samedi 1 mai 2010

L'Aveuglement du Crime des Parents peut être Trouvé dans Tous les Groupes Ethniques

Traductions de la réponse à la lettre "Blindness for the crimes of parents can be found in all ethnic groups".

"Merci beaucoup pour votre courrier. Je pense que nous devons avoir le courage de gagner la sincérité émotionnelle et la connaissance que votre lettre montre. C'est vrai, les gens noirs ont du tellement souffrir de la cruauté des gens blancs que la solidarité avec leur famille leur ont probablement donnés une forme de protection. Mais l'aveuglement pour le crime des parents n'est pas plus petit que dans d'autre groupes ethniques. C'est le même pour tout le monde, parmis les européens, les Chinois, les Japonais, les Chrétiens, les Musulmans. Dans toutes les religions il est interdit d'avoir de véritables sentiments et de sentir de la rage contre les abuseurs, il est à la place permis de prendre sa revanche sur de petits enfants, de les battre, et de leur apprendre le mensonge que la cruauté est bien pour eux. Très tôt, la plupart de ces enfants croient comme les adultes dans le fait de battre les enfants et ne savent pas qu'ils sont emprisonnées pour toujours dans l'éternelle peur de leurs parents. Ils restent des enfants effrayés durant leur vie entière au lieu de devenir des adultes qui puissent être respectueux de leur progéniture.
Concernant le prozac et autre médications, je pense que cela peut nous aider à nous sentir mieux mais peut bloquer les expériences émotionnelles stockées dans notre corps. Cependant, ce sont justement ces émotions qui nous donnent accès à notre histoire donc nous pouvons nous sentir mieux sur le long terme."

Connaitre notre passé, d'ou l'on vient et d'ou vient le fait que l'on fasse telle ou telle chose est nécessaire, cela permet de nous connaitre nous mêmes et de savoir qui l'on est vraiment et nos émotions nous permettent d'y avoir accès, imaginez faire un trajet en voiture et ne plus vous souvenir d'une part d'où vous venez et pourquoi vous allez à tel endroit, c'est exactement comme ça que l'on se trouve avec notre enfance et nous même en général, on est en quelques sorte "perdus".


Version Originale: "AM: Thank you very much for your letter. I think that we need much courage to gain the emotional honesty and awareness that your letter shows. It is true, black people have had so much to suffer from the cruelty of white people that the solidarity with their families gave them probably a kind of protection. But the blindness for the crimes of parents is by no way smaller among other ethnic groups. It is the same all over the world, among Europeans, Chineses, Japaneses, Christians, Moslims. In all religions it is forbidden to have autentic feelings and to feel rage towards the abusers, it is instead allowed to take revenge on the small children, to beat them, and to teach them the lie that cruelty is "for their own good". Very early most of these children believe as adults in beatings and don't know that they are stuck forever in their eternal fear of their parents. They remain scared children their whole life instead of becoming adults who can be respectful of their offspring.
Concerning Prozac and other medication I think that they may help us to feel better but can block the experience of emotions stored up in our body. However, it is exactly these emotions which give us access to our history, so that in long term we can feel better."

jeudi 29 avril 2010

La Fessée, un Abus ?

Traduction de la réponse au courrier "spanking? abuse?" qui croit que donner une fessée à un enfant n'est pas forcément un abus, l'auteur du courrier est lui même dans cette confusion ou justement une fessée n'est pas reconnue comme étant toujours un abus lorsqu'elle est administrée sur un enfant sans défense, qu'elle qu'en soit la cause et le déclencheur, et surtout même si c'est pour l'éduquer, le calmer, l'arrêter, et même si on n'appelle pas cela un abus :

"Frapper un enfant est un acte cruel, désespéré, ignoble, mauvais , irrespectueux et affreux, parce qu'il est effectué contre une personne sans pouvoir qui n'est pas autorisée à se défendre elle même ou à échapper à l'agresseur et à son ignorance. C'est aussi l'acte le plus destructeur parce qu'il endommage le cerveau des victimes qui vont répéter toute leur vie le mensonge et la stupidité du Roi Salomon "N'épargne pas la baguette à l'enfant". L'exact opposé est vrai: La baguette qui n'épargne pas l'enfant laisse des effets permanents pour toute la vie. Salomon a appris son mensonge par ses propres parents comme vous l'avez fait des vôtres et comme vos enfants vont l'apprendre de vous."

Version Originale:
"AM: To spank a child is a cruel, dispiteful, ignoble, mean, respectless, and dirty act because it is carried out towards a powerless person who is not allowed to defend herself / himself nor to escape from the aggressor and his ignorance. It is also the most destructive act because it damages the brain of the victims who will repeat their whole lives the lies and feeble mindedness of the King Salomon: spare the rod, spoil the child. Exactly the opposite is true: The rod spoils the child and leaves lingering effects for a whole life.
Salomon learned his lie from his own parents as you did it from yours and as your children will learn it from you."

Le Syndrôme de Stockholm

Traduction du courrier "Message from J.D.", qui parle du syndrome de Stockholm.

Ajout de la traduction de l'extrait du courrier décrivant le syndrôme de stockholm:

"
Traduction de l'extrait du courrier au sujet du syndrome de Stockolm, qui est la reconnaissance d'un otage envers ses ravisseurs de ne pas l'avoir tué même si il a été menacé de mort par celui ci et le fait que l'otage doivent se concentrer que sur ce que fait l'agresseur pour lui permettre de survivre (ce qui rappelle fortement la fameuse résilience qui ne concerne que la partie déjà visible des faits, tout ce qui est déjà apparu clairement, comme le syndrome dit de Stockholm qui existait depuis des milliers d'années, mais qui a été mis en évidence durant une prise d'otage à Stockholm) . Nombre d'enfants sont dans ce cas avec leurs parents et ça se retrouve ensuite dans le mode de fonctionnement de notre société (institutions, banques, gouvernements, etc) qui prennent en otage les populations avec leur régles (les causes), leurs contrôles et leur règlements absurdes et avec lesquelles ont doit s'accomoder.



Le Syndrome de Stockolm est un attachement emotionnel, un lien d'interdépendance entre l'otage captif et le ravisseur qui se développe quand quelqu'un menace votre vie, délibère et ne vous tue pas (Symonds, 1980). Le soulagement résultant de la disparition de la menace de mort génère des intenses sentiments de gratitude et de peur qui se combinent pour faire que l'otage soit réticent à montrer des sentiments négatifs envers les ravisseurs ou terroristes.

Les victimes doivent se concentrer sur la survie, ce qui exige l'évitement de réaction directe et honnête au traitement destructeur. Devenant très attentifs aux réactions de plaisir et de déplaisir des agresseurs. En résultat, les victimes en connaissent beaucoup sur les ravisseurs, moins envers elles mêmes. Les victimes sont encouragées à développer des caractéristiques psychologiques qui plaisent au ravisseurs: dépendance, manque d'initiative, incapacité d'agir, de décider, de penser, etc. Les deux développent activement des stratégies pour rester en vie, incluant le déni, l'attention aux désirs des agresseurs, un penchant pour les agresseurs accompagné de peur, peur de l'interférence des autorités, et l'adoption du point de vue de l'agresseur. Les otages sont extrêmement reconnaissants envers les terroristes de leur avoir laissé la vie sauve. Ils se concentrent sur la bonté du ravisseur, pas ses actes de brutalité. Les femmes battues supposent que l'abuseur est un homme bon dont les actions découlent de problèmes qu'elles peuvent l'aider à résoudre. Les deux ressentent de la peur, comme de l'amour, de la compassion et de l'empathie envers un ravisseur qui leur a montré une sorte de bonté (NDT: en épargnant leur vie). Chaque acte de bonté par le ravisseur va aider à soulager la détresse émotionnelle qu'ils ont crée et ouvre la voie à la dépendance émotionnelle des réponses contre productives des victimes.

Le déni de la terreur et du danger, et la perception de leurs agresseurs comme des gens omnipotents aide les victimes à garder un attachement aux agresseurs. Un niveau d'anxiété élevé empêche les victimes de voir les options disponibles. Un stress psychophysique se développe en réponse .

Extrait de "Domestic Violence Response Training Curriculum, November 1991, de Jeri Martinez"



Réponse d'Alice Miller:

"Je suis heureuse que vous mentionniez le Syndrome de Stockholm. C'est absolument le même mécanisme qui est mis en oeuvre pour l'enfant. Le Syndrome de Stockholm a été découvert après un braquage dans une banque suivi par une prise d'otage pendant presque une semaine entière. Maintenant, imaginez qu'être sous une terreur constante est une condition permanente pour des années. Les conséquences d'avoir été un otage sont plus sérieuses et persistantes parce que la peur d'un danger mortel a été infligée au moment ou le cerveau de l'enfance n'était pas encore structuré.


Les enfants battus ne sont pas autorisés à se défendre eux mêmes. Pour survivre, ils doivent nier la brutalité endurée, supprimer leur rage et croire qu'ils ont été mauvais. Pour que ce qui leur arrive ai un sens, ils se sentent coupables, ils se sentent comme si ils étaient les auteurs des coups. Une fois adultes, ils ne savent même plus qu'ils ont survécu à la terreur, ils vont vous dire: "j'ai été battu, mais cela ne m'a pas tué." Ils ont appris tellement tôt ce mensonge qu'ils continuent de vivre avec ces mensonges et de produire de nouvelles générations d'inconscients. La bible nous dit que nous de devrions pas épargner l'enfant et il doit apprendre la différence entre le bien et le mal. La vérité est que l'enfant apprend la mauvaise leçon, que frapper est sans danger alors que frapper l'enfant est le crime le plus brutal parce que cela tue la capacité de l'enfant de penser, de ressentir et d'avoir de l'empathie avec lui même et les autres."


On voit bien avec cette réponse comme l'on ne peut pas apprendre à l'enfant la différence entre le bien et le mal sans se soucier des émotions qu'il ressent, car si on le frappe on lui apprend intellectuellement que c'est bien de frapper, ce qui est en contradiction avec ce qu'il ressent dans son propre corps (frapper lui fait mal). Les leçons de morale intellectuelle ne servent à rien si l'enfant n'est pas connecté à ce qu'il ressent. Les émotions sont des indicateurs de comment l'on est et de comment on se sent, de ce qui nous fait du bien ou du mal et c'est seulement en ressentant ces émotions consciemment que l'on peut véritablement apprendre à différencier le bien et le mal par rapport à notre corps et à nous mêmes.

On peut remarquer aussi que l'on dit que frapper ne nous a pas tué parce qu'en fait on nous a frappé parce que l'on avait pas été tué, ou encore que c'était pour notre bien parce qu'on nous a frappé parce que c'était bien, mais cela est raccourci en "frappé ne nous as pas tué" parce que nous sommes aveuglés par la violence de nos parents qui nous frappent et cela devient un point noir qui nous cache ce qui s'est passé, qui obscurcit notre vision. Ne pas s'apercevoir qu'on avait été maltraité nous permettait d'y survivre et d'éviter de nouvelles souffrances, à court terme du moins.
"Version Originale:
I am glad that you mentioned the Stockholm Syndrome. It is absolutely the same mechanism that works for a child. The Stockholm Syndrome has been discovered after a bank robbery followed by taking hostages for almost a whole week. Now, imagine that being under constant terror is a permanent condition for many years. The consequences of having been a hostage are more serious and lingering because the fear of a mortal danger was inflicted in a time when the brain of the child has not yet been structured.
Beaten children are not allowed to defend themselves. In order to survive they must deny the endured brutality, suppress their rage and believe that they are bad. In order to make sense to what happens they feel guilty, they feel like deserving the beatings. As grown-up they don’t even know that they survived a terror, they will tell you: I have been spanked but this didn’t kill me. They learn so early to believe in lies that they continue to live with these lies and produce new generations of unconscious people. They say: The Bible tells us we should not spare the rod and the child must learn the difference between right and wrong. The truth is that the child learns the wrong lesson, that spanking is harmless, while spanking children is the most brutal crime because it kills in the children the capacity to think, to feel and to have empathy with themselves and others."

vendredi 23 avril 2010

Décès d'Alice Miller

Alice Miller est malheureusement maintenant décédée le 14 Avril 2010, comme nous le dit un message sur son site web.

La Gifle et L'élève

Voici quelques témoignages sur le site d'Alice Miller suite à l'affaire de l'enseignant ayant giflé un élève qui montrent comme la société est automatiquement du coté des parents (l'enseignant représente les parents) sans se poser de questions sur comment cela est arrivé, puisque cela conduirait à remettre en question l'enseignant qui a le rôle des parents, ce qui est encore interdit par la peur de nos parents et la peur de l'enfant d'être punit par eux :
Voir aussi:

L'Injustice des Enfants

Voici un récapitulatif des documents sur le site d'Alice Miller qui nous montrent combien la "justice" peut être injuste envers les enfants, tout en croyant prendre ces décisions pour le bien de l'enfant, évidemment, alors que c'est comme d'habitude pour exploiter l'enfant aux besoins notamment de contacts des parents: