jeudi 24 février 2011

Il Serait Intéressant de Savoir

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "It would be interesting to know".


"Je peux comprendre pourquoi vous questionnez ma déclaration, et je suis d'accord avec vous que ce serait mieux si nous pouvions apprendre à sentir et à comprendre la tragédie de notre enfance plus tôt, au moins avant d'avoir des enfants. Mais la plupart des jeunes sont toujours dépendants de leurs parents, aussi financièrement et ils sont moins motivés de se confronter à eux. Ils peuvent souffrir de mensonges, mais ils espèrent généralement que tout sera ok une fois qu'ils auront leur propre famille, un parteraire et des enfants. La prise de conscience que les illusions de fonctionnent pas - parce que leur mémoire réprimée et donc irrésolue de leur enfance cruelle est toujours dans leurs corps - vient plus tard. Alors le temps est venu ou il devient essentiel de se confronter avec notre vérité - essentielle pour notre santé, même pour notre vie, si nous ne voulons pas nous tromper en prenant des anti dépresseurs ou en choisissant des croyances (religieuse, politique ou sectaire) qui aident à garder nos illusions. Ce n'est pas un règle, bien sûr, comme vous le voyez, il y a toujours des exceptions, mais des jeunes écrivent parfois ici très enragés contre les manipulations de leurs parents, ils se sentent étouffés, mais vivent toujours avec leurs parents qui les font toujours souffrir quotidiennement et n'osent pas bouger. Dans la plupart des cas, ils sont trop effrayés de voir la vérité et de prendre leurs sentiments (eux mêmes) sérieusement. Etant enfants, ils ont du apprendre à ne jamais prendre leur sentiments aux sérieux, mais dire plutôt: "c'est ok"."


Version Originale:

"AM: I can understand well why you question my statement, and I agree with you that it would be better, if we could learn to feel and understand the tragedy of our childhood earlier, at least before we have children. But many people of a younger age are still dependent on their parents, also financially, and they are less motivated to confront them. They may suffer from lies, but they usually hope that everything will be okay once they have their own family, a partner and children. The awakening that the illusions don't work – because the repressed and thus unresolved memory of their cruel childhood is still in their body – comes later. Then the time has come when it becomes essential to confront ourselves with our truth – essential for our health, even for our life, if we don't want to fool ourselves by taking antidepressants or choosing beliefs (religious, political or sectarian) that help to maintain our illusions. This is not a rule, of course, as you see, there are still exceptions, but young people sometimes write here very enraged about the manipulations of their parents, they feel suffocated, but live still with the parents who daily make them suffer, and don't dare to move. In most cases, they are too afraid to see the truth and to take their feelings (THEMSELVES) seriously. As children, they had to learn to never take their feelings seriously, rather to say: it is okay."

Guérir du Traumatisme

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Healing the trauma".

Alice Miller conseille comme souvent de s'intéresser à l'histoire des traumatismes et de la douleur qui se répètent à l'âge adulte dans la situation présente et que contrairement à l'enfant qui était le prisonnier de ses parents et qui risquait d'être tué et de mourir si il essayait de s'échapper, on peut essayer de s'en sortir étant adulte sans devoir risquer d'être tué.

"Probablement qu'il n'y avait pas qu'un seul traumatisme, mais une longue histoire de douleur que vous ne mentionnez pas ici. Mais si vous osez sentir cette douleur, en la connaissant, vous pouvez essayer de résoudre le vieux traumatisme dans le temps présent, en répondant d'une autre façon que l'enfant agonisant, en vous défendant. Vous êtes maintenant un adulte et vous pouvez essayer sans prendre le risque de mourir. De cette façon les vieilles blessures peuvent guérir."

Version Originale:

"AM: Probably there was not one trauma, but a long history of pain that you don't mention here. But if you dare to FEEL this pain, already by knowing it, you can try to resolve the old trauma in the PRESENT time, by responding in another way than the agonized child, by defending yourself. You are now an adult and can try without taking the risk of dying. At the same time the old wounds can heal."

Confusions

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Confusing".

Réponse intéressante d'alice miller ou la citation en dehors de son contexte reproduit et répète le même schéma que la thérapie primale qui voit la nécessité pour l'enfant de crier mais ne voit pas le contexte: c'est à dire que l'enfant veut crier parce que les parents traitent l'enfant cruellement et ne pas comprendre cela mène à une cercle vicieux ou l'on s'enferme dans la répétition de la dépendance de l'enfant à ses parents au lieu de s'en libérer comme devrait le faire la thérapie.

"Généralement, je ne répond pas aux gens qui ne connaissent pas vraiment mes livres et sont embrouillés par des gens qui VEULENT les embrouiller. Mais comme vous le dites vous connaissez mes livres et voulez comprendre le sens du mot fierté, j'essaierais de répondre. Dans votre citation, le mot fierté est pris en dehors de son contexte. Vous pouvez trouver le contexte dans le Drame et lire le texte en entier vous même. Autour de 1997, j'ai entendu que certaines personnes devenaient addictées à la thérapie primale dans l'espoir de peut être se libérer d'eux mêmes de leur passé et de vider la "piscine des douleurs". Ils ont essayé de faire de leur mieux, criant et criant encore, sans aucun résultat satisfaisant. Ils ne se sentaient pas assez bons si ils ne réussissaient pas à guérir. En même temps, ils n'étaient pas capable de questionner même le comportement le plus cruel de leurs parents. Pour moi, c'était exactement la raison pour laquelle ils étaient bloqués. Je ne pense pas que vous ayez besoin de vous rappeler de chaque événement traumatique si vous sentez profondément les effets dévastateurs de la haine de votre père ou de votre mère dans votre âme. Ce n'est pas seulement par fierté, mais ça n'a pas beaucoup de sens de se maltraiter soi même. Bien sûr des flashbacks peur revenir encore et encore et vont vous aider à comprendre vos sentiments (du passé et de maintenant) si nous sommes ouverts à nos sentiments. Vous pouvez trouver mon concept de thérapie efficace dans mes récents articles sur ce site."



Version Originale:

"AM: Usually, I don't respond to people who don’t really know my books and got confused by people who WANT to confuse them. But as you say you know my books and want to understand my meaning of the word hubris, I will try to respond. In your quotation, the word hubris is taken out off context. You can find the context in the DRAMA and read the whole text on your own. Around 1997, I heard of some people who became addicted to primals in the hope to eventually liberate themselves from their past and empty the "pool of pain." They tried to do their best, they cried and cried, without any resolution. They felt not good enough if they didn't succeed in healing. At the same time they were unable to question even the cruelest behavior of their parents. To me, this was exactly the reason why they were blocked.
I do think that you don't need to recall every traumatic event if you deeply felt the devastating effect that your mother's or father's hatred for you created in your soul. It is not only a hubris, but it doesn't make much sense to mistreat oneself. Of course, flashbacks may come again and again and will help us to understand our feelings (of the past and of today) once we are open to our feelings.
You can find my concept of effective therapy in my recent articles on this website."

Livre Pour Combattre la Dépression

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Book about fighting depression".

"Je suis heureuse que vous ayez réussi à vous libérer de votre dépression en admettant l'entière vérité extrémement douloureuse d'un enfant d'un père alcoolique. C'est compréhensible que vous vouliez devenir un témoin pour les autres qui ont aussi soufferts d'abus sévères dans leur enfance. Malheureusement, je ne peux pas vous écrire de préface, mais je peux lire votre manuscrit. Mais si vous restez honnêtement avec votre vérité, si vous ne prêchez pas la vérité ou la tolérance ou la la compréhension pour la cruauté endurée, et si vous n'offrez pas le voyage dans la nébuleuse de la "spiritualité" vos lecteurs peuvent se sentir compris et supportés par un témoin éclairé en lequel ils peuvent avoir confiance."


Version Originale:

"AM: I am glad that you succeeded in liberating yourself from the depression by having admitted the whole, extremely painful truth of a child of an alcoholic father. It is understandable that you want to become a witness to others who also suffered severe abuse in their childhood. Unfortunately, I can't write you a preface, nor can I read your manuscript. But if you honestly stay with your truth, if you don't preach forgiveness, nor tolerance and understanding for endured cruelty, and if you don't offer the flight into the nebulous "spirituality," your readers may feel understood and supported by an enlightened witness whom they can trust."

Remerciements pour vos Livres en Pologne

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Thank you for your books in Poland".

"Vous pensez que c'est étrange que vous ayez ressentit un grand soulagement quand la femme vous a dit que vous avez été sexuellement abusée par votre père. Ce n'est pas étrange du tout. Votre déni ne vous permettais pas de sentir la réaction normale à l'abus: la douleur et la rage; vous ne pouviez pas comprendre leurs significations. Comme vous ne pouviez pas comprendre votre rejet anormal de votre nouveau né. Mais il vous a donné la clé: en le rejetant, vous rejetiez en fait votre père. La femme vous a donné l'information qui vous a libérée de votre doute. Le Taboo n'est pas seulement universel en Pologne; il essaie partout de rendre les victimes silencieuses. Mais certains d'entre eux commencent de réaliser qu'elles ont a payer un prix élevé pour le déni. Et ils refusent de payer si ils veulent guérir. Je vous souhaite le courage dont vous avez besoin pour rester avec votre vérité, pour rester du coté de l'enfant exploité que vous étiez - et pour sauver votre vie."

Version Originale:

"AM: You think it is strange that you felt a big relieve when the woman told you that you were sexually abused by your father. It is not at all strange. Your denial didn't allow you to feel the normal reactions to the abuse: the sorrow and the rage; you couldn't understand their meaning. Like you couldn't understand your abnormal rejection of your first newborn. But he gave you the key: by rejecting him you rejected actually your father. The woman gave you the information, which liberates you from the doubt. The taboo is not only universal in Poland; it is everywhere trying to silence the victims. But some of them, like you, begin to realize that they have to pay a high price for that denial. And they refuse to pay it if they want to heal. I wish you the courage that you need to stay with your truth, to stay on the side of the exploited little child you once were - and to save your health."

Besoin d'Aide

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Need a help. . .".

"Nous n'avons aucune liste de thérapeutes. J'espère que mes derniers articles vont vous aider à comprendre la petite fille abandonnée et torturée que vous étiez alors, qui heureusement commence à sentir. Si vous essayez de la comprendre et de l'aimer, vous pouvez encore plus l'aider que le feraient les thérapeutes traditionnels."

Version Originale:

"AM: We don't have any lists of therapists. I hope that my last articles will help you to understand the small abandoned and tortured girl you once were that now, fortunately, starts to feel. If you try to understand and to love her, you can help her more than traditional therapists can do."

Suite à votre Question

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Followup to your question".

"Vous écrivez: "Je n'ai pas demandé à mes patients si ils étaient battus dans leur enfance, principalement parce que mes patients sont toujours dans l'enfance (je suis une pédiatre cardiologue, donc mes patients sont des enfants) et les parents sont presque toujours avec leurs enfants à la visite à la clinique." Si j'étais un pédiatre, je demanderais à TOUS les parents si ils tapent leurs enfants et je leur dirais de ne jamais faire ça. Même et précisément en présence de l'enfant. Je leur dirais qu'un enfant frappé grandit dans la peur, la douleur et la rage supprimée qui peut être pour au moins la majorité exprimée par d'autres moyens qu'à travers la maladie. Pourquoi un enfant effrayé en permanence ne devrait il pas devenir malade ?"


Version Originale:

AM: You write: “I have not asked my patients if they were beaten in childhood, mostly because my patients are still in childhood (i am a pediatric cardiologist, so my patients are children), and parents almost always are with their children at the clinic visit.”If I were a pediatrician, I would ask EVERY parent whether they spank their children and tell them never to do this. Even and precisely in the presence of the child. I would tell them that a spanked child grows up in fear, pain and suppressed rage that at least for many hardly can be expressed in another way than through illness. Why should a permanently scared child NOT become ill?"