mercredi 11 août 2010

J'apprécie Votre Travail et vos Livres

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "I appreciate your work and books".

"Merci beaucoup pour votre lettre importante et perspicace. Malheureusement, je ne peux pas faire plus que vous recommander mes articles et mes livres. Si vous prenez le temps de les lire cela va plus vous aider que de voyager en suisse. Le rejet de l'enfant, le manque de compréhension pour leur sentiments ne diffère pas d'un pays à l'autre. Vous trouverez le même ignorance tout autour du monde. Parce que la plupart des gens nient leur propre souffrance endurée dans l'enfance ils maltraitent leurs enfants et appellent cela éducation"

Version Originale:AM: Thank you very much for your important and insightful letter. Unfortunately, I can't do more than recommending you my articles and my books. If you take time to read them this would help you more then ttraveling to Switzerland. The rejection of children, the lack of understanding for their feelings do not differ from one country to the other. You will find the same ignorance all over the world. Because most people deny their own suffering endured in childhood they mistreat their children and call this education.

Question Basée sur le Chapitre 12 de "Notre Corps ne Ment Jamais"

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "question based on chapter 12 of The Body Never Lies".

"La façon de ces femmes montrent l'abus enduré est en retournant la rage contre elles mêmes (en devenant prostitué par exemple) ou contre leurs enfants en insistant sur le fait qu'ils ont besoin de violentes punitions pour devenir des gens décents."
"Version Originale:
AM: The way in which women often display the endured abuse is by returning the rage against themselves (become prostitutes for instance) or against their babies by insisting that they need violent punishments to become decent people."

Nourrir l'Estime de Soi

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Nurturing self-esteem".

"Pour ouvrir les yeux des autres nous devons déjà ouvrir les notres, en explorant émotionnellement l'atmosphère de notre enfance et en reconnaissant ces effets sur notre vie adulte. Une fois que nous avons fait ce travail émotionnel difficile plein d'idée vont venir sur ce que nous voulons faire actuellement"
"Version Originale:AM: To open the eyes of others we must first open our owns, by exploring emotionally the atmosphere of our childhood and acknowledging its effects on our adult life. Once we have done this difficult emotional work plenty of ideas will come up of what we actually want to do"
.

La Profession de Conseiller et les Châtiments Corporels

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "The Counselling Profession and Corporal Punishment".

"Merci pour votre lettre pleine de sens. Vous me demandez des idées. Tout ce que vous avez écrit ici à un sens pour moi, j'ai fais la même expérience que vous, et je me demande ce qui peut être fait pour informer les gens, spécialement les conseillers à propos des effets destructeurs des châtiments corporels, tellement niés à travers le monde. Si vous avez lu "Libres de Savoir", vous savez que j'explique cet aveuglement universel par les barrières dans l'esprit qui étaient nécessaires dans la petite enfance. Dans ma nouvelle introduction à ce site, j'essaie de le dire plus simplement. Mais je dois réaliser que l'effet le plus actif d'avoir été battu est actuellement la peur de l'enfant battu qui reste avec nous notre vie entière et nous impose de nier la vérité. Les thérapeutes ne sont pas des exceptions. Il est évident que vous avez le courage de voir et de sentir ce qui vous est arrivé et peut être pouvez vous préparer le livre que vous avez suggéré. Ecrivez nous s'il vous plait comment vous voulez présenter la connaissance que vous avec acquise. Peut être pouvez vous écrire à différents conseillers et leur envoyer un questionnaire à propos de leurs opinions sur leur enfance. Alors vous pourriez les publier sans les noms, bien sûr, pour montrer comment l'esprit de la pédagogie empoisonnée reste encore non détectée dans ces réponses. Comme la grande majorité pense de la même façon, vous devrez écrire un commentaire. Vous pouvez utiliser ma FAQ sur ce site (page "articles") comme inspiration pour votre questionnaire si vous voulez. Comment vous sentez vous avec mes suggestions ?"

Version Originale:
"AM: Thank you for your thoughtful letter. You ask for some ideas. Everything you have written here makes much sense to me, I made the same experience as you did, and I wonder what can be done to inform people, especially counselors about the destructive effects of corporal punishment, so widely denied all over the world. If you read "the truth will set you free" you will know that I explain this universal blindness by the barriers in the mind we required in early childhood. In my new entry to this site I try to say it more simply. But I must realize that the most active effect of being beaten is actually the fear of the beaten child that in most cases stays with us our whole lives and forces us to deny the truth. Therapists are no exceptions. Obviously you have the courage to see and feel what happened to you and maybe you can prepare such a book you have suggested here. Write us please how you would like to present the knowledge you have gained. Perhaps you can write to many different counselors and send them a questionnaire about their opinions on their childhood. Then you could publish them without names, of course, to show how the spirit of the poisonous pedagogy stays still undetected in these answers. As the big majority thinks in the same way, you would need to write a comment. You can use my FAQ list on this website (page "articles") as inspiration for your questionnaire if you want to. How do you feel about my suggestions?"

Punitions Corporelles et Sexe

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Corporal Punishment and Gender".

"Je pense que si nous avons soufferts de punitions corporelles (qui n'en a pas souffert ?), nous serons souvent interpellés par toutes sorte de non sens que les gens vous nous dire. Qui peut prouver "scientifiquement" quel genre est plus ou moins battu ? Ce qui est arrivé (ou arrive toujours ?) dans les écoles publiques britanniques n'est plus un secret, j'espère. Ce qui arrive ou petits garçons et aux petites filles dans leur propre maison avant qu'ils aillent à l'école doit toujours être découvert."

"Version Originale:
AM: I think that if we have suffered corporal punishment (and who did not?), we will be often triggered by any kind of nonsense people will tell us about. Who can prove "scientifically" which gender is more beaten? What has happened (or still happens?) in British public schools is no longer a secret, I hope. What happens to small boys and girls in their own homes before they go to school must still be discovered."

Haine Inconsciente

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Unconscious hatred".

"Je pense que les premières années de sa vie ont données à Schiller la sensibilité dont il avait besoin pour devenir conscient de la stupidité et de la cruauté d'un comportement autoritaire. Il a décrit cette attitude dans ces drames encore et encore. La plupart des gens qui ne connaissent rien d'autre ne le voit pas; pour eux ce comportement est normal. Dans certains cas exceptionnel, si l'amour et l'honnêteté ont été connues dans la petite enfance, la cruauté peut plus tard être reconnue. Ce fut le cas de Schiller, il détestait la cruauté, l'hypocrisie, la perversion mais était incapable de haïr consciemment son propre père. La haine inconsciente à offensé son corps; il a souffert de terribles douleurs et a déjà du mourir à 46 ans."

Version Originale:
"AM: I think that the first years of his life gave Schiller the sensibility he needed to become aware of the stupidity and cruelty of authoritarian behavior. He described this attitude in his dramas again and again. Most people who don't know anything else don't see it; for them this behavior is normal. In some exceptional cases, if love and honesty was experienced in early childhood, cruelty could later be recognized. This was the case of Schiller; he hated cruelty, hypocrisy, perversion but he was unable to consciously hate his own father. The unconscious hatred offended his body; he suffered terribly from corporal pain and had to die already as 46 years old."

Frapper n'est pas Aimer

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Hitting is not Loving".

"Vous avez raison Duncan, que frapper n'est pas aimer, l'hypothèse perverse que s'en est, je la considère comme un mensonge. Cela vient de la bible et est toujours tenu en haute estime, donc les enfants croient ce qui leur a été dit. En tant qu'adultes ils disent à leurs enfants la même chose et donc nous cultivons la violence et les mensonges dans chaque nouvelle génération.
Mais je ne suis pas d'accord avec vous quand vous dites que la grand mère était aimante tout le temps sauf quand elle frappait l'enfant. C'était possible qu'elle jouait avec l'enfant d'une façon que l'un et l'autre étaient contents mais cela n'a rien à voir avec de l'amour. Quand vous aimez une personne vous vous souciez d'elle, vous ne voulez pas le frapper, le faire souffrir, l'humilier et détruire son futur. Une personne aimante ne peut pas frapper un enfant sans défense; cela est même impossible à tout personne décente de le faire. C'est seulement à l'intérieur de nos traditions perverses que de nombreuses personnes ne réalisent pas que frapper les enfants est une habitude barbare qui exclue tout sentiment d'amour.

Ce que vous avez écrit me rappelle des interprétations psychoanalytiques qui reste toujours du coté des parents et laisse l'enfant dans le patient seul et l'abandonne encore une fois. Les enfants ne peuvent pas résoudre le puzzle, ils se demandent: pourquoi la personne qui prétend m'aimer et si cruelle avec moi ? Quand votre analyste était près de la vérité ( en disant "ma grand mère ne m'aime pas actuellement") vous avez voulu lui donner un consolation. Cela est dure de réaliser que nous n'étions pas aimés du tout mais c'est seulement la vérité qui aide vraiment."

Version Originale:
"AM: You are right, Duncan, that hitting is not loving; the perverse assumption that it is, I consider as a lie. It comes from the bible and is still held in high esteem, so that children believe what they have been told. As adults they tell their children the same and so we cultivate violence and lies in every new generation. But I don't agree with you when you say that the grandmother WAS LOVING in all the moments when she was not hitting the child. It is possible that she was able to play with the child in a way that both of them enjoyed but this has nothing to do with love. When you love a person you care about him, you don't want to damage him, to make him suffer, to humiliate him, to destroy his future. A loving person CAN'T hit a defenseless child; it is even impossible to any decent person to do it. Only in our perverse tradition many don't realize that hitting children is a barbaric habit that excludes every feeling of love.

What you were writing reminds me of psychoanalytical interpretations that stay always on the side of the parents and leave the child in the patient alone and abandon him all over again. Children can't resolve the puzzle, they ask themselves: why is the person who pretends to love me so cruel with me? When your analyst was already close to the truth (by saying: my grandmother actually didn't love me), you wanted to give him a consolation. It is hard to realize that we were not loved at all but it is only the truth that is really helpful."