"Je pense que si nous avons soufferts de punitions corporelles (qui n'en a pas souffert ?), nous serons souvent interpellés par toutes sorte de non sens que les gens vous nous dire. Qui peut prouver "scientifiquement" quel genre est plus ou moins battu ? Ce qui est arrivé (ou arrive toujours ?) dans les écoles publiques britanniques n'est plus un secret, j'espère. Ce qui arrive ou petits garçons et aux petites filles dans leur propre maison avant qu'ils aillent à l'école doit toujours être découvert."
"Version Originale:
AM: I think that if we have suffered corporal punishment (and who did not?), we will be often triggered by any kind of nonsense people will tell us about. Who can prove "scientifically" which gender is more beaten? What has happened (or still happens?) in British public schools is no longer a secret, I hope. What happens to small boys and girls in their own homes before they go to school must still be discovered."
mercredi 11 août 2010
Punitions Corporelles et Sexe
Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Corporal Punishment and Gender".
Haine Inconsciente
Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Unconscious hatred".
"Je pense que les premières années de sa vie ont données à Schiller la sensibilité dont il avait besoin pour devenir conscient de la stupidité et de la cruauté d'un comportement autoritaire. Il a décrit cette attitude dans ces drames encore et encore. La plupart des gens qui ne connaissent rien d'autre ne le voit pas; pour eux ce comportement est normal. Dans certains cas exceptionnel, si l'amour et l'honnêteté ont été connues dans la petite enfance, la cruauté peut plus tard être reconnue. Ce fut le cas de Schiller, il détestait la cruauté, l'hypocrisie, la perversion mais était incapable de haïr consciemment son propre père. La haine inconsciente à offensé son corps; il a souffert de terribles douleurs et a déjà du mourir à 46 ans."
Version Originale:
"AM: I think that the first years of his life gave Schiller the sensibility he needed to become aware of the stupidity and cruelty of authoritarian behavior. He described this attitude in his dramas again and again. Most people who don't know anything else don't see it; for them this behavior is normal. In some exceptional cases, if love and honesty was experienced in early childhood, cruelty could later be recognized. This was the case of Schiller; he hated cruelty, hypocrisy, perversion but he was unable to consciously hate his own father. The unconscious hatred offended his body; he suffered terribly from corporal pain and had to die already as 46 years old."
Frapper n'est pas Aimer
Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Hitting is not Loving".
"Vous avez raison Duncan, que frapper n'est pas aimer, l'hypothèse perverse que s'en est, je la considère comme un mensonge. Cela vient de la bible et est toujours tenu en haute estime, donc les enfants croient ce qui leur a été dit. En tant qu'adultes ils disent à leurs enfants la même chose et donc nous cultivons la violence et les mensonges dans chaque nouvelle génération.
Mais je ne suis pas d'accord avec vous quand vous dites que la grand mère était aimante tout le temps sauf quand elle frappait l'enfant. C'était possible qu'elle jouait avec l'enfant d'une façon que l'un et l'autre étaient contents mais cela n'a rien à voir avec de l'amour. Quand vous aimez une personne vous vous souciez d'elle, vous ne voulez pas le frapper, le faire souffrir, l'humilier et détruire son futur. Une personne aimante ne peut pas frapper un enfant sans défense; cela est même impossible à tout personne décente de le faire. C'est seulement à l'intérieur de nos traditions perverses que de nombreuses personnes ne réalisent pas que frapper les enfants est une habitude barbare qui exclue tout sentiment d'amour.
Ce que vous avez écrit me rappelle des interprétations psychoanalytiques qui reste toujours du coté des parents et laisse l'enfant dans le patient seul et l'abandonne encore une fois. Les enfants ne peuvent pas résoudre le puzzle, ils se demandent: pourquoi la personne qui prétend m'aimer et si cruelle avec moi ? Quand votre analyste était près de la vérité ( en disant "ma grand mère ne m'aime pas actuellement") vous avez voulu lui donner un consolation. Cela est dure de réaliser que nous n'étions pas aimés du tout mais c'est seulement la vérité qui aide vraiment."
Version Originale:
"AM: You are right, Duncan, that hitting is not loving; the perverse assumption that it is, I consider as a lie. It comes from the bible and is still held in high esteem, so that children believe what they have been told. As adults they tell their children the same and so we cultivate violence and lies in every new generation. But I don't agree with you when you say that the grandmother WAS LOVING in all the moments when she was not hitting the child. It is possible that she was able to play with the child in a way that both of them enjoyed but this has nothing to do with love. When you love a person you care about him, you don't want to damage him, to make him suffer, to humiliate him, to destroy his future. A loving person CAN'T hit a defenseless child; it is even impossible to any decent person to do it. Only in our perverse tradition many don't realize that hitting children is a barbaric habit that excludes every feeling of love.
What you were writing reminds me of psychoanalytical interpretations that stay always on the side of the parents and leave the child in the patient alone and abandon him all over again. Children can't resolve the puzzle, they ask themselves: why is the person who pretends to love me so cruel with me? When your analyst was already close to the truth (by saying: my grandmother actually didn't love me), you wanted to give him a consolation. It is hard to realize that we were not loved at all but it is only the truth that is really helpful."
mardi 27 juillet 2010
Courte Question à Alice
Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Short Question to Alice".
"Les enfants ne crient jamais sans raison. La plupart du temps ils ne sont pas conscients de leur raison mais néanmoins les cris montrent leur détresse. C'est très cruel de laisser les enfants seuls dans leur détresse, ce dont ils ont le plus besoin est la présence réconfortante d'une personne aimante. Alors la raison de leur trouble peut apparaitre dans leur esprit, ils apprennent à faire confiance, à s'exprimer d'une autre manière plus compréhensible et les cris ne sont plus nécessaires. Les cris ne devraient pas être vu comme un mauvais comportement, seulement le signal de la douleur."
Version Originale:
"AM: Children never cry without reason. Many times they are not aware of their reasons but nevertheless crying shows their distress. It is very cruel to leave children alone in their distress, what they most need then is the warm PRESENSE of a loving person. Then the reason of the trouble can appear in their mind, they learn to trust, to express themselves in another way, more understandably, and screaming is no longer needed. screaming should not be seen as a bad behavior, it is only a signal of pain."
Survivre aux Punitions Corporelles de l'Enfance
Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Surviving Childhood Corporal Punishment".
"Merci pour votre lettre honnête. J'espère que beaucoup de lecteurs de mes livres vont vouloir échanger leurs expériences avec vous. Peut être pouvez vous seulement nous laisser savoir si mon espoir était réaliste. Votre action me semble nécessaire, spécialement dans votre pays, ou les politiques maintiennent qu'il existe quelquechose comme des coups raisonnables, et alors ils refusent d'apprendre la plus simple des choses que le cerveau de l'enfant dépend de ce que l'on en fait; cela veut dire que l'enfant apprend durant les 3 premières années de leur vie la violence ou la brutalité ou l'amour et la compassion."
"AM: Thank you for your honest letter, I hope that many readers of my books will want to exchange their experiences with you. Maybe you can once let us know if my hope was realistic. Your action seems to me necessary, especially in your country, where the politicians still maintain that there exists anything like "reasonable " beatings, and where they refuse to learn the simplest thing that the child's brain is use dependent; it means that children learn in the first 3 years of their lives violence and brutality or kindness and love."
Se Traiter avec Amour
Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Treat ourselves with love".
"Nous ne pouvons pas changer notre passé mais nous pouvons arrêter de le répéter inconsciemment, ce qui veut dire ne nous traiter nous mêmes sans amour comme nos parent l'ont fait. Cependant, nous ne pouvons arrêter de répéter ça, sans savoir ce que ça veut dire pour un enfant de vivre pendant des années sans amour ou même entouré de haine. Si nous nions cette connaissance notre corps va nous rappeler le travail que nous avons à faire pour donner à l'enfant à l'intérieur les soins et l'attention dont il a besoin de nous maintenant."
Version originale:
"AM: We can't change our past but we can stop to repeat it unconsciently, which means to treat ourselves without love as our parents did. However, we can't stop to repeat it, unless we know emotionally what it meant for a child to live for years without love or even surrounded by hatred. If we deny this knowledge our body will remind us of the work we have to do in order to give the child inside the care and attention she needs now from us."
Notre Corps ne Peut pas "Tourner la Page"
Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Our body cannot 'turn the page" qui explique que ne pas écouter les sentiments de notre corps et vouloir simplement les "jeter à la poubelle" ne fera qu'encore plus de dégâts, c'est en fait la continuité des maltraitances que de ne pas écouter son corps et les sentiments qui vont avec puisque les maltraitances interdisent de s'intéresser à soi même et à son propre corps pour que les parents puissent en disposer comme bon leur semble.
"Votre question est très importante; mais elle contient la présomption naïve que nous pouvons manipuler nos sentiments sans laisser les autres en payer le prix. En réalité, cela n'est pas possible. Vous dites ce que tous le monde dit, ce que nous avons tous appris de nos parents, à l'école, à l'église et même dans la plupart des thérapies: "On doit tourner la page". C'est, sans aucun doute, une jolie suggestion: dire à la haine qu'elle devrait partir et ne jamais revenir. Nous voulons tourner la page et vivre en paix.
Tout le monde veut ça, et cela serait bien se cela marchait. Mais malheureusement, cela ne marche pas . Pas du tout. Pourquoi ? Parce que la rage, comme toutes les autres émotions, ne peut pas être contrôlée et ne peut pas être manipulée; Elle nous dicte quelquechose; elle nous impose à en faire l'expérience et à comprendre ses causes. Elle peut revenir à chaque fois que quelqu'un est blessé et on ne peut pas prévenir ça.
Parce que notre corps ne peut "pas tourner la page" et nous demande de l'écouter. Tout ce que nous pouvons faire, alors, est de supprimer notre rage avec toute ses conséquences: Maladies, Addiction, Crimes. Quand nous ne voulons pas ressentir notre rage justifiée, parce que nous avons déjà pardonné à nos parents même les pires abus, nos allons bientôt découvrir avec grande surprise que nous avons déjà transmis les mêmes douleurs, que nous avons enduré de nos parents, à nos enfants ou aux autres. Si nous somme honnêtes, nous n'allons pas dire que nous avons agis "pour leur propre bien" (comme les coups sont "de bonnes manières d'éducation"). Malheureusement, c'est ce que disent la plupart des parents, c'est pourquoi notre société est si hypocrite.
Sur la page "articles", vous pouvez trouver mon texte à propos de la haine, qui devrait vous aider à mieux comprendre ce que j'essaie d'expliquer ici. Le livre "Notre Corps ne Ment Jamais" peut vous aider à comprendre plus."
Version Originale:
"AM: Your question is very important; but it contains the naïve assumption that we can manipulate our feelings without letting others pay the price for it. In reality, we cannot do so. You are saying here what everyone says, what we all have learned from our parents, in school, in church and even in most of the therapies: “One has to turn the page.” It is, without doubt, nice what is being suggested to us: to tell the hatred that it should go away and never ever return. We want to turn the page and live in peace.
Everyone wants this, and it would be nice if it worked. But unfortunately, it does not work. Not at all. Why? Because rage, like all other emotions, cannot be controlled and cannot be manipulated; IT dictates us something; it forces us to experience it and to understand its causes. It can return every time when someone has hurt us, and we cannot prevent that. Because our body cannot “turn the page” and it demands from us that we listen to it. What we can do, though, is suppress our rage, with all its consequences: Illnesses, addiction, crimes. When we do not want to feel our justified rage, because we already have forgiven our parents even the worst abuses, we will soon find out to our surprise that we passed on the same pains, which we endured from our parents, to our children or to others. If we are truthful, we will not claim that we acted “for their own good” (like that beatings are “a good means of education”). Unfortunately, this is what most parents say; this is why our society is so hypocritical.
On the page “articles” you can find my text about hatred, which should be able to help you understand better what I am trying to explain here. Also the book “The Body Never Lies” can help you to understand more."
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