mercredi 20 juillet 2011

Encore Une Personne Ignorante

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Another unaware person".


Traduction d'un passage du courrier très explicite sur la façon dont les médias produisent de l'ignorance et cachent la vérité alors que de par leur audience ils pourraient sauver la vie de millions d'enfants en disant la vérité:

"Gordon Ramsey était sur Larry King [NDT: un talk-show populaire aux USA] la nuit dernière. C'est un chef cuisinier et il a sa propre émission de télé réalité et il est très abusif envers tout le monde. Quelqu'un au téléphone lui demandait si "l'agression" qu'il montre envers les autres à quelque chose à voir avec le fait d'avoir vu son père alcoolique battre sa mère quand il était petit ? Sa réponse était: "Non, pas du tout. Ca n'a rien à voir avec papa et maman." A la place il a dit que c'était parce qu'il était avec d'autres chefs et appelait ça la "passion". Et son frère est addicté à la drogue, grosse surprise !"
"AM: Oui, il est très frustrant de voir l'ignorance des gens. Et ce qu'il a dit semble être "normal" parce que tout le monde parle comme ça. C'est la raison pourquoi je pense la plupart d'entre nous sont des victimes précoces de dommages au cerveau. Mais malheureusement il y a des exceptions comme vous qui sont au courant. Merci de nous avoir écrit."

Version Originale:

"Gordon Ramsey was on Larry King last night. He is a chef and has his own reality show and is very abusive towards everybody. He was asked by a caller if the "aggression" that he shows towards others has to do with seeing his alcoholic father beat up his mother as a young child? His answer was, "No, not at all. It has nothing to do with Mum and Dad." Instead he said it has to do with being around other chefs and it's called "passion". And his brother is a drug addict, big surprise there!"

"AM: Yes, it is very frustrating to see people's ignorance. And what he said seems to be "normal" because everybody talks like that. This is the reason why I think that almost all of us are victims of early brain damage. But fortunately there are exceptions like you who are AWARE. Thank you for writing us."


Tous les Abus de l'Enfant Causent des Lésions au Cerveau

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "All child abuse causes brain damage"

Note: la traduction du courrier a été ajoutée ultérieurement à la traduction de la réponse.

En résumé, cet article explique que plus un enfant est abusé, plus il a de séquelles (lésion dans le cerveau), mais même les plus petits abus semblent avoir quand même un impact non négligeable et durable dans le cerveau de l'enfant et que les dommages causés sont proportionnels à l'intensité de l'abus, de même que les sentiments, réprimés ou non, en résultant. Le blocage des informations sur les conséquences des abus mêmes minimes sont justement le résultat de ces abus: des lésions qui empêchent les informations de circuler librement.


A lire aussi sur les conséquences insoupçonnées des claques et fessées sur le développement de l'enfant :
  • "Oui, la Nature Humaine est Bonne", d'Olivier Maurel
  • "La Fessée, Questions sur la Violence Educative", d'Olivier Maurel

"Tous les abus de l'enfant cause des lésions cérébrales
27 Septembre 2007

J'ai certains commentaires sur des questions récentes de lecteurs sur les lésions causées dans le cerveau par l'abus de l'enfant (désolé de mon pauvre anglais)
L'approche double pour gérir a été montrée comme étant nocive: la Psychiatrie qui essaye de guérir le psychisme et la médecine somatique qui essaie de guérir le corps - isolément - conduit à a des incompréhensions de ce qu'est un être humain. Le traitement incorrect qui suit conduit à une re-victimisation comme l'a montré les recherches du professeur Norvégien de médecine Anne Luise Kirkengen (même si les médecins évaluent souvent leur thérapies comme un succès)
Comme le montre de nombreuses études, nous somme tous programmés très tôt par la façon dont on s'occupe de nous et nous répétons ça d'une façon photographique même si nous n'avons aucun souvenirs de ça. Une étude a trouvée que des enfants abusées qui n'avaient aucun souvenirs d'abus reproduisaient les scènes de quand ils avaient été abusés durant leur jeux. Les scènes reproduisaient exactement le matériel vidéo enregistré par la babysitter abusive. (ref: J.Hermann 1992)
Et une étude croisée sur nos cousins le singe rhésus montre que tandis que 60% des singes abusés abusent leur propre enfants quand ils grandissent, 0% des singes non abusés abusent de leurs progéniture une fois adultes (Maestripieri 2005). Même si nous n'avons pas de souvenirs d'abus ou l'opposé - un traitement empathique - ça va revenir d'un façon ou d'un autre, le plus souvent de la même façon que ça a été reçu. C'est stocké dans nos corps, et nos cerveaux font partie de notre corps (au moins la dernière fois que j'ai vérifié).
Les connaissances sur ces connexions sont essentielles même si nous ne voyons pas leur valeur immédiatement, mais bien sur de nombreux thérapeutes vont suivre une règle pour avoir à bloquer les nouvelles preuves dérangeantes. Et un point important est l'honnêteté envers les patients. Un patient à le droit de savoir pour lui même et de décider quoi faire de l'information (La frère d'une de mes petites amies est décédé d'un cancer du sang, mais il ne savait pas ce qui n'allait pas jusqu'à ces dernières semaines. Les docteurs n'ont simplement pas pensés que l'information pourrait lui faire du bien (!)). La principale réponse à pourquoi nous devons inclure les lésions dans le cerveau dans l'image de l'abus de l'enfant est celle ci: rien n'est que "psychologique".
Depuis que Douglas Bremner a scanné en 1995 des cerveaux de personnes atteintes de syndrôme de stress post traumatique, l'évidence des lésions causées dans le cerveau par l'abus de l'enfant et la négligence se sont entassées (Bremner est l'une des raison pour laquelle les personnes traumatisées sont prises plus au sérieux qu'il y a 20 ans, et il travaille maintenant pour l'étude sur les relations entre les multiples traumatismes de l'enfance et leur résultat sur la santé et le comportement dans la vie adulte, pour autant que je sache). De grandes parties dans le cerveau semblent affectées, parmis elles l'aire appelée hippocampe (ou les hippopotames vivent en été ?) et amygdale (une princesse d'un film de science fiction ?)

Les études de Bremner, Vermetten et ses collègues ont montrés des lésions dans les cerveaux des gens avec des syndromes de stress post traumatiques dus à des abus d'enfants démontre une réduction de la taille de l'hyppocampe d'une proportion allant de 12 à 19% (Bremner et al. 1997 & 2003). Nous trouvons la même chose avec les gens ayant une "personnalité borderline" (ce qui est juste un nom insultant pour des gens traumatisés enfants.) Driessen et al. en 2000 ont trouvés que les patients avec des troubles bipolaires ont pratiquement l'hippocampe 16% plus petit et l'amygdale 8% plus petite que les contrôles. Si nous regardons les cerveaux des gens avec un trouble de dissociation de l'identité, nous trouvons des plus grosses lésions.
Les récentes découvertes de Vermetten et ses collègues (2006) ont montré un volume de l'hippocampe 19.2% plus petit et l'amygdale 31.6% plus petit pour les patients avec un trouble de dissociation de l'identité comparé aux "sujets sains" (ils n'étaient probablement pas "sains" parce que la plupart des gens ont endurés certaines formes d'abus "subtils" (voir ci-dessous) indiquant des lésions encore pire dans le cerveau des gens avec les troubles cités ci-dessus). Et comme les gens avec des syndromes de stress post traumatiques et troubles bipolaires ont été sévèrement abusés, les gens avec le trouble de dissociation de l'identité ont enduré des abus encore pires (Lewis et al. 1997). Il semble que nous ayant une réponse dosée en connexion (le plus, le pire) avec le degré d'abus et le degré de dommages dans le cerveau: forte évidence de causalité.


Une relation dose-réponse entre l'abus et les dommages psychologiques est même de mieux en mieux établie, mais beaucoup de chercheurs et de gens en général plaident pour un modèle par paliers. Ils espèrent et prie que si seulement l'abus n'est pas si sévère ou si régulier, l'enfant ne va pas être endommagé. Cependant, les études qui sont conçues pour contrôler ça trouvent un appui pour un modèle linéaire et non par palier : tous les abus ont un impact !

L' étude de new york du CIC (Children in the Community) de New York est très intéressante. C'est une étude prospective longitudinale qui a suivi les enfants et leurs familles pendant 30 ans. Dans certains des 150 textes produits par ce projet, les chercheur ont recherché pour des formes plus subtiles de maltraitances, et un modèle linéaire dose-réponse est fortement mis en évidence parmis les 23 paramètres de "comportement parental inadapté" (Johnson et al. 2001).

Il peut être utile de mentionner que les études sur les animaux ont montrées que les adversités précoces, par exemple des séparations répétées de la mère, ont un impact durable sur l'hippocampe à travers la production de cortisone ou une sensibilité accrue au cortisol (Anderson et Teicher, 2004, Mirescu et al. 2004)

Des taux alarmants de cortisol ont aussi été trouvés dans des jeunes enfants de 15 mois (Ahnert et al. 2004), régulièrement séparés en étant envoyé au jardin d'enfant (une forme très commune d'abus d'enfant en Scandinavie). Et une étude de Daphne Bugental avec des collèges de 2003, ont trouvé qu'un retrait émotionnel maternel (comme une tactique de contrôle) et une indisponibilité émotionnelle (due à la dépression) produisent des niveaux similairement élevés de cortisol dans des petits enfants ayant moins de 1 ans connus pour produire des lésions dans l'hippocampe (hippo campe n'est pas un endroit joyeux pour tous.)

En résumé: les abus et les négligences causent des lésions dans le cerveau. Plus l'abus/négligence empire, plus l'impact émotionnel empire. Il n'y a pas de modèle pour l'impact émotionnel, et comme toutes les émotions ont des corrélations physiques un modèle pour les dommages physiques n'est pas prêt d'exister. Il a été montré qu'un des résultats de sévères abus et abus "subtiles" est un niveau plus élevé de cortisone. Il a été démontré que des niveaux prolongés de cortisol ont produisent des lésions dans le cerveau.

Conclusion: il n'y a presque aucun doute que tous les traitements non empathiques des enfants ont des effets immédiats et durables. L'abus ne disparait simplement pas. Il cause des dommages durables au cerveau. Bloquer cette information est totalement irrationnel mais compréhensible si l'on a été soi même victime d'abus d'enfants. "

"Merci beaucoup pour votre lettre claire et l'information importante qu'elle contient. Probablement que c'est votre courage de voir vos propre parents qui vous a donné la capacité de comprendre plus que certains scientifiques qui ne sont jamais en contact avec leur émotions. Ils peuvent écrire sur les dommages irréversibles du cerveau sans avoir la connaissance de thérapies réussies. En fait, la plus grosse majorité de la population mondiale confirme absolument que leurs croyances que les dommages causés par l'abus de l'enfant ne peuvent pas être guéris - si ils refusent de travailler dessus en thérapie. D'un autre coté, nous pouvons voir dans cette boite email qu'il y a des gens qui peuvent dépasser leur peur et se débarrasser de leur symptômes en osant voir ce que leurs parents leur ont fait et se rebeller contre la cruauté et les injustices endurées dans leur enfance."

Version Originale:

"I have some comments on the recent reader's mail issue, lesions in the brain caused by child abuse (sorry about my poor English).

The dualistic approach for healing has been shown to be harmful: Psychiatry trying to heal the psyche and the somatic medicine is trying to heal the body – isolated - leads to to misunderstanding of what it IS to be a human being. The incorrect treatment that follows leads to re-victimization as shown by the research of the the Norwegian professor of medicine Anna Luise Kirkengen (even though the doctors often evaluate their therapy to be a success!).

As numerous studies show, we are all very much programmed by the early care we receive and we even sometimes repeat it in a photographic manner even if we do not have any recollection of it. A study found that abused children that did not have the recollection of abuse replicated scenes from when they where abused through their play. The scenes matched exactly the video material recorded by the abusing babysitter (ref.: J. Herman 1992). And a compelling cross-fostering study from our cousin the rhesus monkey shows that while 60% of very early abused monkey babies abuse their own children when they grow up, non - 0%! - of the non abused monkey babies abuse their offspring as adults (Maestripieri 2005). Even if we have no recollection of abuse or the opposite - empathic treatment - it will come out one way or the other, most often the same way as received. It is stored in our bodies, and our brains are part of our bodies (at least last time I checked).

Knowledge about connections are essential even if we don't see the value of it right away, but of course lot of therapists follows a recipe so that they will have to block out disturbing new evidence. And a very important point is honesty to the patients. A patient has the right to know about himself, and to decide for himself what to do about the information (The brother of a former girlfriend of mine died of blood cancer, but did not know what was wrong with him until his last weeks. The doctors just didn't think that the information would do him any good (sic!!!)). The main answer to WHY we must include lesions in the brain in the picture of child abuse is however: nothing is "just psychological".

Since Douglas Bremner in 1995 scanned the brains people with PTSD, the evidence for lesions in the brain caused by child abuse and neglect has piled up (Bremner is one of reasons that traumatized people is taken more serious today than 20 years ago, and is currently working for the ACE study, as far as I know). A lot of areas in the brain seem to be affected, among them the area called hippocampus (where the hippos live in the summer?) and amygdala (a princess from a sci-fi film?).

Studies by Bremner, Vermetten and collegues has shown lesions in the brains of people with PTSD due to child abuse shows a reduction in hippocampal size in the range of about 12% to 19% (Bremner et al. 1997 & 2003) We find the same in people with so called borderline personality disorder (which is just an insulting name for people traumatized as children). Driessen et al. 2000 finds that the patients with BPD had nearly 16% smaller volumes of the hippocampus and 8% smaller volumes of the amygdala than the controls. If we look at the brains of people with DID (dissociative identity disorder), we find even greater lesions. Vermetten and colleges' recent findings (2006) shows hippocampal volume to be 19.2% smaller and amygdalar volume 31.6% smaller in the patients with DID, compared to the "healthy subjects" (they were probably not "healthy" since most people have endured some form of "subtle" abuse (see below) indicating even worse lesions in the brains of the people with PTSD, "BPD" and DID). And as the people with PTSD and "BPD" have been severely abused, the people with DID have endured even worse abuse (Lewis et al.1997). We seem to have a dose response connection (the more, the worse) between the degree of abuse and the degree of damage to the brain; strong evidence of causality.

A dose response relationship between abuse and psychological damage is even better established, but a lot of researchers and people in general argue argue for a threshold model. They hope and pray that if only the abuse is not so severe or not so regular, the child will be undamaged. However, studies that are designed to control for this finds support for a linear, but not a threshold model: all abuse have an impact!

The CIC study (Children in the Community) from New York is very interesting. This is a prospective longitudinal study that have followed children and their families for over 30 years. In some of the about 150 papers produced by this project, the researchers look for more subtle forms of maltreatment, and a linear dose respons pattern is strongly supported over the 23 parameters of "maladaptive parental behavior" (Johnson et al.2001).

It could also be worth mentioning that studies on animals have found that early adversities, for instance repeated maternal separation, have a lasting damaging impact on hippocampus through increased production of cortisol or increased sensibility to cortisol (Anderson & Teicher 2004, Mirescu et al.2004).

Alarming raises in cortisol has also been found in 15 month young children (Ahnert et al. 2004), regularly separated by being sent to kindergarten (a very common form of child abuse in Scandinavia). And a study of Daphne Bugental with colleges from 2003, found maternal emotional withdrawal (as a control tactic) and emotional unavailability (due to depression) to produce similar high levels of cortisol in infants below 1 year known to produce lesions in the hippocampus (hippo campus is not a jolly place for all!).

Summary: Abuse/neglect causes lesions in the brain. As the abuse/neglect get worse the emotional impact get worse. There is no threshold for emotional impact, and since all emotions have physical correlations a threshold for physical damage is unlikely to exist. It has been shown that a result of both severe and "subtle" abuse is increased levels of cortisol. Prolonged increased levels of cortisol has demonstrated to produce lesions in the brain.
Conclusion: There is little doubt that all unemphatic treatment of children have both immediate and lasting impacts. Abuse does just not go away. It causes lasting damage to the brain. Blocking out this information is totally irrational but understandable out of being av victim of child abuse ourselves."

"AM: Thank you very much for your clear letter and the important information it contains. Probably it was your courage to see your own parents that gave you the capacity to understand more than some scientists can who never came in touch with their feelings. They can write about irreversible damages in brain without having the knowledge of successful therapies. In fact, the big majority of the world population absolutely confirms their beliefs that the damage caused by child abuse can't be cured - if they refuse to work on it in therapy. On the other hand, we can see in this mailbox that there are people who could overcome their fear and got rid of their symptoms by daring to see what their parents had done to them and to rebel against cruelty and injustices endured in their childhood."

Rage et Colère

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "anger and rage".

Vous écrivez sur votre colère comme si c'était une notion abstraite ou un container que vous avez a transporter sans savoir ce qu'il contient. Pourriez vous nous expliquer plus spécifiquement ce que vous voulez savoir de nous en nous donnant un ou deux exemples ? Par exemple: Vous êtes en colère, qu'est-ce qui vous a mis en colère ? Comment? Que vous a-t-il/elle fait ? Qu'aimeriez vous lui dire ? Etes vous libre de dire ce que vous voulez ou retenez vous votre rage à la source ? Pourquoi ? Etes vous effrayé d'être puni ? Que va-t-il se passer si vous montrez comment vous vous sentez ? Essayez de décrire la situation sur le moment et essayez de décrire vos sentiments aussi précisément que vous le pouvez.


Version Originale:

AM: You write about your anger as if it were an abstract notion or a container that you have to carry around without knowing what it contains. Would you mind to explain to us more specifically what you want to know from us by giving us one or two examples? For instance: You are angry, who made you angry? How? What has s/he done to you? What would you like to tell him or her? Are you free to say what you need to say or are you withholding your rage? Why? Are you afraid of being punished? What will happen if you show how you are feeling? Try to describe the situation you are experiencing at the moment and try to describe your feelings as precisely as you can.


Faits et Péssimisme

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Facts and Pessimism", "Facts and Pessimism #2" et "Facts and Pessimism #3".

La personne qui écrit le courrier se montre sceptique sur le fait que les gens qui ont été maltraités dans leur enfance ont des lésions dans le cerveau, et a visiblement peur que cette information soit utilisée pour encore nier les maltraitances subies qui sont les causes de ces lésions et ne se concentrer que sur cette lésion et donc proposer encore comme "traitement" des drogues psychiatriques qui ne font que masquer les symptômes des maladies et évitent de s'intéresser à l'histoire personnelle et émotionnelle du patient ou des opérations dans le cerveau dangereuses.

A la fin, l'auteur du courrier parle des théories et du lavage de cerveau pour expliquer pourquoi on ne comprend pas que battre les enfants leur fait du mal et du mal à toute la société par la suite, mais ce lavage de cerveau et les théories ont justement pour origine ce que l'enfant à subis dans l'enfance (le cerveau de l'enfant a été formé comme ça) quand il était encore tout petit: c'est le déni qui permettait à l'enfant de survivre avec toutes ces peurs et ses souffrances trop fortes pour lui dues aux maltraitances mais une fois que l'enfant n'est plus dans la situation nécessitant ce déni (une fois adulte), le déni ne protège plus mais au contraire empêche de se libérer et produit de nouvelles souffrances.




"Bruce Perry, Martin Teicher et d'autre neurobiologistes ont trouvés des lésions dans le cerveau des enfants fortement maltraités (en Roumanie par exemple). Malheureusement, les cerveaux de ceux que vous appelez "normaux" n'ont jamais été testés conçernant leur enfance. Cela devrait être fait pour répondre à vos suppositions. Croyez vous vraiment que les gens qui ont écrit qu'un enfant doit être battu pour devenir une personne décente ont un cerveau normal, en bonne santé ? Je ne suis pas d'accord avec vous sur ce point. Je suis d'accord que des dommages émotionnels ont été causés par l'abus de l'enfant, mais le cerveau et son fonctionnement doivent avoir été endommagé dans tous les cas, probablement dans les premieres années de la vie, parce que la réticence à comprendre les effets de l'abus de l'enfant est symptomatique pour toute la planète de temps immémoriaux. Ou sont les gens avec des cerveaux fonctionnant normalement ? C'est simplement la peur du tout petit enfant qui a bloqué le potentiel complet du cerveau très tôt et qui doit avoir laissé son empreinte sur le cerveau."

"Il semble que nous soyons d'accord sur l'issue d'une thérapie: que travailler sur sa propre histoire est une façon de guérir des effets des abus de l'enfant et de son déni. Mais il y a toujours une autre question qui nous dérange et qui ne semble pas vous déranger: Pourquoi cette connaissance (facile pour nous à comprendre) est elle globalement niée, ignorée, effrayante et évitée ? Qu'est-ce qui cause cette ignorance et cette aveuglement des abuseurs, des parents cruels, des docteurs, des juristes et pourquoi ne comprennent ils pas la plus simple des connexions ? De notre point de vue ils sont empêchés de comprendre par les lésions dans leur esprit, causé par la peur d'un bébé et d'un enfant qui commence de marcher. Pourquoi est-ce que seulement une petite minorité de gens réalisent que frapper un enfant produit une société malade et violente ? Que répondez vous à cette question ? S'il vous plait, répondez seulement à celle là."

"Vous avez raison si vous dites: si les gens avaient été mieux informés, avaient, avaient... Mais pourquoi n'est-il pas possible de passer les informations de Jan Hunt's partout dans le monde ? Parce que les gens ont subis un lavage de cerveau grâce aux théories ? Malheureusement ils ont subis un lavage de cerveau par la peur bien avant qu'ils soient capable de comprendre la parole et les théories. Ces théories les aident plus tard à rester avec leur déni et à montrer la plus grande résistance contre les écrits de Jan Hunt et les quelques autres."


Version Originale:
"AM: Bruce Perry, Martin Teicher and other neurobiologists found lesions in the brains of strongly mistreated children (from Rumania for instance). Unfortunately, brains of people whom you call "normal" were not tested concerning their childhood. This should absolutely be done to respond to your assumptions. Do you really believe that people who write that a child must be beaten in order to become a decent person have a normal, healthy brain? I don't agree with you about this point. I agree that the emotional damage was caused by child abuse, but the brain and its functioning must have been damaged in every case, probably in the first year of life, because the reluctance to understand the effects of child abuse is symptomatic for the whole planet from time immemorial. Where are the people with normally functioning brains? It is simply the fear of the very small child that blocked the full brain potential very early on and that must have left behind its effect on the brain."

"AM: We seem to agree about the issue of therapy: that working on the own history is a way to healing the effects of child abuse and its denial. But there is still another question that bothers us and seems not to bother you, namely: Why is this knowledge (for us so easy to understand) globally denied, ignored, feared, and avoided? What causes this ignorance and blindness of abusers, cruel parents, doctors, lawyers, and why don't they understand the most simple connections? In our opinion they are hindered to understand by the lesions in their mind, caused by the fear of a tormented baby and toddler. Why can only very few people realize that spanking children produces a violent and sick society?What do you answer to this question? Please, answer ONLY this one."

"AM: You are right if you say: had people been better informed, had, had..... etc. But why is it not possible to pass Jan Hunt’s information worldwide? Because people were brainwashed by "theories"? Unfortunately, they were brainwashed by FEAR much earlier than they were able to understand speech and theories. These theories help them later to stay with their denial and show the biggest resistance against the writings of Jan Hunt and the few others."

Les Enfants

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Children".

"Ils ne détruisent pas les os des petits enfants en Amérique et en Angleterre comme ils le font en irak; au moins ils ne le font pas à autant. Mais ils les endommagent, la plupart, en les frappant et en leur causant des lésions dans leurs cerveaux. De cette façon une nouvelle génération de gens ignorants sont produits, des gens qui maltraitent leurs enfants et prétendent le faire pour leur bien."
Version Originale:

AM: They don't damage the bones of small children in America and Britain like they do in Iraq; at least they don't do it to so many. But they damage them, most of them, by spanking them and causing lesions in their brains. In this way a new generation of ignorant people is being produced, people that mistreat their children and pretend to do this for their own good.

Je les Déteste. Je Leur Ressemble. Je M'aime !!!!

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "I hate them. I'm similar to them. I love me???!!!!!".

Alice miller dit que les enfants les plus torturés sont effrayés de voir leur vérité sur la façon dont ils étaient traités par peur d'être punis, mais ils étaient justement punis (en les faisant souffrir) pour qu'il leur soit interdit de voir cette douloureuse vérité parce que les parents eux mêmes ne voulaient pas la voir non plus (à travers l'enfant).

"Non, vous n'êtes pas avec vos enfants comme vos parents étaient avec vous. Loin de là. Si vous répétez quelque chose vous le faites pour protéger vos parents de votre rage, donc comme ça vous pouvez éviter de voir ce que signifiait la façon dont étaient vos parents. Après que votre mère ai refusée de venir vers votre enfant, vous êtes allé jouer au golf pour pouvoir dire: la façon dont ma mère se comporte est tout a fait normale, c'est normal d'ignorer un enfant, je le fais aussi. Il est normal d'avoir un trou à la place du coeur. Mais vous avez un coeur, vous avez seulement besoin du courage de regarder vos parents et de sentir la rage. Les gens qui étaient le plus torturés dans l'enfance sont réticents à voir leur vérité et à sentir leur rage parce qu'ils sont effrayés d'être encore puni. A cause de cette peur ils prétendent que "Ce n'était pas si mal". Mais maintenant vous ne pouvez plus être de nouveau punis et blessé - sauf si vous avez encore l'idée de demander à votre mère une faveur. Une fois que vous apprendrez à vous protéger et à demander à d'autres gens pour de l'aide. Il y a plein de gens qui ne vont pas vous blesser quand vous aurez besoin de leur aide."


Version Originale:

AM: No, You are not with your children like your parents were with you. Far from that. If you repeat something you do it to protect your parents from your rage, so that you can avoid seeing how mean your parents were. After your mother refused to come to your child, you went to play golf so that you could say: the way my mother behaves is quite normal, it is normal to ignore a kid, I do it too. It is normal to have a hole instead of a heart. But you DO HAVE a heart; you only need the courage to look at your parents and to feel the RAGE. People who were most tortured in childhood are very reluctant to see their truth and to feel their rage because they are afraid of being punished again. Out of this fear they pretend that "It was not so bad". But now you can NOT be punished and NOT be hurt again - unless you have again the idea to ask your mother for a favor. Once you will learn to protect yourself and ask other people for help. There are a lot of people out there who will not hurt you when you need their help.


Si Vous Avez le Temps: Quelques Questions

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "If you have the time - a couple of questions".
Questions du courrier auxquelles Alice Miller répond:

"L'une de mes grandes questions est si vous travaillez sur un livre à l'heure actuelle ?

Comment voyez vous votre plus ancien travail aujourd'hui ?

Y a-t-il des choses que vous avez écrites il y a des années qui ont changées depuis ?

Quel est votre livre favoris parmis tous ceux que vous avez écrit ?

Quel est votre psy favoris ?

Pourquoi écrivez vous tellement sur le thème de l'abus de l'enfant sachant qu'il y a plein d'autre thèmes dans le domaine de la psychologie de l'enfant ?"

"AM: Voilà mes réponses:
1-Mon prochaine livre sera publié en Septembre en Allemagne sous le titre "Ta Vie Sauvée"
2-J'aime toujours le drame de l'enfant Doué qui est toujours en vente.
3-Certaines petites choses, mais pas le thème principal.
4-Chacun de mes livres ont leur propre perspective, mais je les considère tous réussis.
5- Je n'ai pas de psychologue favoris, pour expliquer ça, je copie ici la réponse au lecteurs qui me demande une liste de psy:

"Si je connaissais des thérapeutes assez respectueux pour répondre à vos questions; assez libres pour montrer leur indignation sur les comportements de vos parents envers vous; assez courageux pour vous accompagner avec empathie quand vous exprimez votre rage bloquée dans votre corps depuis des décennies; assez bien informés pour ne pas faire des sermons sur "vous devez oublier", le pardon, la méditation et les "pensées positives"; assez honnêtes pour ne pas vouloir vous endormir avec des mots vides comme "spiritualité" quand ils ont peur de votre histoire tragique - je serais heureuse de vous donner leurs noms, adresse et téléphone. Mais je ne les connais pas.
Quand j'ouvre Internet, je trouve une avalanche d'offres ésotériques, religieuses, sectaires, commerciales ou des pratiques manipulatrices dangereuses sur le corps, en tout cas pas ce que je cherche.
Dans l'espoir qu'il existe aussi des thérapeutes qui proposent une confrontation sérieuse et systématique avec la réalité de la propre enfance et une assistance sans vous leurrer, je vous propose avec ma liste FAQ les outils pour votre recherche.
Si les thérapeutes refusent de répondre à vos questions, vous gagnez, au moins, du temps et de l'argent.
Si vous avez gardé la crainte de l'enfant sous terreur que vous étiez, quand vous posez des questions aujourd'hui aux thérapeutes, votre peur est compréhensible mais cela ne veut pas dire que vos questions ne sont pas importantes et essentielles, elles le sont sans aucun doute."

6- Je parle tellement du "sujet" de l'abus de l'enfant parce qu'il est essentiel et personne d'autre ne l'enseigne dans les universités. Il est toujours tabou alors que l'enfance est la base de toute la vie, et l'ignorance sur cette question est très dangereuse pour toutes les sociétés sur notre planète."

Version Originale:

"One of my big wonderings is if you are working on a book at this moment?

How do you self see your oldest work today?

Are some of the things you wrote years back changed for you since then?

What of all the books you have written is your personal favorite?

What psychologist is your favorite?

Why is it the theme child abuse you write so much about, given that there are so many other things to write about in the psychology-topic?"

"AM: Here my answers:
1- My next book will be published this September in Germany under the title: "Dein gerettetes Leben"
2- I still like The Drama of the Gifted Child, it is still on sale.
3- Some small things but not the main issues.
4- Every one of my books has its own prospective and I value them all.
5- I don't have a favorite psychologist. To explain to you why, I am quoting here my answer to readers who ask me for a list of therapists:

AM: Certainly, if I knew of some therapists who would be respectful enough to answer your questions; free enough to show indignation about what your parents have done to you; empathic enough when you need to release your rage pent up for decades in your body; wise enough to not preach to you forgetting, forgiveness, meditation, positive thinking; honest enough to not offer you empty words like spirituality, when they feel scared by your history, and that are not increasing your life-long feelings of guilt – I would be happy to give you their names, addresses and phone-numbers.
Unfortunately, I don't know them, but I still like to hope that they exist. However, when I am looking for them on the Internet I find plenty of esoteric and religious offers, plenty of denial, commercial interests, traditional traps, but not at all what I am looking for. For that reason I gave you with my FAQ list tools for your own research. If a therapist refuses to answer your questions right from the start, you can be sure that by leaving him you can save yourself your time and your money. If you don't dare to ask your questions out of your fear of your parents, your fear may be highly understandable. However, trying to do it anyway may be useful because your questions are important and by daring to ask them you can only win.

6- I talk so much about the "topic" of child abuse because it is essential and nobody else teaches about this topic in universities. It is still taboo although childhood is the base of the whole life, and the ignorance on this issue is very dangerous for all societies on our planet."