fardeau hérité de la « sagesse » et de stopper de battre leurs propres enfants, deux générations jusqu'à ce qu'il devienne purement impossible de donner un coup à l'enfant « par inadvertance », deux générations avant que le poids du savoir nouvellement acquis bloquent la main levée pour éviter le coup « irréfléchi ».
Nous somme souvent confrontés à la croyance que les effets des châtiments corporels sont salutaires plutôt que nuisibles. Mais la seule chose qu'un enfant battu apprend est à avoir peur de ses parents, pas de se conduire correctement et de rester à l'écart des ennuis. Ils se sentiront coupables et apprendront à minimiser leur propre douleur. Etre sujet à des attaques physiques contre lesquelles ils sont sans défenses instille à l'enfant la conviction qu'il ne mérite ni le respect ni la protection. Ce faux message est alors stocké dans le corps de l'enfant en tant qu' information et va influencer leur vision du monde et plus tard leur attitude envers leurs propres enfants. De tels enfants vont être incapables de défendre leur droit à la dignité humaine, incapables de reconnaître la douleur physique comme un signal de danger et d'agir en conséquence. Même leur système immunitaire peut être affecté.
En l'absence d'autres personnes sur lesquelles prendre exemple - un témoin éclairé ou secourable - ces enfants vont voir le langage de la violence et de l'hypocrisie comme les seuls moyens efficaces de communication. Comme si ce n'était pas assez, ils utiliseront cette langue eux mêmes quand ils grandiront car les adultes choisiront de garder réprimés les sentiments d'impuissance déjà supprimés.
Le trauma vécu par les enfants Kosovar peut être dépassé si ces enfant reçoivent l'attention adéquate de leurs parents, ou, en l'absence de parents, d'un autre adulte. Ces enfants ont besoin de savoir qu'ils sont aimés et que quelqu'un comprend leurs peurs. La guerre – un trauma qui est partagé par une communauté entière – ne mène pas un enfant à la destructivité si il peut partager ce qu'il ressent avec quelqu'un. Ce qui rend une personne dangereuse plus tard dans la vie est l'isolation de la douleur et de la peur, l'impossibilité des parents ou d'autres personnes s'occupant de l'enfant de voir et de comprendre combien un enfant se sent mal.
Avec les enfants Kosovar, les parents comprennent parfaitement la détresse de leurs enfants et peuvent essayer de les aider parce qu'ils vivent la même douleur. En fait, le monde entier semble désirer aider, chacun est conscient des traumas. D'un autre coté, l'isolation d'un petit enfant dans la douleur à l'intérieur d'une famille peut laisser des traces dans le cerveau qui sont liées à des comportements violents ou agressifs plus tard.
Les Nations Unies ont appelées à déclarer les années 2000-2010 la décade pour la culture de la non violence. Cela ne peut pas être réalisé seulement par de belles paroles . Nous devons être un exemple pour nos enfants – ceux qui décideront a quoi ressemblera le prochaine génération – et leur montrer que la co-éxistence et la communication sans violence sont possibles. Je crois qu'il y a déjà un grand nombre de parents qui sont déjà conscients de l'immense portée de leur propre comportement. Il est réaliste d'espérer que cette connaissance va conduire à une augmentation du nombre de « témoins éclairés » et de là à une amélioration rapide du traitement des enfants partout dans le monde."
dimanche 8 février 2009
"Comment les Adultes Peuvent Survivre à une Enfance de Violences et de Mensonges"
Une Liste des Traductions du site d'Alice Miller récapitule les documents de son site web traduits dans d'autres langues mais non disponibles sur son site web et quelques articles non référencés sur son site web.
Cet article nous montre comme l'on ne voit pas les violences que l'on a subis, comme l'on ne reconnait pas ces violences pour ce qu'elles sont, mais que l'on reconnait les violences que l'on a pas subis, ce qui prouve que les violences ont pour conséquences d'empêcher la victime de les reconnaitre pour ce qu'elles sont. C'est l'interdiction de s'apercevoir de ce que l'on subit dénoncée par Alice Miller depuis des dizaines d'années: on ne peut plus percevoir ce que l'on a subis, on croit ne pas avoir subis ce que l'on a subis.
"Comment les adultes peuvent survivre à une enfance de violence et de mensonges.
Jeudi 01 Janvier, 2004
"La crainte et l'amour ne peuvent pas vivre ensemble... Le coups sont utilisés pour corriger des bêtes brutales." - Seneca (Philosophe Romain, auteur, politique, 4 B.C.E, to C.E. 64)
Il y a deux mille ans, le peuple de la Rome Antique acclamait avec enthousiasme les gladiateurs qu'ils regardaient se battre à mort, et regardait d' innocentes personnes déchirées en morceaux par des bêtes sauvages. Durant cette même époque, les enseignants Romains pratiquaient les châtiments corporels tous les jours. Les écoles Romaines étaient approvisionnées avec une variété d'instruments utilisés pour battre les enfants, incluant la férule (un paquet de tiges à base de branches de bouleau), la scutie (un fouet fait de courroies en cuir) et la flagelle (un fouet fait de lanières de peau boeuf, le cuir le plus dur) (1).
Même si donner à manger des esclaves aux lions et battre les enfants à l'école étaient des pratiques acceptables pour la majorité des citoyens Romains, de temps en temps des voix de protestations se sont fait entendre. Le pédagogue et rhéteur Quintilien (35 – 95 après JC) écrivit: « Je suis entièrement contre les pratiques des châtiments corporels dans l'éducation, même si c'est répandu... En premier lieu c'est un traitement répugnant digne de l'esclavage qui serait considéré comme une insulte si ce n'était pas infligé sur les garçons. Ensuite, l'élève dont l'esprit est trop grossier pour être amélioré par la censure va devenir aussi indifférent aux coups que le plus mauvais des esclaves. Finalement ces punitions seraient entièrement inutiles si les enseignants étaient patients et aidaient leur élèves. »
Après avoir blamé les enseignants pour ne pas avoir incité les élèves à faire ce qui est juste, se demandant comment ceux qui punissent les enfants peuvent traiter les garçons qui ne peuvent pas être influencés par la peur, Quintilien ajoute: « Et considérez l'effet de honte et blessant produit par la douleur ou la peur des victimes. Ce sentiment de honte paralyse l'esprit humain, le faisant fuir et détester la lumière du jour. »
La plupart des Américains condamneraient les pratiques Romaines comme étant d'un autre âge, barbares et cruelles. Pour moi il est remarquable qu'une sauvagerie similaire – l'abus de l'enfant dans nos propres maisons et écoles – soit discuté si rarement, froidement et superficiellement dans les journaux, les émissions télévisées et livres Américains. Notre culture est empoisonnée par la violence contre les enfants. Dans l'année 2000, le Département de la Santé et des Ressources Humaines a reçu 3 millions de rapports d'enfants maltraités impliquant 5 millions d'enfants Américains. Approximativement 879 000 enfants (sur les 5 millions) étaient des victimes confirmées de maltraitances, en incluant la négligence et la négligence médicale (63%), abus physique (19%), abus sexuels (10%), et maltraitances psychologiques (8%). Ce nombres n'incluent par les 400 000 enfants qui étaient battus cette année là – légalement battus – dans les écoles Américaines.
Comment pouvons nous expliquer le manque de conscience privée et d'actions publiques au sujet de la façon dont nous blessons et bafouons nos fils et nos filles bien aimés ? Ou est l'indignation des auteurs et des professeurs d'universités qui se spécialisent dans ces champs ? .. Il m'apparaît que ces auteurs ont échoué à comprendre la chose la plus importante: l'essence de la nature humaine. Comme l'église, trop d'écrivains ont cru que l'enfant était l'incarnation du mal, et donc en dehors du paradis, il y a peu de chance pour l'accomplissement individuel ou le progrès social. Ce dangereux mythe, que les bébés sont nés avec des gènes qui les rendent mauvais et sont par nature de violentes créatures – a rapporté un prix Nobel de littérature à l'auteur de cette fable puérile, « Sa majesté des Mouches ».
Heureusement, nous pouvons toujours trouver des auteurs qui croient que l'enfant est né bon: Jean Jacques Rousseau, Ralph Waldo Emerson, A.S. Neill, Erich Fromm, Ashley Montagu, Abraham Maslow, Colin Wilson. Un auteur de plus doit être ajouté à cette liste prestigieuse. Tout au long des vingt dernières années, la psychiatre Alice Miller a été l'avocate la plus passionnée et sincère de la bonté naturelle de l'enfant, et pour le droit de chaque enfant de vivre librement sans violence. Les précédents livres d'Alice Miller incluent « C'est pour ton bien » (1985) ; « L'enfant sous terreur »(1986) ; « L'avenir du drame de l'enfant doué » (1996) ; « La connaisance interdite » (1990) ; et « Chemins de Vie » (1998). Le dernier ouvrage d'Alice Miller - « Libres de savoir » - contient la sagesse des anciens volumes, mais introduit aussi plein de nouvelles idées.
Les Arguments d'Alice Miller, dans « Libres De Savoir » peuvent être résumés comme ça:
Beaucoup d'adultes s'occupent de leurs enfants avec des méthodes parentales d'apprentissage qui emploie la violence physique ou psychologique contre l'enfant.
A cause de ce traitement violent, les enfants grandissent aveugles aux dangers des violences parentales et ne sont plus en contact avec leur véritables sentiments.
Quand ces enfants devenus grands deviennent enseignants et parents, il vont pratiquer la même méthode violente contre leur propre enfants.
Ce cycle de « la violence engendre plus de violence » peut être rompu, et les adultes abusés peuvent se guérir eux mêmes et devenir des parents non violents.
A.Miller commence par expliquer, avec beaucoup d'exemples, comment et pourquoi la réalité de l'enfance est ignorée dans « six domaines ou ça devrait être précisément le contraire: la médecine, les psychothérapies, la politique, le système judiciaire, la religion et les biographies. » … La partie suivante « Comment nait la cécité émotionnelle ? » offre des explications de l'histoire répandue et très souvent répétée: « Un père va battre son fils et l'humilier avec des remarques sarcastiques mais ne va pas avoir de souvenirs d'avoir été humilié de façon similaire pas son propre père ». Dans la troisième partie du livre, Alice Miller offre des exemples de courageux adultes qui sont guéris en dépit d'une longue histoire d'abus parentaux.
Alice Miller offre une explication stupéfiante au mystère: « Pourquoi les gens refusent de voir et de changer les actions qui sont douloureuses pour eux mêmes et pour les autres ? » … Dans un précédent livre, « Chemins de Vie » (1998), elle dit:
« Les gens sujets aux maltraitances dans l'enfance peuvent insister leur vie entière sur le fait que battre les enfants est sans danger et les punitions corporelles salutaires, bien qu'il y ait des preuves accablantes et évidentes du contraire »
Ecrit avec le ceur, ce livre explique les causes de nos problèmes, et donne sans jargon professionnel des solutions qui marchent. A.Miller écrit: « En tant que thérapeute je sais que nous pouvons nous libérer de modèles hérités si nous pouvons trouver quelqu'un qui nous croit et qui est de notre coté, quelqu'un qui au lieu de moraliser veut nous aider à vivre avec la vérité. »
Le long de notre chemin vers notre liberté individuelle il est nécessaire pour nous de trouver ce qu'Alice Miller appelle un témoin éclairé: un thérapeute, enseignant, avocat, ou écrivain qui est bien informé, ouvert, et désireux d'écouter les vérités personnelles douloureuses dont nous avons besoin de parler.
Dans son approche ou la connaissance de soi est la clé vers la liberté, A.Miller nous rappelle le brillant mais négligé psychologue Sidney M.Jourard. Dans « The Transparent Self », S.M.Jourard écrit: « Nous camouflons notre véritable être des autres pour nous protéger contre les critiques ou le rejet. Cette protection à un prix. Quand nous ne somme pas nous mêmes avec les autres gens dans notre vie, nous sommes incompris. Quand nous sommes incompris, spécialement par la famille et les amis, nous rejoignons « l'anonymat ». Pire encore, quand nous réussissons à cacher aux autres qui nous sommes vraiment, nous avons tendance à perdre le contact avec qui nous somme vraiment. Cette perte de soi contribue à la maladies sous toutes ses formes. »
Jourard est décédé dans un accident à l'âge de 48 ans, seulement 3 ans après l'édition révisée de «The Transparent Self » - trop jeune pour soutenir sa théorie avec des exemples vivants qui la rende plus puissante et thérapeutique. Alice Miller l'a fait: remplir ses travaux avec de nombreux exemples d'individus qui luttent et réussissent à exprimer leur véritable moi en paroles et en actes. Le livre d'Alice Miller est tellement honnête a propos de la vie d'individus spécifiques, il révèle la vie intérieure de nous tous.
« Libres de Savoir » est un chef d'oeuvre, qui nous montre comment nous pouvons faire face aux plus noirs secrets de notre enfance douloureuse, et avoir de l'espoir, du courage et des idées pour vivre notre vie plus honnêtement, plus tendrement, avec nous mêmes, et avec la famille et les amis dont nous nous préoccupons. Dans mon exemplaire du livre j'ai souligné des passages, passages qui confirment mes intuitions et mon expérience personnelle en travaillant avec des adultes et des enfants de tous les âges et de toutes situations. Le livre, avec son flot de belles observations et d'idées profondes, m'ont fait évoluer d'une façon trop profonde pour l'exprimer avec des mots.
« Croyez les hommes » écrit R.W Emerson, « Et ils seront honnêtes avec vous » …Inspiré par le livre d'Alice Miller, je comprend maintenant plus clairement comment écouter, et comment aider d'autres personnes à se libérer en partageant les profondeurs de leur coeur et de leur âme. Et il y a une leçon plus essentielle que ce livre peut apprendre. Les enfants heureux avec des enfance saines sont une espère en danger. Tous ceux d'entre nous qui sont impliqués dans les professions d'aide doivent activement travailler pour créer une culture ou la violence contre les enfants, sous toutes ses formes, est remplacée avec le plus beau cadeau de l'être humain: la raison, la sincérité et l'amour.
Michael Pastore, Directeur Editorial, Zorba Press
publié sur ePublishersWeekly.com