mercredi 30 mars 2011

Merci d'Etre Mon Temoin Eclairé

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Thank you for being my enlightened witness".

"Ne pas être écouté dans l'enfance nous apprend à ne pas nous écouter nous mêmes dans la vie adulte. Mais votre corps parle un language très clair, et vous semblez déterminé à écouter maintenant. Aussi tôt que vous oserez le faire, vous sentirez la rage sur ce que vous avez du endurer, et c'est cette rage et la connaissance qu'elle apporte qui fera tout la différence."

Version Originale:

"AM: Not to be listened to in childhood teaches us not to listen to ourselves in adulthood. But your body speaks a very clear language, and you seem to be determined to listen now. As soon as you dare to do it, you will feel the rage about what you had to endure, and it is this rage and the knowledge that it brings that will make all the difference."

"Mauvais Gènes"

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Bad Genes".

"La faiblesse d'esprit semble être de plus en plus à la mode au New York Times: vous pouvez écrire à Barbara Oakley, la journaliste du prestigieux New York Times et lui demander pourquoi les "gens méchants" , avec des "mauvais gènes" sont si souvent né en Allemagne 30 ans avant l'holocauste pour devenir des executants de la volonté d'Hilter et pourquoi ce type d'individu sadique ne se trouve plus dans Allemagne actuelle. Vous n'aurez probablement aucune réponse parce qu'elle ne va pas vous comprendre et elle ne se soucie pas de la réponse. La bonne réponse est: L'éducation brutale en Allemagne 30 ans avant le régime nazi, et non les mauvais gènes, ont produits des millions d'adultes qui ont adorés Hitler et l'ont aidé à créer un enfer sur terre.
Leur corps connaissait l'enfer depuis leur enfance mais cette connaissance était profondément réprimée par leur esprit. Ils ont seulement appris la soumission aux ordres cruels et en tant qu'adultes ont pris leur revanche en utilisant des nations entières. Cela n'a rien à voir avec les contes de fées des gènes "scientifiques" du New York Times mais plus avec les lois de la vie. Malheureusement, personne ne semble poser la plus importante des questions: D'ou vient la haine et pourquoi ?"



Version Originale:

"AM: Feeble-mindedness seems to become more and more fashionable at the NYT: You can write to Barbara Oakley, the journalist of the prestigious NYT and ASK her why "nasty people", people with "bad genes" were so frequently born in Germany 30 years before the Holocaust to become Hitler's willing executers and why this kind of sadistic people is not to be found in Germany of today. You will probably not get any answer because she will not understand you and she doesn't care about the answer. The right answer is: The Germans' brutal upbringing 30 years before the nazi regime, and not the "bad genes", produced the millions of adults who adored Hitler and helped him to create a hell on earth. Their bodies knew the hell from their childhood on but this knowledge was deeply repressed by their minds. They have only learned submission to cruel orders and as adults took revenge using entire nations. This has nothing to do with the fairy-tales of NYT "scientific" genes but much to do with the laws of life. We could see recently in Virginia how easily pent-up rage can destroy life. Unfortunately, nobody seems to ask the most important questions: Where does the hatred come from and WHY?"

Qu'est-ce l'Abus de l'Enfant ?

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "What is child abuse?".

"Vous écrivez: "C'est comme si je n'avais pas d'histoire, pas de vie intérieur. Est-ce que c'est un abus ?" Ce n'est pas assez que vous deviez vous sentir comme si votre vie intérieur avait été tuée ? Mais vous trouverez votre histoire et votre vie intérieure aussi tôt que vous oserez sentir votre rage sur ce qui vous a été fait."

Version Originale:

"AM: You are writing: “It’s as if I have no story, no inner life. Is this abuse?”
Is this not enough that you must feel as if your inner life has been killed? But you will find your story and your inner life as soon as you dare to feel your rage about what has been done to you."

Les Tueries En Virginie

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "The killings in Virginia".

Alice miller a déjà dit plusieurs fois que l'on était malades, dépressifs parce que l'on ne sentait pas nos véritable sentiments qui nous étaient interdits et qu'ils nous étaient interdits de sentir par nos parents qui en avaient peur, mais les antidépresseurs reproduisent ça en nous empêchant de sentir nos émotions et non en nous permettant d'en devenir conscients, ça donne l'impression que l'on est guérit parce que l'on ne sent plus la souffrance mais elle est toujours là ! De même que ceux qui commettent des crimes ne sentent plus eux non plus leur rage et leurs émotions, il est logique que ceux qui sont sous l'emprise d'anti dépresseurs commettent des tueries parce qu'ils ont le même effet que ce qu'ils ont subis (ne pas sentir). Les anti dépresseurs ne vont rien arranger et même augmenter leur désarroi parce qu'ils ne font que supprimer le symptôme (la dépression) sans s'intéresser aux causes de ce symptome et à son histoire. Les véritables anti-dépresseurs sont nos véritables émotions et il n'y a pas de médicament pour nous aider à les sentir.


"Le tueur était en traitement psychiatrique et prenait des anti dépresseurs, mais sa rage devait être plus forte que toutes ces drogues. N'est-il pas effarant que durant les longues discussions de ce cas personne n'a posé la question de savoir qui il détestait tant et pourquoi ?"

Version Originale:

"AM: The killer was in psychiatric treatment and took antidepressants, but his rage must have been stronger than all these drugs. Isn't it amazing that in the long discussions of this case nobody raised the question whom he hated so much and WHY?"

Nier l'Enfant Intérieur ?

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Denying the inner child?".

Nier est une protection dans l'enfance pour survivre, les parents maltraitaient l'enfant parce qu'il ne se niait pas, parce qu'il n'était pas nié, donc se nier étaient un bon moyen de se protéger, mais cela pose des problèmes lorsque l'enfant n'a plus besoin de se nier pour survivre parce que ce qui était adapté à la survie de l'enfant quand il était nié par ses parents ne l'est plus dans la nouvelle situation de l'adulte et ça devient une entrave à la (sur)vie.

"Je suis désolé pour la confusion, il y a eu plein de courriers en même temps avec des questions similaires concernant la philosophie et la pratique Ingeborg Bosch donc mon équipe à fait une confusion. Il est possible que la plupart d'entre nous n'ai aucune expérience avec l'existence de l'enfant intérieur parce que la peur de leurs parents ne leur permet pas d'écouter cette voix et de comprendre son langage, même dans les symptômes de leurs corps. Finallement, ils ont presque réussi à le tuer. Mais déclarer que personne ne peut écouter son enfant intérieur et qu'il n'existe pas du tout est comme de dire que tout le monde doit être aveugle parce que j'ai été rendu aveugle. Cette position est tragique et peut être trouvée très souvent. Pour cette raison, notre découverte de l'enfant tourmenté qui nous donne des messages à travers notre corps (les maladies) et nous parle de la souffrance qu'il a du endurer et témoigner n'est toujours pas partagée et comprise par beaucoup. C'est couvert par l'auto accusation. Mais vous semblez voir à travers ce mécanisme, et une fois que vous le ferez, vous trouverez beaucoup plus."

Version Originale:
"AM: I am sorry for the confusion; there were many letters at the same time with similar questions concerning the philosophy and practice of Ingeborg Bosch so that my team made a mistake.It is possible that most of us do not have any experience with the existence of the inner child because the fear of their parents didn't allow them to listen to his voice and to understand his language, not even in their body symptoms. Finally they succeeded almost in killing it. But to declare then that NOBODY can listen to the inner child and that it DOESN'T EXIST at all is like saying that everybody must be blind because I have been made blind. This position is tragic but can be found very often. For that reason, our discovery of the tormented child that gives us messages through our bodies (illnesses) and speaks to us about the suffering he had to endure AND to witness is still not shared and not understood by so many. It is covered up by the self-blame. But you seem to see through this mechanism, and once you do it, you will find out much more."

La Pédagogie Noire Dans la Perspective Spirituelle

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Poisoneous pedagogy in the spiritual perspective?".


"Il semble être à la mode aujourd'hui d'utiliser le mot "Spiritualité" quand les thérapeutes sont arrivé à la fin de leurs promesses. Je dois admettre que je n'ai jamais compris la nécessité ou le sens de ce mot qui peut être facilement remplacé par un autre. Si vous dites, par exemple, que c'est un sentiment d'être connecté à un tout, à l'univers entier, je peut imaginer les sentiments d'un enfant qui a été punis et isolé de la famille mais qui finalement a été pardonné et s'est de nouveau senti appartenir à la famille (l'univers). Offrir ce résultat à un patient qui a osé se plaindre des abus de ses parents dans l'enfance, peut être une bonne idée pour certaines personnes qui se sentent toujours coupable de leur rage, mais de mon point de vue ce n'est pas un résultat salutaire et pas un signe de thérapie réussie. (Voir ma réponse du 14 avril: http://alice-miller.blogspot.com/2011/03/pedagogie-empoisonnee-dans-la-therapie.html)"

Version Originale:

"AM: It seems to be fashionable today to use the word "Spirituality" when therapists come to the dead end of their promises. I must admit that I never understood the meaning or necessity of this word that could be easily replaced by another one. If you say, for instance, that it is a feeling of being connected to an All, to the whole universe, I can imagine the feelings of a child that had been punished and isolated from the family but finally was forgiven and feels again belonging to the (family) universe. To offer this outcome to a patient, who dared to complain about his parents’ abuse in childhood, may be a good idea for some people who still feel guilty about their rage, but in my opinion this is not a healthy outcome and not a sign of a successful therapy (see my answer of April 14th)."

Thérapie "PRI"

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "PRI Therapy".


"Il y a 12 ans j'ai supporté le concept de thérapie de Jean Jenson, lui ai trouvée un éditeur et lui ai même écrit une préface à son livre. Alors, après que j'ai eu de nouvelles informations sur les méthodes de thérapies, je n'étais plus satisfaite avec mon approbation et je lui ai demandé à elle et à l'éditeur de supprimer ma préface; mais je n'ai jamais reçu de réponse. J'ai du attendre plus de 10 ans et écrire encore de nombreuses fois jusqu'à ce que ma préface soit finalement enlevée. Cette négligence de ma volonté en tant qu'auteur m'a mise en colère. J'ai senti que mon nom n'était utilisé que pour des raisons promotionnelle, et je n'étais pas du tout intéressée de lire le livre de Ingeborg Bosch. Je n'ai donc aucune idée de ce qu'elle a écrit.

C'est seulement durant les dernières années que j'ai été confronté par ses lecteurs et ses patients, maintes et maintes fois, avec des citations de ces déclarations et avec la demande de mon opinion à ce propos. Basé sur cette connaissance, et seulement celle là, je suis arrivée à cette conclusion:

1- Je pense que la philosophie de Ingeborg Bosch n'est pas du tout basée sur mes écrits. Si elle le croit, elle se trompe et montre qu'elle ne semble pas du tout comprendre ma position.

2- Ce ne me surpendrais pas, parce que le concept de Ingeborg Bosch (la spiritualité étant le but et la fin d'une thérapie réussie, la rage un pouvoir négatif) semble pour moi liée profondément dans la morale conventionnelle (pédagogie noire, etc) que je critique à travers mon travail.

Vous trouverez plus de détails à mon argumentation dans mes réponses aux emails du 14 et 18 avril 2007, concernant la thérapie d'Ingeborg Bosch."

Version Originale:

"AM: About 12 years ago I supported the therapy concept of Jean Jenson, found her a publisher and even wrote a preface to her book. Then, after I had gained new insights about therapy methods, I was no longer happy with my endorsement and asked her and the publisher to remove my preface; but I never received any answer. I had to wait more than 10 years and write many times again until my preface was eventually removed. This neglect of my will as an author made me angry. I felt that my name was used only for promotional issues, and I was not at all interested to read the books by Ingeborg Bosch. I thus had no idea what she wrote.

It is only over the last few years that I have been confronted by her readers and her patient's, time and again, with quotations of her statements and with the demand for my opinion about them. Based on this knowledge, and only on this, I came to the following conclusions:

1- In my opinion the philosophy of Ingeborg Bosch is not at all based on my writing. If she believes that it is, she is wrong, and she shows that she doesn't seem to understand my position at all.

2- This wouldn't surprise me because the concepts of Ingeborg Bosch (spirituality as the goal and the end of a successful therapy, rage as false power) seem to me to be deeply rooted in the conventional morality (poisonous pedagogy etc.) that I am criticizing throughout my work.

You will find details to my arguments in my answers to the mails of 14th and 18th of April 2007 concerning the therapy of Ingeborg Bosch.