jeudi 14 janvier 2016

Les Articles du Blog


Voici la liste des articles traduits en français publiés sur ce blog, séparés des réponses aux lecteurs traduites aussi sur ce blog.

Il existe le blog http://temoignages-enfance.blogspot.fr pour lire et publier des témoignages sur l'enfance et les maltraitances que l'on y subis.

Appels aux Traducteurs :

Pour aider à traduire des documents d'Alice Miller, lisez l'article "Appels aux Traducteurs Bénévoles" pour  plus de précisions et contactez moi par email :

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Note: la liste les articles ci dessous ne sont pas présentés par ordre chronologiques de publication sur le site d'Alice miller. 

Articles Traduits en Français d'Alice Miller




Articles sur les Travaux d'Alice Miller et d'Olivier Maurel



 Articles sur les Maltraitances des Enfants :




 

Le Punitions Corporelles et les Engagements Politiques


Le Punitions Corporelles et les Engagements Politiques
par Alice Miller - Avril 2007

Article Original en Anglais:
http://nospank.net/miller31.htm

« Aussi longtemps que les enfants seront traités non pas par amour mais avec de la peur, l'humanité ne vivra pas dans la justice mais par la force. Aussi longtemps que les enfants seront gouvernés par les peurs des éducateurs et par le père fouettard, aussi longtemps l'humanité sera dominée par le club de la police, par la peur de la prison et par la panique de l'invasion par l'armée et la marine. »
- Boris Sidis, « Une lecture sur l'abus de l'instinct de peur dans l'éducation », dans le journal de Psychologie Anormale 1919.

Sous certaines circonstances, les enfants à qui l'ont a répété que le fait d'être battu et les humiliations auxquels ils ont été sujets sont pour leur bien peuvent finir par le croire toute leur vie. En conséquence, ils vont éduquer leurs enfants de la même façon, travaillant dur avec l'illusion qu'ils sont sur la bonne voie. Mais ce qui arrive à toute la rage, la douleur, la colère, de ces enfants qu'ils ont été forcés de supprimer quand ils n'étaient pas que traités cruellement par leur parents mais devant aussi en être reconnaissant ?


Soulever cette question m'a aidé à me rapprocher de la réponse à la première des questions. Je me suis demandé : Comment le mal vient il au monde ? Graduellement, la conviction à pris forme dans mon esprit que le mal est produit à chaque nouvelle génération. Les nouveaux nés sont innocents. Quelque soit les prédispositions qu'ils ont, ils ne ressentent pas le besoin ou l'urgence de détruire la vie. Ils veulent qu'on prennent soin d'eux et être protégés. Si ces besoins ne sont pas satisfait, si les enfants sont abusés à la place d'être aimés, alors ça va déterminer le parcours entier de leur vie. Les humains ressentent le désir d'être destructeurs seulement si ils ont été sujet à la cruauté au début de leur propre vie. Un enfant qui a été aimé et respecté n'aura pas de motivation de faire la guerre aux autres. Le Mal n'est pas inévitable ou intégré à la nature humaine.


Même si ces éclairages me semblaient logiques et cohérents, j'avais toujours mes doutes parce que presque personne ne semblait d'accord avec moi. Pour me prouver que les convictions étaient vraies, j'ai tourné mon attention sur la vie d'Adolf Hitler. Je pensais que si je montrais que si ce monstrueux criminel de masse avait été rendu comme ça par ses parents, ça serait la fin de l'idéologie traditionnelle que certaines personnes sont nées avec le mal. J'ai décrit l'enfance d'Hitler dans mon livre « C'est Pour Ton Bien », et beaucoup de mes lecteurs ont été attérés. Une femme m'a écrit « Si Hitler avait eu 5 enfants il aurait pu prendre sa revanche pour les tortures dont il avait été le sujet dans son enfance, alors il n'aurait probablement jamais victimisé le peuple Juif. Vous pouvez mettre sur le dos de vos enfants tout ce qui vous a fait souffrir et ne jamais être punis parce que le meutre de l'âme de vos enfants peut toujours passer pour de l'éducation parentale. » Dans « Chemins de Vie » p 158,161, j'ai recherché sur les racines dans l'enfance de Hitler :


« Nous savons qu'étant enfant Hitler a été tourmenté, humilié et moqué par son père, sans que sa mère ne soit capable de le protéger. Nous savons aussi qu'il a nié ses véritables sentiments contre son père... Sa haine est restée supprimée parce que détester son propre père était strictement prohibé (interdit), et parce que c'était dans l'intérêt de la survie de l'enfant de maintenir l'illusion d'avoir un bon père. C'est seulement sous la forme d'une déviation sur les autres que la haine était permise, alors pouvait circuler librement.


Les problèmes spécifiques d'Hitler avec les juif peuvent être retracés à la période avant sa naissance. Dans sa jeunesse, sa grand mère paternelle a été employée comme femme de menage par un marchand juif de Graz. Après son retour à la maison dans le village Autrichien de Braunau, elle a donné naissance à un fils, Alois, plus tard devenu le père d'Hitler, et à reçu comme support pour l'enfant des paiments de la famille de Graz pendant 14 ans. Cette histoire qui est décrite dans de nombreuses biographies d'Hitler, représentait un dilemme pour la famille d'Hitler. Ils avaient un intérêt à nier que la jeune femme a été abandonnée avec son enfant soit par le marchand juif ou son fils. D'un autre coté, il était impossible d'affirmer qu'un Juif voulait payer une pension si longtemps sans bonne raison. Une telle générosité de la part d'un juif aurait été inconcevable pour les habitants du petit village.


Pour Alois, la suspicion qu'il pourrait être descendant de juif était insupportable dans le contexte anti juif de l'époque dans lequel il a grandi … La seule chose qu'il pouvait faire avec impunité été de décharger sa rage contre son fils Adolf. Avec les compte rendus de sa sœur Angela, il battait son fils sans merci tous les jours. Dans un essais d'excorciser ses peur de l'enfant, son fils à entretenu l'illusion maniaque qu'il lui incombait de libérer non seulement lui même des juifs mais aussi l'allemagne et plus tard le monde entier. Jusqu'à sa mort dans le bunker, Hitler et resté la victime de ses illusions parce que tout sa vie sa peur de son père à moitié juif est restée bloquée dans son esprit inconscient.


Les juifs n'ont pas été les seules cibles de la rage et de la peur d'hitler. Il a été aussi effrayé par le comportement chaotique de sa tante schizoprenique, Johana, qui vivait dans la famille :

Etant adulte, Hitler a ordonné que chaque handicapé et personne psychotique devait être tuée, pour libérer la société allemande de son fardeau. L'allemagne semblait représenter pour lui l'innocent enfant qui devait être sauvé.

A coté de ses peurs en connexion avec son père et sa tante, il y a eu cette relation précoce avec sa mère très intimidante, qui vivait dans la peur constante des violentes explosions et coups son mari.

Ces peur irrationnelles – qu'un observateur regardant ses discours peut facilement reconnaître – sont restées non reconnues et inconscientes pour Hitler jusqu'à la fin de sa vie. Stockée dans son corps, elles l'ont constemment conduit à de nouvelles actions de destructions dans ses essais sans fin de trouver une solution.

Ceux qui prétendent qu'Hitler et ses disciples sont nés avec des gènes sadiques - et il y en a encore beaucoup qui pensent et même écrivent ce non sens - devraient être capables de réponse à la question de pourquoi des millions d'allemands sont nés avec ces gènes défectueux exactement 30 ans avant le 3eme Reich, le faisant devenir des bourreaux pour un dictateur Fou, et pourquoi les allemands de maintenant n'ont pas un tel héritage génétique. Pour moi, la seule raison pour l'holocaust à cette époque a été l'éducation brutable à laquelle les enfants allemands ont été soumis durant les premières années du 20eme Siècle. C'était une éducation calculée pour produire une obéissance aveugle. (Je l'ai documenté dans l'essai les Racines de la Haine dans mon livre « Chemin de Vie »)


Tous mes lecteurs n'ont pas été capables d'accepter cette vision d'Hitler et de comprendre que son terrible exemple démontre comment le mal vient, comment des enfants si petits, innocents peuvent devenir des bêtes féroces menaçant non seulement leur familles mais le monde entier. Il m'a été dit que beaucoup d'enfants sont battus et abusé dans l'enfance, mais ils ne deviennent pas tous des criminels de masse. J'ai pris cet argument au sérieux et investigué la question de comment des enfants peuvent survivre à ces traitement brutaux sans devenir des criminels plus tard dans leur vie.

D'après une étude de biographies, j'ai établi que ceux dans le cas ou la victime de devient pas bourreau, il y avait invariablement quelqu'un qui a montré à l'enfant de l'affection, une personne que j'appelle un témoin aidant. Les enfants avec des témoins aidants vers qui se tourner ont été capables de voir le mal qui leur a été fait et en même temps de s'identifier à la personne leur ayant montré de la gentillesse. L'écrivain Russe Fyodor Dostoyevsky est un un bon exemple, il a sans doute souffert de son père Brutal mais, sa mère lui a donné du réconfort.


Les enfants sans témoins aidant sont dans le plus grand danger de considérer les choses terribles auxquelles ils ont été soumis comme étant pour leur bien et alors faire subir aux autres le même type de traitement sans le moindre remord de conscience. Pour fait court, ils vont idéaliser cette hypocrisie. Hitler enfant à appris à la maison que les coups et les humiliations étaient bien et propre. Hitler adulte a insisté – et cru – que c'était sa mission de sauver l'allemagne en exterminant les Juifs. Les autres dictateurs ont idéalisés leurs actes de vengeance d'une façon similaire. Staline devait purger la russie des subersifs « cosmopolites » Napoléon devait établire la « Grande Nation » ; Milosevic devait faire de la Serbie une grand nation.


L'aveuglement de la société à ces mécanismes est ce qui rend toujours les guerres possible, parce que les raisons actuelles derrière ça restent dans l'ombre. Probablement que tous les historiens, au moins en Allemagne, savaient que Frédérique le Grand était humilié et tourmenté par son père , j'ai encore à trouver un travail historique qui fait les connexions entre la cruauté infligée à cet enfant sensible et plus tard le besoin compulsif du monarque de renverser autant de pays qu'il pouvait. Objectivement, ce sujet est toujours tabou.

Pour aussi longtemps qu'on a des enregistrements historiques, la meme image triste se répètent elle même. Les hommes vont à la guerre, les femmes les encouragent quand ils partent et très peu de questions sur ce qui a déclenché tout ça. Les guerres organisées pour envahir et conquérir des territoires étrangers sont présentés comme des actes d'auto défense, ou pour remplir quelques mission divine. La plupart des gens sont aveugles aux raisons véritables derrière ces « missions ». C'est seulement quand nous aurons compris d'ou vient le mal et comment nous le gardons actif dans nos enfants que nous allons cesser d'être exposé sans pouvoir à ces effets. Nous avons un long chemin à parcourir.

Dans presque la moitié des 50 Etats aux USA, les enseignants sont toujours autorisés à battre les enfants à l'école. Cette punition est donnée pour des offenses mineures, habituellement sous la forme de coups avec des lattes en bois sur les fesses donné par une personne spécialement désignée pour ça. Il y a une échelle de différents formes de punitions corporelles visant à administrer la discipline. Les élèves se tiennent dans un corridor attendant leur tour d'être chatié. Les enfants semblent considérer cette humiliation institutionnalisée comme normale. C'est seulement plus tard que leur rage refoulée va être déchargée dans ces actes d'agressions criminels. La plupart des parents tolèrent ce systeme, certaines l'endossent. Des mères et pères isolés s'y opposent sont voués à l'échec. Au Texas, d'après le site web http://www.nospank.net , c'est pas moins de 118 000 enfants qui sont punis comme ça chaque année.

La plupart des enseignants ne peuvent pas imaginer un système entièrement libre de tels punitions. Ils ont eux mêmes grandis dans une atmosphere de violence, donc ils ont appris très tôt à croire dans l'efficacité de tels mesures punitives. Ni dans leur propre enfance ni durant leur études il ne leur a été donné la possibilité de développer une sensibilité aux souffrances de l'enfant. Donc ils ont peu conscience que sur le long terme, utiliser de la force physique contre les enfants leur apprend simplement à se comporter agressivement plus tard dans la vie.


Les enfants avec un passé de violence ont appris à consacrer tout leur attention à prévenir le danger. Donc il seront difficilement capables de se concentrer sur ce qu'il leur est appris à l'école. Ils peuvent ainsi dépenser plus d'énergie à observer l'enseignant pour être préparé à la « correction » physique qu'ils ressentent comme inévitable. Si ça arrive, ça va renforcer leur point de vue. D'un autre coté, un enseignant qui comprend les peurs de ces enfants peut bouger des montagnes – à condition, encore que la réalité de l'enfant abusé ne soit jamais minimisée.


Nous retrouvons le même phénomène en politique. Aussi longtemps que nous sommes inconscients que le droit à la dignité humaine nous a été dénié dans l'enfance, ça ne sera pas facile de reconnaître ce droit à nos enfants, même si nous voulons sincérement le faire. Nous croyons souvent agir dans l'intérêt de l'enfant et nous n'arrivons pas à réaliser que nous faisons l'exact opposé, simplement parce que nous avons appris a être insensible à cet égard très tôt. Les effets de cet apprentissage sont plus fort que toutes les choses que nous pouvons apprendre plus tard.

Nous pouvons voir une illustration de ça dans la législation actuelle.

En septembre 2000, le parlement allemand à expressement refusé aux parents le droit à la correction physique. Aussi récemment qu'en 1997, ils étaient toujours autorisés à utiliser ce privilège questionnable ; il était refusé seulement à ceux qui n'étaient pas des parents du même sang et aux autres soignants. L'écrasante majorité des parlementaires allemands (80%) étaient convaincus à cette époque que dans certains cas les punitions corporelles données par les parents naturels pouvaient avoir un effet bénéfique. Cette opinion est toujours partagées par la plupart des législateurs, comme la récente décision en Angleterre le montre. L'argument persistent étaient que la force physique ne doit pas être interdite parce qu'elle prépare les enfants aux dangers de la vie et donc les aide à se protéger eux mêmes.


Mais les enfants battus n'apprennent pas à se défendre contre des criminels. Ils apprennent la peur de leurs parents, à minimiser leur propre douleur et à se sentir coupable. Etre le sujet à des attaques physiques dont ils sont incapables de se défendre instille chez les enfants un sentiment profond qu'ils ne méritent pas la protection et le respect. Ce messages faux et pernicieux et stocké dans leur corps et va influencer leur vision du monde et leur attitude envers leur propres enfants. Ils seront incapables de défendre leur droit à la dignité, incapables de reconnaître la douleur comme un signal de danger et d'agir en accord avec ça. Leur système immunitaire peut même en être affecté. Dans l'absence d'autres personnes sur lesquelles l'enfant peut prendre modèle pour son comportement, ces enfants vont voir le langage de la violence et de l'hypocrisie comme le seul moyen efficace de communiquer. Naturellement ils vont se prévaloir de se langage en grandissant parce que les adultes suppriment normalement leur sentiments d'impuissance et de détresse. C'est la véritable raison pour laquelle tellement de gens défendent l'ancien système d'éducation et scolaire. Jusqu'à maintenant seuls 17 des 191 membres de l'organisation des nations unies ont rendu la fessée des enfants illégale. Cela montre à quel point ce problème est peu reconnu dans le monde.


Au Cameroon, une organisation appelé EMIDA (Elimination de la maltraitance infantile domestique africaine) a reporté qu'il y a des évidences statistiques que 218 millions d'enfants en Afrique sont régulièrement soumis à des châtiments corporels (« correction physiques »). Quand j'ai demandé les raisons d'un niveau si élevé de maltraitances, on m'a dit qu'il y a un mythe que le cerveau fonctionne mieux quand les enfants sont battus jusqu'à ce qu'ils saignent. Ils est compréhensible que quand ils atteignent l'âge adulte, les enfants élevés dans une telle tradition vont adhérer à ce systeme pour éviter d'avoir à se confronter à leur souffrances réprimées très tôt. Mais les conséquences d'une telle répression sont trop apparentes dans les conflits sanglants entre les peuples d'Afrique. Toutes sortes de raisons sont avancées pour expliquer ces conflits , mais la plus plausible est la rage refoulée de l'enfant battu assoiffé de libération et de vengeance.


Bien que les enfants dans toutes les écoles africaines sont cruellement battus (dans un sondage d'EMIDA en 2000, seulement 20 sur plus de deux milles enfants ont répondus qu'ils n'étaient jamais battus à l'école ou à la maison), les méthodes utilisées sur les enfants sont celles qui sont d'une importance décisive. Plus tôt la violence commence, plus profondément la leçon est internalisée et moins accessible plus tard au contrôle par l'esprit conscient. Ainsi, la premiere opportunité, sous la forme d'une idéologie politique, va suffire à déclencher la cruauté bestiale cruelle dans des personnes calmes et serviles qui vivaient avec une agressions explosive supprimée (réprimée).


Pour ces actes de vengeances, la société donne une grande variété de déguisements idéologiques. racisme, anti sémitisme, fondamentalisme, fanatisme, et « nettoyage ethnique » sont seulement quelques uns d'entre eux. Beaucoup de jeunes engagés dans de telles activités croient vraiment qu'ils servent des objectifs idéalistes.


PS : Beaucoup de survivants des châtiments corporels dans l'enfance écrivent à l'email d'Alice Miller (site web) et disent à quel point ces maltraitances ont ruinées leur vies, leur estime d'eux mêmes et leurs compétences de parents. Cependant, ils se blâment toujours pour les châtiments qu'ils ont subis (parce qu'ils étaient vraiment très méchants). Ils reçoivent d'Alice Miller ou de son équipe des informations qui les aident à dépasser les effets persistants de la cruauté extrême qu'ils ont du endurés dans la partie la plus tendre de leur vie, alors ils commencent de sentir et de comprendre les souffrances du petit enfant qu'ils étaient alors, et deviennent conscients et des parents aimants.

jeudi 12 novembre 2015

Brochure "Parlons Clair sur les Claques"


Parlons clair sur les claques
http://nospank.net/parlons.htm

Illustration: Herman Wiederwohl

Alice Miller félicite l'auteur de cette brochure dans le courrier traduit sur le site : http://alice-miller.blogspot.se/2015/11/parlons-franchement-des-claques-et.html

(2004) L'ayant-droit renonce au copyright de cette publication, qu'on peut obtenir librement à www.nospank.net/parlons.pdf comme fichier de Adobe .PDF, reproduire et disséminer. Pour plus d'information sur ce sujet, visitez à www.nospank.net. Parents and Teachers Against Violence in Education est une organisation à but non lucratif de classification 501(c)(3). Adressez toute question à PTAVE, P.O. Box 1033, Alamo, CA 94507 ou par e-mail riak@nospank.net, ou téléphonez (925) 831-1661.

Parents et enseignants contre la violence dans l'éducation (PTAVE) offre Parlons clair sur les claques pour le bien des enfants de tous pays. Les idées que vous lirez dans cette plaquette ne sont pas nouvelles ni révolutionnaires. Il y a toujours eu des gens sages et sensibles dans toute culture civilisée qui ont plaidé en faveur de méthodes non-violentes de socialisation des enfants. Mais, le plus souvent, leurs sages conseils ont été ignorés ou rejetés et les conséquences ont été incalculables pour l'ensemble de l'humanité. Dans ces quelques pages, nous avons tenté d'extraire l'essentiel de leur message et de le publier une fois de plus.

Nous exprimons notre profonde gratitude à nos nombreux amis pour leur enthousiasme, leurs conseils éclairés et leur soutien généreux.

L'enfant qui gémit sous la baguette
Écrit sa vengeance au Royaume des morts.

-- William Blake (1757-1827)


Par JORDAN RIAK

Aujourd'hui, on ne trouve plus d'arguments favorables aux châtiments corporels dans la littérature scientifique. Cette opinion, partagée par les spécialistes de la santé mentale et du développement des enfants et d'autres professionnels de domaines voisins s'est développée depuis plusieurs décennies et ses origines remontent à plusieurs siècles.

Cela ne signifie pas qu'il n'y ait plus d'avocats des châtiments corporels des enfants, de même qu'il serait faux de proclamer qu'il n'y a plus d'avocats des châtiments corporels des femmes. Les deux pratiques sont répandues, et les personnes qui en frappent d'autres croient en général avoir des raisons valables.


L'effet durable sur les enfants

Certains chercheurs affirment que tout acte de violence commis par un adulte sur un enfant, quelle que soit sa durée ou sa force, laisse une cicatrice affective qui demeure toute la vie. Nous pouvons dans une certaine mesure le démontrer à partir d'une expérience personnelle. Beaucoup d'entre nous doivent admettre que les plus vivaces et les plus désagréables souvenirs d'enfance sont ceux d'avoir été frappés par nos parents. Certains trouvent le souvenir de ces faits si désagréables qu'ils prétendent qu'ils étaient sans importance et même comiques. Vous pourrez remarquer qu'ils sourient lorsqu'ils décrivent ce qu'on leur a fait. C'est la honte et non le plaisir qui les fait sourire. Comme une protection contre la souffrance présente, ils travestissent la mémoire des sentiments passés.

Dans une tentative pour nier ou minimiser les dangers de frapper, on entend beaucoup de "frappeurs" arguer que "Une claque n'a rien à voir avec la maltraitance" ou "Une petite claque sur le derrière n'a jamais fait de mal à personne". Mais ils ont tort.

Une bonne comparaison avec la fessée est le fait d'empoisonner la nourriture. Dans la plupart des cas, les victimes d'un empoisonnement s'en tirent sans mal apparent ni effet durable. Mais qui a besoin de cela? Le simple fait qu'une personne a toutes les chances d'y survivre n'est pas pour autant une preuve que l'expérience est bénéfique. Les parents informés reconnaissent que frapper leurs enfants est comme saupoudrer leur nourriture d'une substance toxique. Aucun bien ne peut en résulter et le risque est grand.

Mais certains parents demandent : "Comment pouvez-vous prétendre être un parent responsable si vous n'empoignez pas l'enfant qui est sur le point de se jeter au beau milieu de la circulation et si vous ne lui envoyez pas une bonne claque pour qu'il retienne vos avertissements sur le danger de la rue?"

En réalité, le fait d'être frappé précipite les enfants dans un état de violente confusion émotionnelle qui rend très difficile pour eux de retenir la leçon que les adultes disent essayer de lui inculquer. Donner une prétendue "bonne fessée" peut en fait aider l'adulte à donner libre cours à sa colère, mais risque d'accumuler la colère dans l'enfant. Alors que le soulagement de l'adulte est temporaire, l'effet sur l'enfant est permanent. Les coups n'enseignent pas à l'enfant que les voitures et les camions sont dangereux. Ils leur enseignent que les adultes dont ils dépendent sont dangereux.


La confiance perdue

L'enfant frappé ne peut plus regarder son père ou sa mère comme la source d'amour, de protection et de confort vitale pour le bon développement de l'enfant. Le ressentiment et la méfiance, qui résultent des coups, détruit les sentiments d'attachement de l'enfant aux adultes les plus importants dans sa jeune vie. L'enfant qui est ainsi trahi, comme l'enfant à qui est refusée nourriture appropriée, chaleur ou repos, souffre et ne peut se développer de la meilleure manière possible.

Menaces

Certains parents frappent rarement ou ne frappent pas du tout, mais profèrent constamment de terribles menaces : "Si tu ne restes pas tranquille pendant que je téléphone, je vais te coudre la bouche avec une grande aiguille," ou "Fais bien attention ou on va te couper les doigts. C'est ce qu'on fait aux enfants désobéissants qui touchent à tout." Ils trouvent facile de faire obéir les enfants de cette façon, au moins temporairement..

Au début, tant que les enfants croient aux menaces des adultes, ils obéissent par peur. Mais ils apprennent vite à ruser et à mentir pour échapper aux terribles punitions qu'ils croient qu'on leur réserve. Plus tard, lorsqu'ils découvrent que les menaces sont vides, ils en concluent que les adultes aussi sont des menteurs.

Quand la confiance entre les enfants et leurs plus proches éducateurs est ainsi entamée, la capacité des enfants à établir des relations de confiance avec les autres est aussi perturbée. Cela peut les rendre incapables de jamais entrer en coopération et en intimité avec qui que ce soit. Les gens qui ont été blessés de cette manière tendent à voir toute relation comme une négociation, comme un marché à perdre ou à gagner. Ils voient l'honnêteté et la confiance dans les autres comme une faiblesse à exploiter, exactement comme leur faiblesse a été jadis exploitée.

Force

Frapper les enfants leur apprend que l'interaction humaine est basée sur la force et que c'est la force qui fait le droit. Plus un enfant est frappé, plus grande est la probabilité que cet enfant devienne un adulte qui se conduira avec les autres non par raison et par bon exemple, mais par la force. Quel type d'homme décrivons-nous?

C'est le souteneur, le violeur, le mari violent envers sa femme. Le charlatan, le tricheur, le "con artist," le pervers, tous appartiennent à ce type d'homme. Et également les lâches et les profiteurs qui deviennent les seconds-couteaux de (ou qui se cramponnent à) ceux que nous avons énumérés.

Violences conjugales et fessées.

Dans une écrasante majorité de cas, les maris et les femmes dont le mode de relation inclut la violence sont aussi violents envers leurs enfants. De tels parents ont sûrement été battus quand ils étaient enfants et en ont vu d'autres se faire battre.

Les épouses battues qui frappent leurs enfants les élèves pour devenir batteurs et victimes exactement comme elles. Les enfants apprennent de l'exemple de leurs parents que la meilleure manière de donner libre cours à leur frustration, exprimer leur désapprobation et affirmer leur autorité, est de battre un plus petit et un plus faible que soi. Ils voient ce principe démontré toutes les fois qu'ils sont témoins des violences de leurs parents aussi bien que toutes les fois qu'ils sont les émissaires de punitions violentes.

Ils apprennent que dès qu'ils seront assez grands et assez forts, ils pourront dominer les autres en les menaçant et en les battant. Ils apprennent que se battre entre maris et femmes est une excellente chose, ainsi que pour les adultes de battre les enfants.

Quand les enfants, dont la personnalité a été formée dans une famille violente, grandissent et ont à leur tour des enfants, ils trouvent très difficile de rompre avec les comportements auxquels ils ont assisté et qu'ils ont subis. Les recettes qu'ils appliquent dans leur vie de famille sont les pauvres savoirs qu'ils ont appris de leurs parents et ls vont vraisemblablement perpétuer le cycle de violence à travers leurs propres enfants innocents.

Lorsque la fessée disparaîtra de la vie des familles, les autres formes de violence domestique disparaîtront aussi. Pas avant.

Abus sexuels et fessées

Les enfants fessés ne regardent pas leur corps comme leur propriété personnelle. La fessée les amène à accepter l'idée que les adultes ont une autorité absolue sur leur corps, y compris le droit de leur infliger la souffrance. Et les coups sur les fesses leur apprennent que même leurs zones sexuelles sont soumises au bon vouloir des adultes. L'enfant qui est soumis à une fessée le lundi sera probablement incapable de dire "Non" à un abuseur le mardi. Les gens qui abusent ou exploitent les enfants savent cela.Ils choisissent leurs victimes potentielles parmi les enfants à qui l'on a dit "Obéis ou autrement...", parce que de tels enfants sont des proies faciles.

Fessées et développement sexuel

Les coups sur les fesses peuvent provoquer chez certains enfants des sensations sexuelles immatures. Ils n'ont pas de contrôle sur ces sensations et ne comprennent pas ce qui leur arrive. La tragique conséquence pour certains de ces enfants est qu'ils établissent une relation entre la souffrance, l'humiliation et la stimulation sexuelle qui perdure tout au long de leur vie. Même s'ils peuvent se marier, avoir une vie familiale, occuper des postes de responsabilité dans la société et ne donner aucun signe apparent de trouble affectif, ils peuvent être secrètement et honteusement tourmentés par un besoin qui, dans certains cas, les pousse à recourir à des prostituées qu'ils fessent ou à qui ils demandent des fessées. L'industrie de la pornographie fait d'excellentes affaires en pourvoyant aux besoins de ces infortunés.

La science médicale a longuement reconnu et analysé avec force détails le lien entre les fessées dans l'enfance et le développement de comportements sexuels antinaturels. Ce pourrait être une raison suffisante pour ne jamais fesser un enfant.

Danger physique de frapper sur les fesses.

Le nerf le plus long du corps, le nerf sciatique est situé dans l'épaisseur des fesses. Un coup violent sur les fesses, en particulier avec un instrument comme un morceau de bois, peut provoquer un hématome dans les muscles qui entourent ce nerf, lui porter atteinte et entraîner un affaiblissement de la jambe concernée.

La très délicate extrêmité osseuse à la base de l'épine dorsale peut aussi être endommagée quand l'enfant est battu à cet endroit. Et quand on demande aux enfants de se courber en avant pour pouvoir les frapper, leurs organes sexuels peuvent être atteints. Dislocation de l'extrêmité de la colonne vertébrale et écrasement des organes sexuels à la suite de châtiments violents sont souvent constatés par les médecins hospitaliers

Certains, pour justifier la fessée, affirment que Dieu ou la Nature a conçu cette partie de l'anatomie pour la fessée. Cette croyance est absurde. Aucune partie du corps humain n'a été faite pour être traitée avec violence.

Danger physique de frapper sur les mains

La main de l'enfant est particulièrement vulnérable parce que ses ligaments, ses nerfs, ses tendons et ses vaisseaux sanguins sont tout près de la peau, sans tissu protecteur sous-jacent. Frapper les mains de jeunes enfants est spécialement dangereux pour les "plates" de croissance des os qui, s'ils sont endommagés, peuvent causer des difformités ou des déficiences de fonctionnement. Frapper la main d'un enfant peut aussi lui causer des fractures, des dislocations et de l'arthrite précoce.

Secousses

Secouer un enfant peut provoquer cécité, "whiplash", dommages au cerveau et même mort.

Fessée à la maison, performances à l'école

Beaucoup d'enseignants vous diront que les enfants qui manifestent les plus sérieux problèmes de comportement à l'école sont ceux qui sont les plus maltraités à la maison. Les enfants battus à la maison ont été conditionnés pour attendre la même sorte de traitement de la part des figures d'autorité hors de la maison. Pour ces enfants, le champ de bataille qu'est leur vie domestique tend à inclure la vie scolaire. Cela les destine à l'échec scolaire et "dropout", au conflit avec les autorités scolaires et, éventuellement, avec le système de justice criminelle.

Dans leur tendance à s'affronter à ce qu'ils voient comme un monde inconfortable et hostile, ces enfants recherchent naturellement la compagnie d'autres enfants ayant des problèmes semblables. "Mes parents et mes profs ne me comprennent pas, mes copains, si," disent-ils. Et ils ont de bonnes raisons de le croire. C'est une des raisons pour lesquelles se développent les bandes de jeunes, spécialement attirantes pour les enfants dont l'estime d'eux-mêmes a été ruinée par les fessées, "whupping, paddling, switching," les humiliations, les insultes, les menaces, les critiques incessantes, les interdictions déraisonnables et la négligence physique et affective.

Il ne faut pas s'étonner que beaucoup de jeunes garçons rejettent le monde des adultes, dans la mesure où ils croient en avoir été rejetés. Ni être surpris que ces adolescents qui, tout au long de leur enfance, ont été soumis à la violence, veuillent eux-mêmes utiliser la violence autant qu'ils en sont capables. Et, comme cela est fréquent, l'agressivité que beaucoup d'adolescents cultivent parce qu'ils la croient essentielle à leur survie, les pousse inexorablement à l'échec et à la catastrophe. Nos prisons pleines à craquer en sont la preuve.

Certains enseignants travaillent sans relâche à canaliser l'agressivité excessive de leurs éléves, chargés de violence, et de leur instiller la confiance dont de tels enfants manquent beaucoup. Mais c'est une tâche monumentale qui exige un savoir-faire spécialisé et un dévouement que tous les enseignants ne possèdent pas ou ne peuvent pas manifester longtemps. Cela demande des ressources extraordinaires dont le système des écoles publiques des Etats-Unis est dépourvu.

L'échec scolaire et la délinquance juvénile cesseraient d'être une des causes majeures d'affaiblissement de notre pays si seulement il était possible de persuader les parents et les autres éducateurs de cesser de socialiser les enfants de telle manière qu'ils les rendent associaux ou auto-destructeurs. Autrement dit, de cesser de les battre et de commencer à les élever.

Fessées, tabac, boisson et drogues

Etre frappé est une expérience dégradante et humiliante. L'enfant frappé n'enregistre pas seulement les coups, mais aussi le message qu'ils lui transmettent : "Tu es un vaurien. Je ne veux plus de toi!". Ce message influence le développement de la personnalité des enfants. Il leur inculque la haine d'eux-mêmes.

Tôt ou tard, chauque enfant est exposé à la tentation de substances qui promettent un soulagement instantané des sentiments d'indignité et de rejet. Tout le monde peut être vu ingérant des substances diverses dans le but de se sentir mieux. Il est difficile de convaincre un enfant en souffrance qu'un tel soulagement est une illusion, qu'on ne peut pas retrouver sa propre estime grâce à une substance avalée, inhalée ou injectée, et qui'on peut facilement l'ensevelir plus encore sous le poids de nouveaux problèmes.

Fessées et comportements criminels

Tout le monde connaît la liste des maladies sociales considérées comme la source des comportements violents et criminels : pauvreté, discrimination, rupture de la famille, drogue, gangs et accès facile à des armes meurtrières. Et il est clair que chaque élément de la liste ci-dessus contribue à la violence et à la criminalité.. Pourtant, un élément-clé est rarement mentionné : la fessée.

En 1940, les chercheurs Sheldon et Eleanor Glueck entreprirent leur fameuse étude sur les enfants délinquants et non délinquants. Ils découvrirent combien certaines précoces influences du milieu amène les enfants à développer des comportements antisociaux et violents. Ils montrèrent que les premiers signes de délinquance apparaissent souvent dès trois ans, longtemps avant que les enfants entrent en contact avec des influences extérieures au foyer. Les Glueck montrèrent comment l'incapacité des parents à élever leurs enfants avec calme, douceur et patience, et leur promptitude à frapper en faisait des enfants agressifs et impulsifs.

Plus sévère et plus précoce était le mauvais traitement, pire le résultat.

Les Glueck découvrirent aussi que la plus faible fréquence de comportements antisociaux est toujours le fait d'enfants qui ont été élevés depuis leur plus jeune âge dans des familles attentives, tolérantes, non-violentes et qui ne les frappaient pas.

Le message pour tous les parents qui veulent que leurs enfants ne voient jamais l'intérieur d'une cellule ou d'une prison est tout ce qu'il y a de plus simple: DONNEZ DE L'AMOUR ET EDUQUEZ SANS FRAPPER.

Fessées, racisme et haines collectives

Frapper les enfants les emplit de colère et de désirs de vengeance. Mais ces désirs ne passent presque jamais à l'acte immédiatement. Même les enfants les plus sévèrement frappés, en règle générale, ne rendront pas les coups à ceux qui les leur ont donnés. Au contraire, ils vont vraisemblablement chercher dans leur imagination sur quel supposé adversaire ils vont pouvoir se libérer en toute quiétude de leur colère. Des frères ou des soeurs plus jeunes, ou le chouchou de la famille peuvent permettre de réaliser ce projet. Les spectacles populaires peuvent aussi répondre à ce besoin.

Au fur et à mesure que les enfants grandissent et tombent sous l'influence des préjugés de leur communauté, leur colère peut être aisément canalisée sur des boucs émissaires désignés par leur milieu. Des factions politiques cultivant la haine et l'extrêmisme les accueillent à bras ouverts, leur offrant l'opportunité de transformer leurs fantasmes en réalités. A chaque génération, beaucoup plus qu'une minorité répond à cette offre. Leur comportement constitue le pire échec de la tradition de la fessée.

Fessée à l'école

Dans les pays industrialisés, les châtiments corporels à l'école ont presque disparu. Ils sont illégaux dans tous les pays européens. (En Autriche, en Croatie, à Chypre, au Danemark, en Finlande, en Italie, en Lithuanie, , en Norvège et en Suède, personne, en aucune circonstance, y compris les parents, ne peut légalement frapper un enfant). Parmi les grands pays industriellement développés, les Etats-Unis sont les plus réfractaires à toute réforme dans ce domaine. Mais, petit à petit, un nombre croissant d'Etats bannit les châtiments corporels de l¹école, et dans les Etats qui les permettent, un nombre croissant de districts scolaires ont sagement interdit cette pratique.

Pourtant, il reste beaucoup d'enseignants et d'administrateurs d'écoles qui, comme beaucoup de parents, manquent d'information à ce sujet et persistent à croire qu'il est tout à fait normal d'élever les enfants par les moyens de la violence physique et de la menace. Alors, qu'est-ce que les parents éclairés et responsables devraient faire?

Si vous saviez que le bus de ramassage scolaire a des pneus lisses et des freins défectueux, vous ne laisseriez pas votre enfant y monter et vous demanderiez aux autorités scolaires de résoudre ce problème immédiatement. Si vous appreniez que les conduits d'aération de votre école sont pollués par l'amiante, vous en retireriez votre enfant immédiatement et alerteriez les autres parents du danger.

Les punitions corporelles ne sont pas plus inoffensives. Elles sont très dangereuses et toutes les personnes sensibles de la communauté scolaire devraient lutter contre elles.

En tant que parent, vous avez le droit et l'obligation de protéger votre enfant contre tout danger connu. Informez vos autorités scolaires, locales, régionales et nationales que personne n'a votre permission, ni le droit moral, de mettre en danger votre enfant à l'école.

La fessée et le développement cérébral

Dans la première période de l'enfance, le cerveau se développe plus vite que tous les autres organes du corps. À l'âge de cinq ans, le cerveau sera arrivé à environ 90 pour cent de son poids adulte, et à sept ans, sera complètement formé. Cela fait de ces premieres années une période très délicate en ce qui concerne le développement cérébral.

Le stress associé à la douleur et à la crainte causées par la fessée peut affecter négativement le développement et le fonctionnement du cerveau d'un enfant. Et c’est précisément pendant cette période de haute malléabilité que beaucoup d'enfants sont assujettis aux punitions physiques. L'effet peut être une déviation de la croissance naturelle et saine du cerveau, dont résultent des anomalies définitives.

Selon le Dr. Martin Teicher de l'hôpital McLean à Belmont, Massachusetts : "Nous savons qu'un animal exposé au stress et à la négligence tôt dans sa vie développe son cerveau selon des connexions agencées pour l'expérience de la peur, de l'anxiété et du stress. Nous croyons que la même chose est vraie chez l’être humain." ("Child Abuse Changes the Developing Brain," Yahoo! News, le 29 décembre 2000)

Dans son article "The Neurobiology of Child Abuse," (Scientific American, mars 2002), Martin Teicher écrit : "De nouvelles topographies d'imagerie cérébrale et d'autres expériences ont montré que la maltraitance des enfants peut causer des dégâts permanents sur la structure et le fonctionnement neurologique du cerveau en train de se développer. La gravité de ce résultat suggère que l'on doit accentuer les efforts pour empêcher l'abus et la négligence concernant les enfants avant que ce mal irrévocable ne soit infligé à des millions de jeunes victimes (p. 70) . . . La société recueille ce qu'elle sème par sa manière d'éduquer les enfants (p. 75)."

Aucun parent responsable ne mettrait en péril délibérément le développement normal du cerveau d'un enfant, et pourtant c'est précisément ce que font sans le savoir les parents qui recourent à la fessée.


CE QUE DISENT LES EXPERTS (traduits de sources anglophones)

"Toute forme de punition corporelle ou de fessée est une attaque violente contre l'intégrité d'un autre être humain. L'effet demeure dans la victime pour toujours et devient une part inoubliable de sa personnalité, une frustration massive se transformant en hostilité qui cherchera à s'exprimer plus tard en actes violents contre les autres. Plus tôt nous comprenons que l'amour et la douceur sont les seules formes de comportement adaptées à l'égard des enfants, mieux ce sera. L'enfant, en particulier, apprend à devenir le type d'être humain qu'il ou elle a expérimenté. Cela devrait être pleinement compris par les éducateurs."

Ashley Montagu, anthropologiste

"Les punitions corporelles infligées aux enfants contrarient les processus d'apprentissage des enfants et leur développement social optimal en tant qu'adultes responsables. Nous croyons important, pour le personnel de santé, les eseignants et les autres catégories concernées par la santé physique et affective des enfants et des jeunes, d'adopter des méthodes alternatives pour la maîtrise du contrôle de soi et un comportement responsable chez les enfants et les adolescents."

Dr. Daniel F. Whiteside, Assistant chirurgien général, Département de la Santé et des sevrices sociaux (Administration du Président Ronald Reagan)

"Les mesures punitives, qu'elles soient administrées par la police, par les enseignants, les époux ou les parents ont des effets types bien connus : '1) évasion hors de l'éducation qui porte un nom particulier : la paresse; 2) contre-attaque, vandalisme à l'école et agressivité contre les maîtres; 3) apathie, retrait morose dans la passivité. Plus violente est la punition, plus graves les résultats."

B. F. Skinner, Ph. D., écrivain, Professeur de psychologie à Harvard

"Les punitions corporelles entraînent l'enfant à accepter et à tolérer l'agression. Elles figurent toujours, de façon marquée, parmi les sources de l'agressivité des adolescents et des adultes, spécialement dans les manifestations qui prennent une forme antisociale comme la délinquance et la criminalité."

Philip Greven, Professeur d'histoire, Rutgers Université

“J'ai toujours plaidé pour la totale abolition des punitions corporelles et je crois que la pornographie prend sa source dans notre tradition de battre les enfants.”

Gordon Moyes, D.D. Pasteur de l'Uniting Church, Superintendant de la Wesley Central Mission, Sidney, Australia

"Être élevé comme un esclave crée un tempérament d'esclave. . . Les battre, et leur infliger toutes sortes de punitions corporelles humiliantes n'est pas une discipline à employer pour l'instruction de ceux dont nous voudrions qu’ils deviennent des hommes bons, sages et honorables."  

John Locke, 1632-1704, "Some Thoughts Concerning Education," 1692
John Locke (1632-1704), “Pensees sur l'education des enfants,” 1692

"Ne te hâte pas de gronder ton élève, car cela l'abêtit et décourage sa bonne volonté à la fois., mais instruis-le avec douceur de façon à lui donner à la fois le désir de s'amender et la joie de progresser dans l'amour et l'espoir de la connaissance. Laisse le maître dire : "C'est bien!" Je vous assure qu'il n'y a pas de meilleure pierre pour aiguiser un bon esprit et encourager l'amour du savoir que la louange. A mon avis, l'amour est plus efficace que la peur, la douceur que les coups pour conduire un enfant dans la voie de la connaissance."

Roger Ascham (Tuteur de la Reine Elizabeth I), Le Maître d'école, Angleterre, publié aux environs de '1568.

"Les enfants doivent être conduits à adopter des moeurs honnêtes par le moyen des encouragements et de la raison et certainement pas par les coups et les mauvais traitements."

Plutarque, circa 46-120 A. D., "L'Education des enfants", Vol. I, Moralia, Grèce ancienne

"Quand les enfants sont battus, la souffrance ou la peur a fréquemment pour résultat le dégoût de parler et vraisemblablement, par la suite, la honte, honte qui affaiblit et paralyse l'esprit et amène l'enfant à fuir et détester la lumière. Je ne veux pas passer plus de temps sur ce sujet. Nous en savons déjà assez."

Quintilien, circa 35-95 A. D., Institutes of Oratory, Rome ancienne


QUESTIONS ET RÉPONSES

Q: Qu'est-ce que les délinquants juvéniles ont tous en commun?
R: Ils ont été élevés par des parents frappeurs.

Q: Quel était le point commun des enfances de Hitler, Staline, Pol Pot, Saddam Hussein et Charles Manson?
R: Ils ont été, enfants, impitoyablement, sévèrement et physiquement châtiés.

Q: Qu'est-ce que les prisonniers du couloir de la mort ont tous en commun?
R: Une multitude de fessées durant leur enfance.

Q: Qu'est-ce que les violeurs, les incendiaires, les terroristes, les tortionnaires, les tueurs en série, les auteurs de massacres, les auteurs de crimes sexuels, les maniaques de l'attentat à la bombe, les kidnappeurs, les snipers, les assassins, les alcooliques, les escrocs, les vandales et les "stalkers" ont en commun?
R: Une éducation violente.

Q: Quel type d'enfant est destiné à ne jamais s'associer à des malfaiteurs?
R: Celui qui est éduqué sans être battu.

Q: Que faut-il faire pour changer un gentil chiot en chien de garde vicieux?
R: Restreindre ses mouvements et le battre souvent.


COMMENT VOUS POUVEZ CHANGER LES CHOSES

Il y a des gens dans vos relations qui n'ont jamais entendu les idées exprimées dans Parlons clair sur les claques. Ne pensez-vous pas qu'il est temps qu'ils les entendent?

Vous pouvez aider à planter la graine d'une prochaine génération plus attentive, plus coopérative et moins violente en partageant cette publication avec les autres, avec vos amis, vos voisins, vos relations, les parents des amis de vos enfants, les dirigeants sociaux et religieux, les enseignants de vos enfants et vos représentants au gouvernement. Nous pensons que tout le monde devrait entendre ce message.

Nous savons que certains rejetteront nos conclusions sur la fessée. Ils refuseront d'y penser ou seront gênés ou hostiles parce que cette information les rend mal à l'aise. Cela ne doit pas nous déconcerter ni nous décourager. D'autres veulent savoir pourquoi les vieilles méthodes familières pour socialiser les enfants réussissent médiocrement. Il y a aussi ceux qui sont déjà en train d'élever leurs enfants sans violence mais qui ont besoin d'avoir l'assurance de bien faire. Votre rôle est de toucher ces gens et de leur permettre de connaître ce que vous savez à ce sujet. La meilleure manière de le faire est de mettre une copie de cette brochure entre leurs mains.

Nous croyons qu'un jour prochain l'humanité civilisée regardera avec stupéfaction et pitié l'époque où l'on croyait que battre les enfants était bon pour eux.


RESSOURCES ET LECTURE ADDITIONNELLE

Jane Bluestein. Creating Emotionally Safe Schools: A Guide for Educators and Parents. Deerfield Beach, Florida: Health Communications, Inc., 2001

Alan DeWitt Button. The Authentic Child. New York: Random House, 1969.

Marc-André Cotton, "Fessée et perversions sexuelles." Regard conscient (Février 2003). En ligne à www.regardconscient.net/archi03/0302fessee.html.

Susan Forward. Toxic Parents: Overcoming Their Hurtful Legacy and Reclaiming Your Life. New York: Bantam Books, 1989.

Ian Gibson. The English Vice. London: Duckworth, 1978.

James Gilligan. Violence: Reflections on a National Epidemic. New York: G.P. Putnam's Sons, 1996.

Thomas Gordon. Teaching Children Self-Discipline At Home and At School. New York: Ramdom House, 1989. [PTAVE strongly recommends Thomas Gordon’s Parent Effectiveness Training (P.E.T.) and Teacher Effectiveness Training (T.E.T.)]

Philip Greven. Spare the Child: The Religious Roots of Punishment and the Psychological Impact of Physical Abuse. New York: Random House, 1991.

Mitch Hall. The Plague of Violence: a preventable epidemic. Checkmate Press, www.CheckmateNow.org, 2002.

Irwin A. Hyman. Reading, Writing and the Hickory Stick: The Appalling Story of Physicaland Psychological Violence in American Schools. Boston: Lexington Books, 1990.

__________, Case Against Spanking: How to Stop Hitting and Start Raising Healthy Kids. San Francisco: Jossey-Bass Inc., 1997.

Irwin A. Hyman and Pamela A. Snook. Dangerous Schools: What We Can Do About the Physical and Emotional Abuse of Our Children. San Francisco: Jossey-Bass Publishers, 1999

Dorothy Otnow Lewis. Guilty by Reason of Insanity - A Psychiatrist Explores the Minds of Killers. New York: The Ballantine Publishing Group, 1998.

Mike A. Males. The Scapegoat Generation: America's War on Adolescents. Monroe, Maine: Common Courage Press, 1996.

Olivier Maurel, La Fessée: 100 questions-réponses sur les châtiments corporels, Tressan: éditions La Plage, 2001.

Michael J. Marshall. Why Spanking Doesn’t Work. Springville, Utah: Bonneville Books, 2002.

Miller, Alice, Libres de savoir Ouvrir les yeux sur notre propre histoire. Paris: Flammarion, 2001 / The Truth Will Set You Free : Overcoming Emotional Blindness and Finding Your True Adult Self. New York: Basic Books, 2001

__________, C'est pour ton bien: Racines de la violence dans l'éducation de l'enfant. Paris: Aubier, 1984 / For Your Own Good: Hidden Cruelty in Child Rearing and the Roots of Violence. New York: Farrar, Straus and Giroux, 1983. [PTAVE recommande l'ensemble des livres d'Alice Miller, qui sont tous disponibles en français.]

Eli H. Newberger. The Men They Will Become: The Nature and Nurture of Male Character. Cambridge: Perseus Publishing, 1999.

Jane & James Ritchie. Spare the Rod. Sydney: George Allen & Unwin, 1981.

Murray A. Straus. Beating the Devil out of Them: Corporal Punishment in American Families. New York: Free Press, 1994.

Felicity de Zulueta. From Pain to Violence: The Traumatic Roots of Destructiveness. London: Jason Aronson, Inc., 1994.

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Le site Web de PTAVE, “Project NoSpank” à www.nospank.net a été largement reconnu comme une des ressources de valeur pour les parents, les élèves, les chercheurs, les journalistes, les professionels de santé, les enseignants, les directeurs, et ceux qui font la politique d'éducation.

Parents and Teachers Against Violence in Education, P.O. Box 1033, Alamo CA 94507, U.S.A. / TEL: (925) 831-1661

"Parlons Franchement des Claques et Fessées"


Traduction de la lettre d'Alice Miller à Jordan Riak



Cher Jordan,

Merci beaucoup pour votre brochure claire, authentique, courageuse et convaincante [NDT: traduction en français de la brochure - PDF - Archive ]. Elle devrait être offerte à tous les parents immédiatement après la naissance de chacun de leur enfant. Le problème est que les mères frappent leur tout petits dès qu'ils commencent de marcher et de toucher des choses « dangereuses » , pour leur apprendre ce qu'ils ne devraient pas toucher « pour leur bien ». Dans un sondage que j'ai commandé il y a 4 ans en France, on a demandé à 100 femmes quand elles se sont senties obligées de frapper leur enfant pour la première fois. 89 pourcents d'entre elles ont répondues : quand l'enfant avait 18 mois. 11 femmes ont dit ne pas se rappeler exactement l'âge de l'enfant mais aucune n'a dit qu'elles n'avaient jamais frappées leur enfant.

Aujourd'hui, avec votre email j'ai aussi lu une interview avec Bruce D.Perry dont les recherches sur le cerveau de l'enfant que j'ai beaucoup apprécié. Mais j'ai été très surprise de son affirmation qu'heureusement seulement 20% des gens qui ont été maltraités deviennent violents plus tard dans leur vie. Je pense qu'en disant ça il a pu oublier la violence dirigée contre les enfants. Je dirais que presque tous ceux qui ont été maltraités très tôt dans l'enfance cherchent à minimiser ou même glorifier ce type de traitements. L'empathie pour la douleur de l'enfant a été tuée. Pour cette raison, la plupart des gens ne réalisent pas que frapper un enfant est EN EFFET UN ACTE DE VIOLENCE, LE PLUS HORRIBLE ET LE PLUS NIÉ QUE NOUS POUVONS IMAGINER. Nié même par des gens qui devraient le mieux le savoir.

Si vous voulez vous pouvez publier cette lettre sur votre site et vous pouvez l'envoyer au Dr Perry (sans mon adresse email).

Mes meilleurs souhaits pour la nouvelle année,

Alice

dimanche 26 juillet 2015

Né Avec de l'Espoir

Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Born with hope".


"Merci pour votre lettre, écrite manifestement depuis votre profonde expérience.Vous écrivez:

"La dépression et l'anxiété sont les conséquences de réaliser que mes rêves grandioses ne vont pas devenir réalité. Mais les sentiments d'impuissance, de dévalorisation, de culpabilité et de ne pas avoir d'espoir sont les sentiments d'un enfant abusé. Je refuse de m'en tenir à ces sentiments. Ils étaient réels, ils étaient les sentiments que n'importe quel enfant humain aurait eu étant tenu en captivité par des adultes cruels. Mais je ne vais pas les avoir maintenant, ils me tueront, et je ne vais pas les laisser faire. J'étais né avec de l'amour pour moi même et les autres et je ne vais pas l'abandonner. J'ai remarqué que les "stars" qui achèvent leur rêve de célébrités et de fortune sont souvent malheureuses, addictées à la drogue, alcooliques, etc. Le succès populaire ne conduit pas au bonheur. De combien d'exemples avons nous besoin ?"

Vous avez absolument raison, spécialement quand vous écrivez que nous sommes nés avec la capacité de nous aimer et d'avoir de l'espoir. Cette capacité à été souvent endommagée par des parents abusifs, mais nous pouvons la regagner. Je suis totalement d'accord: Le succès populaire est une illusion de bonheur, souvent payée avec notre vie et ça ne nous nourrit pas. A la place, l'amour pour l'enfant que nous étions nous donne la connaissance de qui nous sommes et de quoi nous avons actuellement vraiment besoin pour devenir assez fort pour subvenir à ces besoins. De cette façon nous maintenons l'espoir. L'auteur de la lettre que vous mentionnez ne se sentait pas à l'aise de voir ce texte publié et nous a demandé d'enlever ce courrier ce cette page. Nous devions respecter sa volonté, bien sur, et nous avons enlevé ce courrier."


Version Originale:
"AM: Thank you so much for your letter, written obviously out of your own profound experience. You write:
“The depression and anxiety are the consequences of realizing my grandiose dreams won't come true. But the feelings of powerlessness, worthlessness, guilt, and hopelessness are the feelings of an abused child.
I refuse to hold onto those feelings. They were real, those were the feelings any human child would have when held captive by cruel adults. But I won't have them now, they will kill me, and I won't let them. I was born with love for myself and others and I won't abandon it.
I've noticed that grandiose people who achieve their goals of fame and fortune are often unhappy, drug addicts, alcoholics, etc. Public success does not lead to happiness. How many examples do we need?”

You are so right, especially when you say that we are born with the ability to love ourselves and to have hope. This ability was so often damaged in us by abusing parents, but we can regain it. I fully agree: The public success is an illusion of happiness, paid often with our health, and it doesn't nurture us. Instead, the love for the tormented child we once were gives us the knowledge of who we are and what we actually, really, need so we become strong enough to fulfill these needs. In this way we maintain hope.
The author of the letter you mentioned did not feel comfortable seeing his text published and asked us to remove his letter from this page. We had to respect his wish, of course, and removed his letter."

Aidez Moi S'il Vous Plait


Traduction de la réponse d'Alice Miller au courrier "Help please".

"Vous écrivez "C'est comme si il y avait un volcan de rage à l'intérieur que j'essaie de contrôler comme ça quelqu'un sera sympathique et voudra m'aider." C'est exactement cette rage tout a fait légitime qui peut vous aider si elle est exprimée et comprise. La dépression et les attaques de paniques viennent quand vous essayez de contrôler votre rage et vos autres sentiments. Comme "le Drame" vous a tellement aidée pourquoi ne lisez vous pas les autres livres, spécialement "Notre Corps ne Ment Jamais ?". Vous avez besoin d'un thérapeute qui peut vous aider à sentir le sort du petit enfant abusé, rejeté et négligé que vous étiez. Sur ce site, sur la page "Articles", vous trouverez la liste de questions réponse qui peut vous aider à trouver le thérapeute qui n'est pas effrayé de voir comment les parents détruisent la vie de leurs enfants. Si vous pensez que vous devriez maintenant sacrifier votre vie pour vos parents parce qu'ils sont vieux, prenez la photo de vous mêmes avec la bouteille [NDT: Référence au courrier ou l'auteur dit avoir une photo d'elle avec une bouteille à la main cherchant à se nourrir pendant que sa mère la regarde] et demandez vous: "A qui aurait-je pu demander pour me donner un sein chaud ?" Ma mère est ici, me regarde et n'a pas de pitié. Elle ne m'a pas apprise à prendre soin de moi. Je vais cependant quand même apprendre à le faire. J'apprendrais grâce à mon corps, grâce à mes sentiments, même grâce à ma rage justifiée, à m'aimer."

Version originale:

"AM: You write: "It's like there's a volcano of rage inside that I am trying to control so that someone will be sympathetic and want to help me." It is exactly this fully legitimate rage that can help you if expressed and understood. The depression and panic attacks come when you try to control your rage and other feelings. Since the DRAMA helped you so much why don't you read the other books, esp. “The Body Never Lies?” You need a therapist who could help you feel the plight of the small abused, rejected and neglected child you once were. On this web, on the page "Articles," you will find the FAQ (frequent asked questions) list that could help you find a therapist who is not afraid to see how parents destroy the lives of their children. If you think you should now sacrifice your life for your parents because they are old, take the photo of yourself with the bottle and ask yourself: whom could I have asked then to give me a warm breast? My mother is here, looking at me and has no pity. She didn't teach me to care about me. I will learn to do it however. I will learn from my body, from my FEELINGS, even from my justified rage, to love ME."

Le Mot "Discipline" Concède l'Abus de Pouvoir


Réponse d'Alice Miller au Courrier "The word « discipline » conceals the abuse of power Saturday November 26, 2005":


L'auteur du courrier explique au début que "l'abus sexuel est rangé au top de ce que les gens reconnaissent comme étant un abus et que tous le monde accepte que c'est un abus. Ensuite vient l'abus physique, et alors vient la négligence et probablement l'abus émotionnel. Mais à la fin vient l'éducation [NDT: cité en allemand dans le texte en anglais]. Presque personne ne reconnait ça comme étant abusif, par conséquent souligner ce fait est d'une grande, importance, de mon point de vue."


Réponse d'Alice Miller: Je suis tout a fait d'accord avec vous, le mot "discipline" concède l'abus de pouvoir dont les adultes pensent avoir besoin envers l'enfant. A propos du lien à Epoch USA, je sais que Nadine Block se bat contre l'éducation cruelle et j'apprécie ses efforts mais je ne peux pas attendre de tout le monde qu'ils lisent mes livres et partagent mes opinions quand je décide de mettre un lien vers un site et je ne me sens pas non plus responsable de leur vocabulaire. Autrement il n'y aurait pas de liens. Je peux seulement espérer que les lecteurs sont assez libres pour faire leur propre observations comme vous l'avez fait. Merci d'avoir partagé cela avec nous et peut être pouvez vous aussi écrire à Nadine Block sur ce sujet.


I absolutely agree with you, the word « discipline » conceals the abuse of power that adults think to need towards children. As to the link to Epoch USA I know that Nadine Block fights against the cruel upbringing and I appreciate her efforts but I can’t expect from everybody to read my books and share my opinions when we decide to put a link on my website nor do I feel responsible for their vocabulary. Otherwise there would hardly be links at all. I can only hope that readers are free enough to make their own observations as you did. Thank you for having shared them with us and may be you could also write to Nadine Block on this matter.