"Vous avez raison: si une quelqu'un peut, merci aux témoins secourables, aux livres et au travail sur ses émotions qu'il a fait, RECONNAITRE la cruauté et la stupidité de ses parents, il ne deviendra pas comme eux. Vous avez besoin d'une preuve ? La voilà: Tous les monstres que je connais, sans aucune exception, les dictateurs, les complices d'Hitler, les meurtriers en série ont idéalisés leur parents."
Version Originale:
"AM: You are right: if a person can, thanks to the helping witnesses, to books and to work on his emotions he has done, ACKNOWLEDGE the cruelty and stupidity of his parents, he will not become like them. You need a proof? Here it is: All the monsters known to me, without any exception, dictators, Hitler helpers, serial murderers, have idealized their parents."
mardi 31 août 2010
Hitler et la Rage Meurtrière
Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Hitler and murderous rage".
Les Enfants Abusés Souffrent
Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "The abused child suffers".
"C'est une bonne question à laquelle je dois souvent répondre. Pour en savoir plus vous pouvez lire les articles sur ce site web, spécialement celui sur le rôle d'un témoin aidant dans l'enfance. Malheureusement, le dernier sur les raisons de notre souffrance est seulement disponible en français et anglais pour le moment mais sera bientôt traduit.
Sinon, le livre "C'est pour ton bien" est disponible gratuitement sur le site www.nospank.net.
Je suis heureuse que vous soyez fasciné par l'histoire d'Hitler, je l'étais (et je suis toujours) fascinée par son histoire. Pendant longtemps je ne pouvais pas comprendre pourquoi si peu de gens comprenaient son importance et son apport. Maintenant, je comprend mieux: c'est parce que la majorité des gens (95%) ont été battus dans leur enfance. Ils ont du apprendre très jeunes à supprimer leur sentiments et en tant qu'adultes ne veulent pas qu'on leur rappelle leurs souffrances. C'est pour cette raison que la plupart des gens disent que battre les enfants est sans danger et nécessaire.
Version Originale:
"AM: This is a good question that I often had to respond to. To know more you can read my articles on this website, especially the one about the role of a helping witness.in childhood. Unfortunately, the last one about the reasons of our suffering is yet only available in German and French for the moment, but will soon be translated.
Also, the book For Your Own Good is now avvailable online free on the web www.nospank.net I am glad, that you are fascinatad by the story on Hitler, I was also (and still am) fascinated by it. For a long time I could not understand why only few understood its importance and import. Now, I understand more: it is because most people (about 95% of the world population) were beaten as children. They very early had to learn to suppress their feelings and as adult don't want to be reminded of their suffering. For that reason almost everybody still says today that hitting children is harmless and necessary."
L'Absurdité de la Croyance que Frapper les Enfants est Sans Danger
Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "The absurdity of the belief that hitting children is harmless". Ce courrier m'a fait penser à la phrase "Mettre un gifle à un enfant ne fait pas de mal ... à celui qui la donne !", là encore on retrouve le fait que frapper un enfant ne fait pas de mal n'est que le point de vue du parent qui ne subis pas les conséquences de son geste et non de l'enfant qui par contre en souffre et qui lui en subira les conséquences.
"L'absurdité semble être la nourriture préférée de toute l'humanité (pas seulement de notre culture). Partout autour du monde presque tout le monde croit que frapper les enfants est sans danger. Nous ne pouvons pas changer ces gens mais nous pouvons faire du mieux possible pour les informer, comme vous faites."
Version Originale: "AM: Absurdity seems to be the most beloved food to the whole humanity (not only to our culture). All over the world almost everybody believes that hitting children is harmless. We can't change these people but we can do our best to inform them, as you did."
Les Causes des Addictions
Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Les Causes des Addictions".
"Vous écrivez que vous avez lu mon dernier livre et en même temps vous écrivez: "en tant qu'addicté j'aimerais me fixer avec une pilule et être normal." D'accord, il y a plein de pilules qui vous promettent un tel résultat, mais pourquoi m'écrivez vous ? Si vous avez lu mes livres vous devez savoir que je n'ai pas ce genre de pilules à vendre et que j'insiste sur le fait que tous les troubles psychiques et addictions ont leurs causes dans le déni de la souffrance de la propre enfance de soi qui doit être trouvée et respecté dans une thérapie avec un témoin éclairé."
Version Originale:
"AM: You write that you have read my last book and at the same time you write: "as an addict I would love to fix myself with a pill and be normal." Okay, there are many pills that will promise you such an outcome; but why do you write to me? If you read my book you must know that I do not have this kind of pills to sell and that I insist on the fact that all psychic disturbunces and addictions have their causes in the denial of one's own childhood's sufferring that must be found and respected in a therapy with an enlightened witness."
Matriarcat ? Patricarcat ?
Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Matriarchy?Patriarchy?".
Dans le courrier, un homme raconte comment il a été battu par des femmes dans une école dominée par les femmes ou les filles étaient épargnée, j'ai moi même remarqué qu'a l'école en france (années 1990) les filles étaient beaucoup moins souvent victimes des vengeances et des punitions et des heures de colles des enseignants que les garçons (les femmes ont l'immunité de la mère dont l'enfant avait désespérement besoin pour survivre et répondre à ses besoins, ce qui explique qu'ils ne pouvait se rebeller contre elles sans risquer de "perdre" leur mère et leur seul moyen de survie), de même que j'ai lu un article ou il était question d'un règlement dans une école dans un pays étranger ou seul les garçons étaient battus, il était interdit de battre les filles.
Dans le courrier, un homme raconte comment il a été battu par des femmes dans une école dominée par les femmes ou les filles étaient épargnée, j'ai moi même remarqué qu'a l'école en france (années 1990) les filles étaient beaucoup moins souvent victimes des vengeances et des punitions et des heures de colles des enseignants que les garçons (les femmes ont l'immunité de la mère dont l'enfant avait désespérement besoin pour survivre et répondre à ses besoins, ce qui explique qu'ils ne pouvait se rebeller contre elles sans risquer de "perdre" leur mère et leur seul moyen de survie), de même que j'ai lu un article ou il était question d'un règlement dans une école dans un pays étranger ou seul les garçons étaient battus, il était interdit de battre les filles.
"Merci d'avoir partagé avec nous vos expériences avec les femmes dans leur rôle d'enseignantes ou de filles à l'école. Je suis désolé que vous ayez tant souffert de leur cruauté et je ne doute pas un instant que les choses ce sont passées de la façon dont vous les décrivez. Mais je ne pense pas que le genre (homme ou femme) fasse une différence quand il s'agit de cruauté. La cruauté active est l'effet de la violence et de la perversion endurée dans l'enfance et rien d'autre. Les féministes n'aiment pas beaucoup mes déclarations que j'écris dans beaucoup de livres que l'espace donné par la société aux hommes pour détruire la vie en toute impunité est la guerre et aux femmes leur maison ou elles peuvent faire ce qu'elles veulent à leurs bébés et nourrissons pour leur apprendre à obéir. Ce qu'elles font de cette façon, jamais contrôlées, jamais punies, est de paralyser des millions de gens qui ne vont jamais les accuser de leurs crimes parce que chaque enfant aime sa mère et ne va jamais la mettre en difficultés. Il vont à la place haïr le monde entier ou toutes les femmes, mais leur propre mère reste protégée de leur haine pour toujours. De cette façon nous tournons dans un cercle vicieux d'aveuglement. Un enfant brutalement battu va préférer devenir un tueur en série plutôt que d'accuser sa mère de brutalités. La même chose est vrai pour les dictateurs fous qui deviennent des "héros" pour des nations entières parce que les gens ont appris très tôt à admirer les personnes qui leurs était cruelles, peu importe ce qu'ils ont réellement faits."
Version Originale:
"AM: Thank you for sharing with us your experiences with women in their position as teachers or girls at school. I am very sorry that you suffered so much from their cruelty and I don't doubt even for a while that things happened in the way you describe them. But I don't think that gender makes a difference when it goes to cruelty. Active cruelty is the effect of endured violence and perversion in childhood and nothing else. Feminists dislike my statements very much when I write in many books (as the Drama, Banished Knowledge, Breaking Down and others) that the space society gives to man to rage and destroy life with impunity is the war and to women their home where they can do whatever they want to their babies and todlers to teach them to obey. What they do in this way, never controlled, never punished, is to cripple millions of people who will never accuse them of their crimes because every child loves her/ his mother and would never, never put her in troubles. Rather they would hate the whole world or all women, but the own mother must stay protected from their hatred for ever. In this way we turn in a vicious circle of blindness. A brutally beaten child will, as adult, prefer becoming a serial killer to accusing his mother of brutality. And the same is true for crazy dicators who even become "heroes" for whole nations because people learned so early to love and admire the persons who were cruel to them - no matter what they really did."
Faire Confiance à Sa Propre Vérité
Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Trust YOUR truth".
"Vous écrivez "La votre est la seule vérité que je crois", j'espère et je souhaite que mes livres peuvent vous aider à faire confiance à VOTRE vérité, d'être en contact avec la petite fille que vous étiez autrefois, d'apprendre à l'aimer dans sa douleur, d'abolir la distance qui vous sépare d'elle, de ses souffrances. Elle attend toujours votre amour, personne ne peut vous remplacer."
Version Originale:
"AM: You write: "Yours is the only truth I trust." I hope and wish you that my books could help you to trust YOUR truth, to come in touch with the little girl you once were, to learn to love her in her pain, to give up the distance that separates you from her, from her suffering. She is still waiting for your love, nobody else can replace you."
L'Oubli de Soi Même
Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Forgiveness - Flight from oneself".
"Vous avez absolument raison quand vous vous posez cette question. Vous savez de votre mère que vous étiez battu très jeune; vous ne pouvez vous souvenir ni de l'abus émotionnel ni du la douleur physique du petit enfant qui était forcé de bloquer ses propres souffrances. Mais avec la sclérose en plaque, le corps essaie de revivre ses douleurs, si quelque chose dans le présent les déclenchent (par exemple le fait de ne pas être comprise par personne dans votre longue agonie). Si votre analyste ne considère même pas ça, essayez de trouvez un thérapeute qui n'est pas effrayé par votre histoire. Peut être que ma liste de questions et de réponses sur ce site peut vous y aider.
Ce que votre analyste a recommandé est de mon point de vue exactement ce qui vous rend malade, parce que cela étouffe la rage justifiée. La réconciliation peut apporter un certain soulagement pendant quelques temps parce qu'elle affaiblit les sentiments étouffants de culpabilité. On se sent comme un bon enfant, donc un enfant aimé si l'on oublie les maltraitances. Mais le corps insiste pour la vérité.
J'ai moi même fait tout ce que je pouvais étant enfant pour comprendre mes parents et j'ai continué ces tentatives, comme probablement la plupart des analystes pendant des dizaines d'années. Mais c'est exactement ce qui m'a empêché de découvrir l'enfant qui souffrait de tourments à travers eux. Je ne connaissais pas cet enfant. Pas le moins du monde. Je connaissais seulement la souffrance de mes parents, aussi de mes patients et de mes amis, mais jamais la mienne.
C'est seulement lorsque j'ai abandonné l'idée de comprendre l'enfance de mes parents (qui ne voulaient eux mêmes rien savoir du tout) qu'il est devenu possible pour moi de sentir l'étendue complète de mes peurs et de mes douleurs. C'est seulement à ce moment là que j'ai découvert lentement l'histoire de mon enfance et que j'ai commencé de réaliser mon destin. Et c'est seulement là que j'ai perdu mes symptômes physiques qui ont pendant si longtemps essayés de me dire, en vain, ma vérité, pendant que j'écoutais mes patients et que je commençais d'anticiper, seulement à travers leurs destins, ce qui arrive aux enfants battus. J'ai compris que moi même je m'étais trahie. Comme beaucoup d'analyste, je ne savais pas qui j'étais parce que je me fuyais moi même et que je croyais que j'étais capables d'aider les autres. Maintenant je pense qu'il suffit de me comprendre moi même pour être capable de comprendre les autres, pas l'inverse."
Version originale:
"AM: You are by all means right when you ask yourself this question. You know from your mother that you were beaten very early; you can remember neither the emotional nor the physical pain of the little being that was forced to block out her suffering. But with the MS, the body can try to revive these pains, if something in the present triggers you about it (for example the feeling to not be understood in your greatest agony by anyone). If your analyst does not even consider this, try to find a therapist who is not afraid of your history. Maybe my Questions and answers list on my website can help you with this.
What your analyst has recommended is in my opinion exactly that which makes us ill, because it suffocates the justifiable rage. The reconciliation can bring some relief for a while because it weakens the agonizing guilt feelings. One feels like a good, therefore loved child if one forgives the mistreatments. But the body insists on the truth.
I myself did already everything as a child to understand my parents and have continued these attempts, like probably most analysts, for decades. But exactly this prevented me to discover the child who suffered torments through them. I did not know this child. Not in the least. I only knew the suffering of my parents, also of my patients and my friends, but never my own. Only when I gave up to understand my parents’ childhood (which they themselves did not want to know at all) became it possible for me to feel the whole extent of my pains and fears. Only then did I discover slowly the history of my childhood and began to realize my fate. And only then did I loose my physical symptoms, which had tried for so long to tell me, in vain, my truth, while I was listening to my patients and began to anticipate, only through their fates, what is happening to beaten children. I have comprehended that I betrayed myself. Like so many analysts I did not know, who I truly was, because I was fleeing from myself and believed that I was capable of helping others. Today I think that I only have to understand myself to be able to understand others, not the other way round."
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