vendredi 11 juin 2010

Prendre Soin de l'Enfant

Réponse au Courrier Message from A.H. Sunday September 18, 2005. L'auteur du courrier parle d'une mère modérément violente, ce qui aide à supporter la violence et les souffrance endurées parce que l'on se dit que ça aurait pu être encore pire.

"Chère a.h, je vous envoie la réaction écrite par Barbara à votre lettre, un membre de notre équipe. Votre histoire est déchirante mais n'est pas du tout une exception, j'ai reçu des lettres comme la votre depuis que j'ai publié le drame il y a 26 années . Dans toutes ces lettres, la mère était appelée "modérément violente" tandis que les faits décrivaient une extrême horreur. J'espère que mon livre récent "le corps ne ment jamais" peut vous aider à prendre soin de la petite fille terriblement maltraitée que vous étiez. Lisez aussi mes articles les plus récents et les interview sur mon site. Si vous décidez d'aller voir un thérapeute lisez ma FAQ avant d'aller à la première séance. Refusez de croire aux mensonges parce que votre corps devra en payer le prix. Si votre mère vous avait aimée, elle n'aurait pas été capable de vous maltraiter si cruellement et de souhaite que vous vous détruisiez vous mêmes maintenant par des drogues. Avec mes meilleurs voeux. Alice Miller."

Version Originale:
"A.M.: Dear a.h., i am sending you the reaction to your letter written by barbara, a member of our team. your story is heartbreaking but not at all exceptional, i have been receiving letters like yours since i published the drama 26 years ago. In all these letters the mother was called "moderately violent" while the facts described an extreme horror. i hope that my recent book "the body never lies", 2004 norton, can help you to take care of the terribly mistreated small girl you once were. read also the most recent articles and interviews on my website. if you decide to look for a therapist read my FAQ-list before you go to the first session. refuse to believe in lies because your body must pay the bill. if your mother loved you, she would not have been able to mistreat you so cruelly and to wish that you destroyed yourself now by taking drugs. with all my best wishes, alice miller"

samedi 22 mai 2010

Reconnaitre l'Abus Sexuel des Parents

Traduction d'une réponse d'Alice Miller qui répond à une personne racontant ses déboires notamment en thérapie avec des thérapeutes qui ne voulaient pas reconnaitre l'abus sexuel perpétré sur l'enfant.

Source:
http://alice-miller.com/readersmail_en.php?lang=en&nid=468&grp=0705

"Vous vous avez dit dans votre lettre que votre père vous a abusé sexuellement que vous aviez trois ans et vous a abandonné à l'âge de 8 ans parce que vous ne l'aimiez ou ne l'appréciez pas. Il vous a alors envoyé un email des années plus tard ou il disait vous avoir abandonné par amour pour vous protéger.
Vous avez maintenant une vingtaine d'années, vous souffrez de beaucoup de symptômes et de la compulsion "étonnante" d'abandonner les gens qui vous aiment et qui prennent soin de vous. Vous écrivez que vous faites ça parce que vous sentez que l'autre personne est mieux sans vous. De cette façon, vous essayez de donner un sens à une perversion comme ça vous pouvez croire que vous étiez aimée, parce que chaque enfant a extrémement besoin d'être aimé. Mais le corps de la femme de 23 ans sent la vérité et se rebelle contre se mensonge. Il ne peut pas guérir aussi longtemps que l'adulte s'accroche à l'illusion que son père l'a aimée. Un père qui exploite le corps de sa fille de 3 ans est un criminel qui est incapable d'amour. En plus, il lui dissimule le crime en disant qu'il l'a aimé. Votre lettre nous montre que la fille adulte veut connaitre la vérité et qu'elle va alors finalement l'avoir. Lire mes derniers articles et interviews sur ce site peuvent vous aider peut vous aider sur ce chemin, mais maintenant répéter le comportement de votre père "je t'ai fais souffrir pour ton bien" vous protéger votre père, vous déniez ses mensonges et ses perversions et votre corps crie pour la vérité.
Version Originale:
"You tell us in your letter that your father abused you sexually when you were three years old and that he abandoned you at the age of eight because you did not love or appreciate him. He then e-mailed you many years later that he had abandoned you out of his love for you so that you were protected.

You are now twenty years old, suffer of many symptoms and of the "amazing" compulsion to abandon people who love you and care about you. You write that you do that because you feel "that the other person had been better off" without you. In this way, you try to give sense to a perversion so that you can believe you were loved, because every child absolutely needs to be loved. But the body of the 23-year-old intelligent woman feels the truth and rebels against the lie. It cannot recover as long as the adult clings to the illusion that her father loved her. A father who exploits the body of his 3-year-old daughter is a criminal who is incapable of love. In addition, he conceals the crime by telling her that he loved her.
Your letter shows that the adult daughter does want to know her truth and that she will thus eventually get it. Reading my last articles and the last interview for ONA on this website may be helpful on this path. But now, by repeating the pattern of your father (I make you suffer "for your own good") you protect your father, you deny his lies and perversions and your body screams for its truth."
On remarque une habile manipulation du père qui fait croire à sa fille qu'il l'a protégée en la quittant, mais cela occulte le fait que c'était tout de même le père qui abusait d'elle même si être éloigné de ce père a pu effectivement la protéger de certains de ces abus.

dimanche 9 mai 2010

La Violence Contre les enfants Produits des Adultes Violents

Traduction du courrier "Violence against children produces violent adults"

"Merci pour votre invitation. A la place de voyager beaucoup, j'écris sur ce site. Vous êtes libre de distribuer mes articles et mes tracts aux gens dont vous vous occupez. Je suis heureuse que vous ayez lu certains de mes livres et que vous vouliez aider les autres à comprendre ce qui leur arrive. Ce n'est pas un travail facile mais très nécessaire. Je pense qu'avoir compris la dynamique de la violence fait que chaque leader responsable veut partager ce savoir avec d'autres. La violence contre les enfants produits des adultes violents comme des dictateurs fous et les abus sexuels produisent des pédophiles. Cette vérité évidente est cependant totalement niée parce que nous avons pratiquement tous été victimes d'abus d'enfant et nous ne voulons pas le savoir. Alors ils continuent de tromper les uns et les autres: dans la philosophie, la littérature, la religion. Mais leur corps ne se laisse pas tromper, ils continuent de reproduire leur histoire donc l'abus continue. Il est alors temps pour notre esprit de comprendre ce qui s'est passé, de quitter l'ombre et de stopper l'abus. Prêcher les vertus est totalement inefficace aussi longtemps que les religions interdisent la sincérité émotionnelle. Cependant, c'est que qu'elles font toutes. Mon livre "Notre Corps ne Ment Jamais" le montre clairement pour tous ceux qui veulent savoir."

Version Originale: "A.M.: Thank you for your invitation. Instead of travelling a lot I write to this site. You are free to distribute my flyers and articles among the people you care about. I am glad that you read some of my books and want to help others to understand what happens to them. it is not an easy job but a very necessary one.
I think that having understood the dynamic of violence makes every responsible leader wanting to share his knowledge with others. Violence against children produces violent adults as well as mad dictators and sexual abuse produces pedophiles. This obvious truth is however totally denied because almost everyone was a victim of chilld abuse and doesn't want to know it. So they conttinue to fool each other: in philosophy, literature, religion. But their bodies don't let themselves be fooled, they continue to reproduce their stories and so the abuse continue. It is thus time for our mind to understand what happens, to leave the darkness, and to stop the abuse. Preaching virtues is totally ineffective as longue as religions forbid emotional honesty. However, this is exactly what ALL OF THEM do. My book "The Body Never Lies" makes it clear for everybody who wants to know."

samedi 1 mai 2010

Le Potentiel de Guérison de la Rage et de la Colère

Traduction du courrier "The healing potential of rage and anger" :



"Quand j'ai écrit le drame en 1978, je ne reconnaissait pas complétement le potentiel de guérison de la rage et de la colère. Mon opinion aujourd'hui est qu'il n'est pas suffisant pour un ancien enfant maltraité de déposer un grief sur ce qui s'est passé, comme les psychanalystes le supposent. C'est indispensable de se rebeller contre la cruauté endurée, comme de la reconnaitre clairement et de la rejeter. Nous ne pouvons nous libérer de la tendance à reproduire le même modèle avec nos enfants que de cette façon. La rage réprimée subsiste dans notre corps si elle n'a jamais été vécue consciemment, ou exprimée."

Version Originale:
"AM: When I wrote the Drama in 1978, I didn't yet fully recognize the healing potential of rage and anger. In my opinion today, it is not enough for a former mistreated child to grieve about what happened, as psychoanalists assume. It is indispensable to rebell against the endured cruelty, as well as clearly recognize and reject it. Only this way we become free of the tendency to unconsciously repeat the same pattern with our children. The suppressed rage subsists in our bodies if it was never consciously experienced, nor expressed."

L'Aveuglement du Crime des Parents peut être Trouvé dans Tous les Groupes Ethniques

Traductions de la réponse à la lettre "Blindness for the crimes of parents can be found in all ethnic groups".

"Merci beaucoup pour votre courrier. Je pense que nous devons avoir le courage de gagner la sincérité émotionnelle et la connaissance que votre lettre montre. C'est vrai, les gens noirs ont du tellement souffrir de la cruauté des gens blancs que la solidarité avec leur famille leur ont probablement donnés une forme de protection. Mais l'aveuglement pour le crime des parents n'est pas plus petit que dans d'autre groupes ethniques. C'est le même pour tout le monde, parmis les européens, les Chinois, les Japonais, les Chrétiens, les Musulmans. Dans toutes les religions il est interdit d'avoir de véritables sentiments et de sentir de la rage contre les abuseurs, il est à la place permis de prendre sa revanche sur de petits enfants, de les battre, et de leur apprendre le mensonge que la cruauté est bien pour eux. Très tôt, la plupart de ces enfants croient comme les adultes dans le fait de battre les enfants et ne savent pas qu'ils sont emprisonnées pour toujours dans l'éternelle peur de leurs parents. Ils restent des enfants effrayés durant leur vie entière au lieu de devenir des adultes qui puissent être respectueux de leur progéniture.
Concernant le prozac et autre médications, je pense que cela peut nous aider à nous sentir mieux mais peut bloquer les expériences émotionnelles stockées dans notre corps. Cependant, ce sont justement ces émotions qui nous donnent accès à notre histoire donc nous pouvons nous sentir mieux sur le long terme."

Connaitre notre passé, d'ou l'on vient et d'ou vient le fait que l'on fasse telle ou telle chose est nécessaire, cela permet de nous connaitre nous mêmes et de savoir qui l'on est vraiment et nos émotions nous permettent d'y avoir accès, imaginez faire un trajet en voiture et ne plus vous souvenir d'une part d'où vous venez et pourquoi vous allez à tel endroit, c'est exactement comme ça que l'on se trouve avec notre enfance et nous même en général, on est en quelques sorte "perdus".


Version Originale: "AM: Thank you very much for your letter. I think that we need much courage to gain the emotional honesty and awareness that your letter shows. It is true, black people have had so much to suffer from the cruelty of white people that the solidarity with their families gave them probably a kind of protection. But the blindness for the crimes of parents is by no way smaller among other ethnic groups. It is the same all over the world, among Europeans, Chineses, Japaneses, Christians, Moslims. In all religions it is forbidden to have autentic feelings and to feel rage towards the abusers, it is instead allowed to take revenge on the small children, to beat them, and to teach them the lie that cruelty is "for their own good". Very early most of these children believe as adults in beatings and don't know that they are stuck forever in their eternal fear of their parents. They remain scared children their whole life instead of becoming adults who can be respectful of their offspring.
Concerning Prozac and other medication I think that they may help us to feel better but can block the experience of emotions stored up in our body. However, it is exactly these emotions which give us access to our history, so that in long term we can feel better."

jeudi 29 avril 2010

La Fessée, un Abus ?

Traduction de la réponse au courrier "spanking? abuse?" qui croit que donner une fessée à un enfant n'est pas forcément un abus, l'auteur du courrier est lui même dans cette confusion ou justement une fessée n'est pas reconnue comme étant toujours un abus lorsqu'elle est administrée sur un enfant sans défense, qu'elle qu'en soit la cause et le déclencheur, et surtout même si c'est pour l'éduquer, le calmer, l'arrêter, et même si on n'appelle pas cela un abus :

"Frapper un enfant est un acte cruel, désespéré, ignoble, mauvais , irrespectueux et affreux, parce qu'il est effectué contre une personne sans pouvoir qui n'est pas autorisée à se défendre elle même ou à échapper à l'agresseur et à son ignorance. C'est aussi l'acte le plus destructeur parce qu'il endommage le cerveau des victimes qui vont répéter toute leur vie le mensonge et la stupidité du Roi Salomon "N'épargne pas la baguette à l'enfant". L'exact opposé est vrai: La baguette qui n'épargne pas l'enfant laisse des effets permanents pour toute la vie. Salomon a appris son mensonge par ses propres parents comme vous l'avez fait des vôtres et comme vos enfants vont l'apprendre de vous."

Version Originale:
"AM: To spank a child is a cruel, dispiteful, ignoble, mean, respectless, and dirty act because it is carried out towards a powerless person who is not allowed to defend herself / himself nor to escape from the aggressor and his ignorance. It is also the most destructive act because it damages the brain of the victims who will repeat their whole lives the lies and feeble mindedness of the King Salomon: spare the rod, spoil the child. Exactly the opposite is true: The rod spoils the child and leaves lingering effects for a whole life.
Salomon learned his lie from his own parents as you did it from yours and as your children will learn it from you."

Le Syndrôme de Stockholm

Traduction du courrier "Message from J.D.", qui parle du syndrome de Stockholm.

Ajout de la traduction de l'extrait du courrier décrivant le syndrôme de stockholm:

"
Traduction de l'extrait du courrier au sujet du syndrome de Stockolm, qui est la reconnaissance d'un otage envers ses ravisseurs de ne pas l'avoir tué même si il a été menacé de mort par celui ci et le fait que l'otage doivent se concentrer que sur ce que fait l'agresseur pour lui permettre de survivre (ce qui rappelle fortement la fameuse résilience qui ne concerne que la partie déjà visible des faits, tout ce qui est déjà apparu clairement, comme le syndrome dit de Stockholm qui existait depuis des milliers d'années, mais qui a été mis en évidence durant une prise d'otage à Stockholm) . Nombre d'enfants sont dans ce cas avec leurs parents et ça se retrouve ensuite dans le mode de fonctionnement de notre société (institutions, banques, gouvernements, etc) qui prennent en otage les populations avec leur régles (les causes), leurs contrôles et leur règlements absurdes et avec lesquelles ont doit s'accomoder.



Le Syndrome de Stockolm est un attachement emotionnel, un lien d'interdépendance entre l'otage captif et le ravisseur qui se développe quand quelqu'un menace votre vie, délibère et ne vous tue pas (Symonds, 1980). Le soulagement résultant de la disparition de la menace de mort génère des intenses sentiments de gratitude et de peur qui se combinent pour faire que l'otage soit réticent à montrer des sentiments négatifs envers les ravisseurs ou terroristes.

Les victimes doivent se concentrer sur la survie, ce qui exige l'évitement de réaction directe et honnête au traitement destructeur. Devenant très attentifs aux réactions de plaisir et de déplaisir des agresseurs. En résultat, les victimes en connaissent beaucoup sur les ravisseurs, moins envers elles mêmes. Les victimes sont encouragées à développer des caractéristiques psychologiques qui plaisent au ravisseurs: dépendance, manque d'initiative, incapacité d'agir, de décider, de penser, etc. Les deux développent activement des stratégies pour rester en vie, incluant le déni, l'attention aux désirs des agresseurs, un penchant pour les agresseurs accompagné de peur, peur de l'interférence des autorités, et l'adoption du point de vue de l'agresseur. Les otages sont extrêmement reconnaissants envers les terroristes de leur avoir laissé la vie sauve. Ils se concentrent sur la bonté du ravisseur, pas ses actes de brutalité. Les femmes battues supposent que l'abuseur est un homme bon dont les actions découlent de problèmes qu'elles peuvent l'aider à résoudre. Les deux ressentent de la peur, comme de l'amour, de la compassion et de l'empathie envers un ravisseur qui leur a montré une sorte de bonté (NDT: en épargnant leur vie). Chaque acte de bonté par le ravisseur va aider à soulager la détresse émotionnelle qu'ils ont crée et ouvre la voie à la dépendance émotionnelle des réponses contre productives des victimes.

Le déni de la terreur et du danger, et la perception de leurs agresseurs comme des gens omnipotents aide les victimes à garder un attachement aux agresseurs. Un niveau d'anxiété élevé empêche les victimes de voir les options disponibles. Un stress psychophysique se développe en réponse .

Extrait de "Domestic Violence Response Training Curriculum, November 1991, de Jeri Martinez"



Réponse d'Alice Miller:

"Je suis heureuse que vous mentionniez le Syndrome de Stockholm. C'est absolument le même mécanisme qui est mis en oeuvre pour l'enfant. Le Syndrome de Stockholm a été découvert après un braquage dans une banque suivi par une prise d'otage pendant presque une semaine entière. Maintenant, imaginez qu'être sous une terreur constante est une condition permanente pour des années. Les conséquences d'avoir été un otage sont plus sérieuses et persistantes parce que la peur d'un danger mortel a été infligée au moment ou le cerveau de l'enfance n'était pas encore structuré.


Les enfants battus ne sont pas autorisés à se défendre eux mêmes. Pour survivre, ils doivent nier la brutalité endurée, supprimer leur rage et croire qu'ils ont été mauvais. Pour que ce qui leur arrive ai un sens, ils se sentent coupables, ils se sentent comme si ils étaient les auteurs des coups. Une fois adultes, ils ne savent même plus qu'ils ont survécu à la terreur, ils vont vous dire: "j'ai été battu, mais cela ne m'a pas tué." Ils ont appris tellement tôt ce mensonge qu'ils continuent de vivre avec ces mensonges et de produire de nouvelles générations d'inconscients. La bible nous dit que nous de devrions pas épargner l'enfant et il doit apprendre la différence entre le bien et le mal. La vérité est que l'enfant apprend la mauvaise leçon, que frapper est sans danger alors que frapper l'enfant est le crime le plus brutal parce que cela tue la capacité de l'enfant de penser, de ressentir et d'avoir de l'empathie avec lui même et les autres."


On voit bien avec cette réponse comme l'on ne peut pas apprendre à l'enfant la différence entre le bien et le mal sans se soucier des émotions qu'il ressent, car si on le frappe on lui apprend intellectuellement que c'est bien de frapper, ce qui est en contradiction avec ce qu'il ressent dans son propre corps (frapper lui fait mal). Les leçons de morale intellectuelle ne servent à rien si l'enfant n'est pas connecté à ce qu'il ressent. Les émotions sont des indicateurs de comment l'on est et de comment on se sent, de ce qui nous fait du bien ou du mal et c'est seulement en ressentant ces émotions consciemment que l'on peut véritablement apprendre à différencier le bien et le mal par rapport à notre corps et à nous mêmes.

On peut remarquer aussi que l'on dit que frapper ne nous a pas tué parce qu'en fait on nous a frappé parce que l'on avait pas été tué, ou encore que c'était pour notre bien parce qu'on nous a frappé parce que c'était bien, mais cela est raccourci en "frappé ne nous as pas tué" parce que nous sommes aveuglés par la violence de nos parents qui nous frappent et cela devient un point noir qui nous cache ce qui s'est passé, qui obscurcit notre vision. Ne pas s'apercevoir qu'on avait été maltraité nous permettait d'y survivre et d'éviter de nouvelles souffrances, à court terme du moins.
"Version Originale:
I am glad that you mentioned the Stockholm Syndrome. It is absolutely the same mechanism that works for a child. The Stockholm Syndrome has been discovered after a bank robbery followed by taking hostages for almost a whole week. Now, imagine that being under constant terror is a permanent condition for many years. The consequences of having been a hostage are more serious and lingering because the fear of a mortal danger was inflicted in a time when the brain of the child has not yet been structured.
Beaten children are not allowed to defend themselves. In order to survive they must deny the endured brutality, suppress their rage and believe that they are bad. In order to make sense to what happens they feel guilty, they feel like deserving the beatings. As grown-up they don’t even know that they survived a terror, they will tell you: I have been spanked but this didn’t kill me. They learn so early to believe in lies that they continue to live with these lies and produce new generations of unconscious people. They say: The Bible tells us we should not spare the rod and the child must learn the difference between right and wrong. The truth is that the child learns the wrong lesson, that spanking is harmless, while spanking children is the most brutal crime because it kills in the children the capacity to think, to feel and to have empathy with themselves and others."